FRANÇOIS CHASSAGNITE

CHAT-SSAGNITE (ULTIME ENREGISTREMENT)

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Nombre de CDs : 1


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FA564

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Frémeaux & Associés offre un hommage posthume à François Chassagnite et à ses nombreux admirateurs. Dernier enregistrement de Chass, ce disque produit par Philippe Maillard, rend souffle et voix à l’un des plus grands trompettistes de l’histoire du jazz français.
Benjamin Goldenstein & Patrick Frémeaux

Même si la mort, dit-on, transforme la vie en destin, loin d’être un testament, cet ultime disque s’offre comme le témoignage d’un musicien au zénith de son talent, apaisé, assagi, réconcilié avec lui-même, assuré dans son art, bien décidé à aller directement à l’essentiel et à se dévoiler tel qu’en lui-même. Un rien à côté de son époque, loin des modes et des convenances, mais pourtant toujours actuel. Parce que suprêmement lyrique irrésistiblement musicien.
Pascal Anquetil

Dessin : Siné
Production : Philippe Maillard et Francois Chassagnite
Droits audio : Frémeaux & Associés en accord avec Philippe Maillard et Julie Chassagnite
François Chassagnite FA564

chat-ssagnite
françois chassagnite











1- I Concentrate On You  7’20
(Cole Porter)
Paroles françaises : François Chassagnite
Guitare : Olivier Giraudo
2- C’est Le Printemps (It might as well be spring)  6’14
(Richard Rodgers)
Paroles françaises : Jean Sablon
Guitare : Michel Perez
3- Zingaro (Portrait in black and White) 6’23
(Antonio Carlos Jobim)
Guitare : Jean-Paul Florens
4- Never Let Me Go 7’23
(Jay Livingston - Raymond B. Evans)
Guitare : Jean-Paul Florens
5- Sleeping Dancer Sleep On  5’56
(Wayne Shorter)
Guitare : Michel Perez
6- A Felicidade  5’30
(Antonio Carlos Jobim)
Guitare : Olivier Giraudo
7- I Remember Clifford 6’36
(Benny Golson - Jon Hendricks)
Guitare : Olivier Giraudo
8- O Grande Amor  6’58
(Antonio Carlos Jobim)
Guitare : Michel Perez
9- Everything Happens To Me  7’16
(Matt Dennis - Thomas Adair)
Guitare : Jean-Paul Florens
10- Star Eyes  4’13
(Gene De Paul, Don Raye)
Guitare : Jean-Paul Florens
11- Like Someone In Love 5:35
(Jimmy Van Heusen - Johnny Burke)
Guitare : Michel Perez
12- Beautiful Love 4:25
(Wayne King, Egbert Van Alstyne, Victor Young)
Trompette : Philippe Maillard
Tp «?Harmon Mute?» : François Chassagnite
Guitare : Olivier Giraudo

Enregistré les 24, 25 et 26 juin 2010 par Frédéric BETIN, Studio 26, Antibes, France
Mixé et masterisé par Laurent SIBONI
Produit par Philippe MAILLARD
Dessin de couverture : SINÉ
Texte : Pascal ANQUETIL, traduction anglaise Laura JONES
Photos : Philippe MAILLARD
Musiciens :
Trompette et chant : François CHASSAGNITE
Batterie : Jean-Pierre ARNAUD
Contrebasse : Sylvain ROMANO
Guitares : Michel PEREZ (2, 5, 8, 11),
Jean-Paul FLORENS (3, 4, 9, 10),
Olivier GIRAUDO (1, 6, 7, 12)
Trompette : Philippe MAILLARD (12)


Chat-ssagnite (ultime enregistrement) par Pascal Anquetil
Il m’est difficile d’écrire sur ce disque. Tout simplement parce qu’il est posthume. François Chassagnite comptait parmi mes rares vrais amis dans le monde des musiciens de jazz français que je fréquente depuis déjà près de 30 ans. Pourquoi lui ? Parce qu’il était vrai, vif, direct, tendre, généreux, chaleureux, violent, fidèle, drôle, fragile, fort, emporté, inquiet, doux, tourmenté. Bref, totalement jazzman. Il y a quelques mois il m’avait appelé au téléphone pour me parler de sa dernière aventure phonographique. Comme beaucoup de musiciens, il était à la recherche d’un label. Cet album, le voici. Même si la mort, dit-on, transforme la vie en destin, loin d’être un testament, cet ultime disque s’offre comme le témoignage d’un musicien au zénith de son talent, apaisé, assagi, réconcilié avec lui-même, assuré dans son art, bien décidé à aller directement à l’essentiel et à se dévoiler tel qu’en lui-même. Un rien à côté de son époque, loin des modes et des convenances, mais pourtant toujours actuel. Parce que suprêmement lyrique, irrésistiblement musicien.

