OISEAUX DES ALPES - GUIDE SONORE


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Ce CD offre une matière sonore abondante sur les espèces typiquement alpestres, qui se sont adaptées à l’altitude et nichent à plus de 1800 mètres. Jean-C. Roché, avec l’aide des parcs nationaux des Écrins et de la Vanoise, propose de découvrir, présentées par milieux naturels, les 80 espèces typiques de l’avifaune des Alpes.
Patrick Frémeaux

Une production Sittelle (cessionnaire Frémeaux & Associés) en accord avec le Parc des Ecrins.

Droits audio : Frémeaux & Associés (Tél 01 43 74 90 24 – Fax : 01 43 65 24 22 – info@fremeaux.com) - La Librairie Sonore (Producteur initial : Sittelle ou Ceba) / Ecouter les chants d'oiseaux sur CD : Sons et ambiances naturelles des écosystèmes "
OISEAUX DES ALPES

OISEAUX DES ALPES
GUIDE SONORE / Birds of the Alps








Introduction
Ce CD “Oiseaux des Alpes” entre dans la série d’ouvrages sonores qu’édite SITTELLE sur les grands biotopes de France. Il offre une matière sonore abondante sur les espèces typiquement alpestres, qui se sont adaptées à l’altitude et nichent à plus de 1 800 mètres. Au travers des Parcs Nationaux de l’arc Alpin - Vanoise, Écrins, Mercantour - mais aussi des Réserves Naturelles ou des Arrêtés de biotope - c’est tout un tissu vivant des Alpes françaises qui est protégé. Ce disque, qui contribuera à une meilleure connaissance de l’avifaune des Alpes, est une invite à découvrir 80 espèces qui sont présentées par milieux naturels. Cette présentation est un peu arbitraire car les ”frontières” entre les milieux sont en fait progressives. Aussi, nous avons parfois introduit une espèce d’oiseau pour servir de transition entre deux d’entre-eux. À la fin du CD nous avons regroupé toutes les espèces ubiquistes, c’est-à-dire non inféodées à un seul habitat, et donc susceptibles d’être observées ou entendues dans plusieurs milieux. L’illustration de couverture est de Serge Nicolle qui a beaucoup observé et dessiné dans les Alpes. Les enregistrements sont de Jean C. Roché qui travaille en milieu alpin depuis 40 ans. Bien que la qualité technique des sons ait fait l’objet de sa plus grande attention, vous entendrez parfois en arrière-plan le bruit de fond caractéristique des torrents alpins, gonflés au printemps par la fonte des neiges. C’est un aléa inévitable de la prise de son dans la nature. Cette version des ”Oiseaux des Alpes” est le fruit d’un travail en commun entre les Éditions SITTELLE, spécialisées dans les ouvrages sonores de nature et les parcs nationaux des Écrins et de la Vanoise. Une belle façon de fêter respectivement leurs trente et vingt ans.

LES OISEAUX DES ALPES
Constitution du milieu alpin actuel
Les grandes variations climatiques du quaternaire (glaciations) ont imprimé leurs marques sur les rochers ; la végétation s’est modifiée d’elle-même et crée un paysage en perpétuel mouvement, que l’homme est venu récemment modifier à son tour. Après la glaciation, à partir des vallées, les premières pelouses se sont constituées, engendrant peu à peu un sol fertile. Derrière ces pelouses, un front d’arbustes est apparu : airelles, rhododendrons et aulnes verts sur les versants frais ; genévriers nains et bruyères sur les versants plus secs. Ces landes annoncent la forêt. Des pins à crochets et des pins cembros la colonisent, puis la forêt dense s’installe à la base des montagnes et monte à l’assaut des versants en couronnes successives. Le mélèze est le pionnier de cette colonisation, puis l’épicéa. Avec l’atlantisation du climat vient la cohorte des sapins, hêtres, noisetiers en ubac, et des pins sylvestres et chênes sur les versants plus chauds. Cette lente progression de la forêt vers les sommets paraît être stabilisée à l’échelle d’une vie humaine. En fait elle se poursuit de nos jours. Dans ces paysages en évolution s’installent les oiseaux, très sensibles à la physionomie de la végétation.

L’écoute des oiseaux en montagne
Les oiseaux se manifestent sur le plan sonore par des cris et des chants. On entend les cris toute l’année, et plus particulièrement les cris d’alarme lorsque les jeunes oisillons sortent du nid et sont soumis à la pression des prédateurs, vers la fin du printemps et le début de l’été. Les chants, par contre, s’entendent surtout au printemps, bien que certains puissent être repris en d’autres saisons. Ils sont liés à l’attraction du partenaire, au maintien des liens du couple, et au marquage et à la défense du territoire. Sur la quantité de sons émis au long d’une année, toutes espèces confondues, les chants de printemps représentent bien 80 à 90 % des émissions, et c’est pourquoi il est si intéressant de les connaître. Outre le plaisir qu’il y a à écouter les plus musicaux d’entre eux, ils constituent un moyen d’identification privilégié des espèces, à une saison où l’observation visuelle est souvent rendue difficile par le feuillage. C’est au petit matin que les chants sont les plus nombreux. À l’aube, on peut entendre les espèces nocturnes qui chantent une dernière fois et les espèces diurnes qui, en cet instant, saluent régulièrement le jour. À mesure que la température monte, les chants s’arrêtent, se poursuivant plus longtemps sur les versants frais, dans les forêts ombragées, ou par temps couvert. Quelques espèces cependant chantent en plein midi, mais elles sont peu nombreuses. Vers la fin de l’après-midi, les chants reprennent, et au crépuscule ils atteignent à nouveau leur paroxysme, alors que commencent aussi les chants nocturnes des chouettes, des hiboux et de l’engoulevent. Certains chanteurs diurnes poursuivent leurs chants en début de nuit. Par temps de pluie, de neige ou de grand vent, les oiseaux sont silencieux. La durée des chants suit également la période de la nidification : avant la ponte et pendant l’incubation, les mâles chantent beaucoup; puis, lorsque les petits sont nés, ils doivent partager avec la femelle leur nourrissage, et il ne reste plus beaucoup de temps pour chanter. En juillet, il y a une très brève période de chant à l’aube, une autre au crépuscule, mais les journées sont silencieuses, mis à part les cris d’alarme lors des attaques des prédateurs sur les jeunes. Août est le mois le plus silencieux de l’année ! En septembre, certains oiseaux se cantonnent sur leur territoire, et recommencent à chanter. Pendant les belles journées d’hiver, on peut entendre quelques espèces, comme le rougegorge.


CE CD CONTIENT :
A. FALAISES ET BARRES
?1. Gypaète barbu, Gypaetus barbatus : cris habituels (28”).
?2. Aigle royal, Aquila chrysaëtos : cris d’un M puis d’une F (35”).
?3. Faucon crécerelle, Falco tinnunculus : cris habituels et alarme près de l’aire (42”).
?4. Faucon pèlerin, Falco peregrinus : cris de parade d’un couple et alarme près de l’aire. (48”).
?5. Hibou Grand-duc, Bubo bubo : chant d’un M, puis parade d’un couple (48”).
?6. Martinet à ventre blanc, Apus melba : cris habituels (40”).
?7. Hirondelle de rochers, Hirundo rupestris : cris habituels (37”).
?8. Tichodrome échelette, Tichodroma muraria : cris de parade d’un couple près du nid (36”).
?9. Chocard à bec jaune, Phyrrhocotax graculus : cris d’une petite troupe, puis d’une grande (47”