«?La trompette est l’instrument où l’alchimie du chant et de la percussion doit se réaliser?» avait-il dit. Le rythme, d’abord. On sait les rapports passionnels, conflictuels, que tout trompettiste entretient avec son batteur. Parce qu’il a le besoin essentiel, pour s’exprimer librement, d’établir une interaction permanente et stimulante. Ici, avec son fidèle complice Jean-Pierre Arnaud, Chass peut se livrer en toute sécurité et douceur. Comme avec ses trois guitaristes, le maître (trop méconnu !) Michel Perez, le Marseillais Jean-Paul Florens et Olivier Giraudo, jeune musicien niçois dont Chass ne cessait de dire le plus grand bien. Il était loin d’avoir tort !

Sur six titres sur douze, Chass chante. Avec naturel, clarté et sincérité, en français comme en anglais. Cela ne pourra surprendre que ceux qui ignorent que nombreux sont les trompettistes qui aiment à chanter. D’Armstrong à Chet en passant par Roy Eldridge, Dizzy Gillespie et Clark Terry, les exemples foisonnent. Ce n’est pas un hasard, vu le caractère très «?vocal?» de la trompette. De son modèle Chet Baker, Chass a choisi la même voix blanche, mais moins lointaine, plus présente et directe, comme s’il nous parlait, avec, en plus, cette espèce de lassitude douce teintée de mélancolie inépuisable.

Dans ce disque, François ose sur deux plages chanter dans la langue de Nougaro. D’abord «?C’est le printemps?» dont la version originale «?It might as well be Spring?» est signée de Richard Rodgers, avec de délicieuses paroles de Jean Sablon. Mais surtout «?I Concentrate on you?» de Cole Porter, standard absolu pour lequel il a écrit de sa propre plume de merveilleuses paroles originales : «?Lorsque le ciel me semble gris et qu’arrivent les ennuis, quand le mauvais vent d’hiver siffle tout bas, j’ouvre mon cœur pour toi…?»

Et puis il y a l’essentiel : le trompettiste qui sait comme ses maîtres (Miles, Chet, Art Farmer et les autres) sertir, sans tapage ni esbroufe, chacune de ses notes comme de l’or dans du velours. Sur chaque morceau, il s’affirme comme un ciseleur de phrases calmes et fines, essorées de tout bavardage, toujours construites avec un sens parfait de l’économie et de la retenue.
A l’écoute d’un tel beau, personnel, émouvant et malheureusement dernier disque, une phrase d’Oscar Wilde s’impose : «?La musique nous crée un passé que nous ignorions et éveille en nous des chagrins qui avaient été dissimulés à nos larmes.?»
Pascal Anquetil, 25/08/2011
© Frémeaux & Associés

Chat-ssagnite (the last recording), by Pascal Anquetil
It isn’t easy for me to write about this album. Quite simply because it is posthumous. François Chassagnite was one of my few true friends from the world of French jazz music that I have been a part of for almost 30 years. Why? Because he was honest, quick-witted, alert, warm-hearted, vehement, loyal, gentle, funny, vulnerable, strong, tempestuous, anxious, tormented. In short, he was a true jazz man. A few months ago, he called me to tell me about his latest recording adventure. Just like so many musicians, he was looking for a label. This album is the result of that adventure. Even if, as the saying goes, death transforms life into destiny, this ultimate album - far from being a testimony - bears the hallmark of a musician at the height of his artistic talent. Calmer, wiser, finally at peace with himself, confident in his ability, determined to focus on what is essential and reveal himself as he was. Slightly out of “sync” with today’s world, unfettered by the tides of fashion and conventions, he was nevertheless resolutely “of the moment”. He was supremely lyrical and irresistibly musical.

François used to say that “The trumpet is the instrument that best represents the alchemy of song and percussion”. Rhythm first. Trumpeters have a passionate and confrontational relationship with their drummers because - in order to express themselves freely - they have to establish a continuous and
stimulating interaction with them. Here, with his faithful accomplice, Jean-Pierre Arnaud, Chass was able to give vent in all security. And the same goes for his three guitarists, the master (and not yet
sufficiently renowned) Michel Perez, Jean-Paul Florens from Marseilles and Olivier Giraudo, a young musician from Nice, whose emerging talent Chass constantly admired... and he was right.
Chass sings on six out of a total of 12 pieces. He sings naturally, clearly and sincerely, in French and in English. Many trumpeters love to sing. From Armstrong to Chet and not forgetting Roy Eldridge, Dizzy Gillespie and Clark Terry to name but a few. This is hardly surprising given the highly vocal nature of the trumpet. Inspired by his model Chet Baker, Chass has chosen the same “white voice” but less distant, more present as though he were addressing us directly - a tone imbued with a kind of gentle listlessness tainted with melancholy.

In this album, Francois has dared to sing in the language of Claude Nougaro*. Firstly “C’est le Printemps”, the original version of which “It might as well be spring” was written by Richard Rodgers and the wonderful lyrics by Jean Sablon. And then “I concentrate on you” by Cole Porter, one of the great classics for which François wrote the following words “lorsque ..... (When the sky turns grey and sadness overcomes me, when the wild winter wind whistles so low, I open my heart to you)” And finally, there’s the essence of this album, the trumpeter, who - like his masters (Miles, Chet, Art Farmer and others) - delivers each note, without show or fanfaronade, as if it were gold on velvet. In each piece, he asserts himself like a craftsman, with serenity and finesse, and a perfect sense of restraint. Listening to such a beautiful, personal, moving, and, tragically, final album, these words by Oscar Wilde spring to mind: “Music creates for one a past of which one has been ignorant, and fills one with a sense of sorrow that have been hidden from one’s tears”.
*(French singer inspired by jazz music)
Pascal Anquetil,
English translation : Laura Jones
© Frémeaux & Associés

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FRANÇOIS CHASSAGNITE CHANTE, PAR VIRGINIE TEYCHENÉ

"Il est vrai qu'il chante comme il parle, d'une manière "directe", pas très académique; il m’impressionne, parce que, quoi que n'étant pas chanteur à l'origine, il parvient à chanter des mélodies difficiles, avec un assez large ambitus.  Il ne se souciait pas vraiment que ce soit "joli", il voulait la musique et les mots de la  chanson; il était très content de pouvoir enregistrer "Never let me go", qui était, disait-il, un de ses morceaux préférés. Débarrassée des problèmes d'égo, sa voix chantée est, pour moi, confondante de sincérité. Beaucoup de chanteurs (dont je suis) donneraient cher pour ça, et y aspirent de tout leur être: la voix en accès direct avec ce que l'on est au moment où l'on chante, comme si l'on venait de découvrir à l'instant, de comprendre pour la première fois, le sens, la profondeur de ce que l'on chante, texte et musique. L'interprétation comme une révélation, une apparition, presque un miracle. Comme Abbey Lincoln ou Billie Holiday. Certes cela ne sonne pas comme un chant très léché, très maîtrisé, ce qui lui donne un aspect rugueux, un peu "artisanal", mais tellement authentique; pas de triche. François observait les chanteurs avec lesquels il jouait, et leur demandait des conseils, des renseignements. Il ne manquait jamais une occasion d'apprendre, il cheminait sans cesse, infatigable, voulant, comme il le disait souvent, "faire des progrès"; sans cesse en éveil et curieux, présent à ce qu'il faisait."
Virginie Teychené

Virginie Teychené est une chanteuse de Jazz française. François Chassagnite se joignait souvent à son quartet et avait participé à l'enregistrement de son dernier disque, « I feel so good » (2010)


CD CHAT-SSAGNITE, FRANCOIS CHASSAGNITE © Frémeaux & Associés 2012 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 I concentrate on you - François Chassagnite07'22
02 C'est le printemps (it might as well be spring) - François Chassagnite06'16
03 Zingaro (portrait in black and white) - François Chassagnite06'25
04 Never let me go - François Chassagnite07'25
05 Sleeping dancer sleep on - François Chassagnite05'58
06 A felicidade - François Chassagnite05'32
07 I remember Clifford - François Chassagnite06'38
08 O grande amor - François Chassagnite07'00
09 Everything happens to me - François Chassagnite07'18
10 Star eyes - François Chassagnite04'15
11 Like someone in love - François Chassagnite05'37
12 Beautiful love - François Chassagnite04'25
« Un mélange de sobriété et de sincérité inouï » par Jazzmagazine-Jazzman

« L’album des adieux pour François Chassagnite. Il l’enregistra un peu moins d’un an avant de mourir sans avoir le temps de trouver un label… mais trouver un label aujourd’hui, ça peut prendre toute une vie. Parlons d’abord de la trompette. J’y retrouve la plénitude du son et cette fragilité qui parfois pouvait trahir « Chass » mais qu’il tient sous son contrôle tout au long de ce disque comme une espèce de pédale d’expression dont il jouerait pour nous faire craquer. La métaphore est pourtant bien malvenue tant son élocution est franche, et c’est finalement cette sincérité qui nous saisit, avec une touche dominante, à mi-chemin entre Chet Baker et Art Farmer. Hormis trois compositions de Tom Jobim, le disque fait honneur au répertoire nord-américain dont François Chassagnite avait choisi de chanter les exposés sur 6 morceaux. Quelques jours avant sa mort, il m’avait envoyé une maquette et me demandait mon avis sur sa voix. Je m’étais permis de lui dire que sa trompette était trop précieuse pour que sa voix s’autorise à nous la voler. Oh, c’était loin d’être un mauvais chanteur ! Mais le placement de sa voix me laissait perplexe et j’y voyais plus de promesses que d’aboutissement immédiat. Mon opinion reste la même, sauf peut-être sur Like someone in love dont le registre lui convient particulièrement. Mais, d’une part, ça reste une voix de musicien : une voix musicale. Et, d’autre part, c’est une voix que l’on a aimée, pour son grain et sa musicalité jusque dans la conversation, pour l’humanité qu’elle portait. Du coup, on ne se lassera plus de la réentendre chanter ses propres paroles sur I concentrate on You dans la veine de Jean Sablon (dont il reprend les paroles pour I Might as well be Spring) ou celles de Jon Hendricks pour I remember Clifford Brown avec un mélange de sobriété et de sincérité inouï. Et ses comparses ont su s’en montrer digne. »
Par Franck Bergerot – JAZZMAGAZINE-JAZZMAN




"Un trompettiste à la Bix Beiderbecke, avec un phrasé jamais prolixe gratuitement. " par On-Mag

"Le CD posthume du trompettiste François Chassagnite, décédé d’une crise cardiaque en avril dernier à l’âge de cinquante-cinq ans, est sous-titré « ultime enregistrement ». Il cherchait un label pour le publier.
C’était, comme souvent en jazz, la croix et la baleinière, comme il l’aurait dit, lui qui trouvait souvent matière à dérision même à propos de ses difficultés. On se souviendra de lui comme d’un trompettiste à la Bix Beiderbecke, avec un phrasé jamais prolixe gratuitement. Les bonnes notes seulement, comme il disait. Il joue ici en quartet (seul le dernier titre, « Beautiful Love » est en quintet, car il s’est réservé la trompette bouchée, laissant l’autre trompette à Philippe Maillard). Le batteur est Jean-Pierre Arnaud, le bassiste Sylvain Romano. La guitare est alternativement tenue par Michel Perez, Jean-Paul Florens et Olivier Giraudo. Sur quatre titres, François Chassagnite chante en anglais, d’une voix blanche, un peu à la Chet Baker (la parenté saute aux oreilles sur « Everything Happens to Me »). Sur deux autres (« I Concentrate on You » et « It Might as Well Be Spring ») il chante en français. Il est à peu près probable que cela ne fera pas les charts, mais écouter sa voix nous le fait remémorer, et c’est très touchant, car c’était un homme attachant. Et puis, il y a sa trompette…. Et là… il n’y a qu’à écouter et se taire. Adieu, cher trompettiste et ami."
par Michel BEDIN - ON-MAG




« Comme une voix d’outre l’ombre… » par SNES éducation

« La nouvelle était tombée. Un mois d’avril 2011– le 8 exactement, – meurtrier, forcément meurtrier, surtout pour un trompettiste de jazz âgé de 55 ans, François Chassagnite. Cet album, « François Chat ssagnite », il l’avait enregistré en 2010-2011 et il était, en ce mois d’avril, à la recherche d’un label. Pas évident. Il a fallut Frémeaux et associés pour nous permettre de l’entendre, une dernière fois sans doute. Siné en a dessiné la pochette et Pascal Anquetil a pris soin des notes, des notes personnelles d’un ami à un autre ami. Pour refuser l’absence. D’autant que le trompettiste s’est fait, comme beaucoup de ses prédécesseurs, chanteur. Comme une voix d’outre l’ombre pour un album qui laisse percer d’autres promesses. Il chante en français et en anglais pour redonner aux standards leur jeunesse, pour retrouver d’autres voix, celle de Clifford Brown en particulier, mort à 26 ans en juin de cette année – lointaine et proche – 1956. Il est ici en compagnie de quelques guitaristes qui comptent ou compteront, Michel Perez un peu trop ignoré, Jean-Paul Florens et le nouveau venu, niçois, Olivier Giraudo. Jean-Pierre Arnaud, batteur et Sylvain Romano, bassiste, apportent le soutien nécessaire au leader et à ses guitaristes. Philippe Maillard, trompettiste, vient prêter main forte pour le dernier thème – « Beautiful love » - pour un « chase » avec le chat ssagnite, entre trompette ouverte et trompette bouchée. Sans bouder son plaisir, il faut quand même dire que la volonté de rester dans les rythmes de Bossa Nova d’un côté et des ballades de l’autre, peut susciter de légères langueurs de la part de l’auditeur. Sans que cette sensation soit forcément désagréable. Tout dépend de son humeur du moment. Comme pour Chet Baker qui lui sert ici de point de repère. »
Par Nicolas BENIES – SNES EDUCATION




« Son chant délicat vous enveloppe, vous berce harmonieusement » par FIP

« En avril 2011 disparaissait le trompettiste et chanteur François Chassagnite. L'artiste rejoignait Chet Baker qu'il admirait et avait côtoyé (une admiration réciproque) ; en 2006 il sortait un émouvant hommage à Chet sur l'album "Jubilation, Tribute to Chet Baker". Avant de s'éteindre il cherchait une maison de disque pour son dernier album, en vain. Douze reprises sublimes de standards de Cole Porter, Antonio Carlos Jobim (3 titres), Wayne Shorter, Benny Golson, Jon Hendricks aujourd'hui enfin publiées par "Frémeaux & Associés" sous le titre "Chat-ssagnite : ultime enregistrement". En quartet ou en quintet (sur "Beautiful Love") François Chassagnite y alternait un jazz aux rythmes Bossa Nova, un doux swing ou des ballades très bakerriennes. Son jeu tout en finesse, sans démonstration inutile, reste au service de ces douces mélopées jazz. Son chant délicat vous enveloppe, vous berce harmonieusement. L'œuvre sincère d'un poète de la note bleue à (re)découvrir au plus vite. »
Par FIP





« Dernier opus élégant et pudique » par Jazz news

Discret ces dernières années, Chassagnite l’était surtout devenu car il avait quitté l’épicentre parisien du jazz en France, comptant sur des compagnons de musique de la région niçoise. Ce sont eux qui sont à ses côtés pour ce dernier opus à son image, élégant et pudique. Chassagnite aimait Chet Baker  et Art Farmer. Comme ces deux grands lyriques de la trompette, il préférait désormais la guitare pour l’accompagner, plutôt que la présence d’un piano : trois guitaristes se chargent, tour à tour, de soutenir son jeu, sans surcharge, allant à l’essentiel. A quelques reprises, Chassagnite pousse aussi la chansonnette, sans prétention, avec des inflexions qui rappellent un peu Boris Vian : un trompettiste comme lui parti trop tôt.
Par Vincent BESSIERES – Jazz news





« Un grand plaisir à déguster » par Jazz Hot

« C’est le dernier disque conçu par François Chassagnite que Frémeaux & Associés nous propose ici à titre posthume. Il est excellent. C’est une même esthétique influencée par Chet Baker dans laquelle trois bons guitaristes se succèdent dans le même style. Notre préférence va à Michel Perez (« Sleeping Dancer Sleep On ») dont le solo évoque l’équilibre d’un Kenny Burrell). François Chassagnite a sélectionné des standards et des bossas novas. Le tempo médium prédomine, ce qui offre l’espace à l’expression. Il chante de façon détendue dans six titres dont deux en français : « I concentrate On You » (paroles de Chassagnite !) et « C’est le printemps » (It Might As Well Be Spring », paroles de Jean Sablon). A la trompette, avec une sonorité qui lui est particulière, il a ici de très bons moments : « I Remember Clifford » (paroles de Jon Hendricks et excellente contribution d’Olivier Giraudo), « O Grande Amor » (malgré un problème de justesse dû à la sourdine harmon), « Like Someone in Love » (qui nous vaut aussi le seul solo de basse du disque). Dans l’introduction à « Star Eyes », les attaques de Chassagnite sont très marquées, quasi percussives. Les émissions peuvent ailleurs être voilées (introduction à « Never Let Me Go »). Dans tous les cas l’objectif est plus émotionnel qu’exhibitionniste. Dans le dernier titre, « Beautiful Love », autre réussite du disque, François Chassagnite (avec sourdine harmon) laisse l’exposé un (bon) solo et une alternative avec lui à Philippe Maillard, dont la sonorité (sans sourdine) est plus claire. A noter le passage complice trompette-guitare de François Chassagnite et Olivier Giraudo dans ce titre. Nul doute que les admirateurs de François Chassagnite vont prendre un grand plaisir à déguster ce disque. »
Par Michel LAPLACE – JAZZ HOT




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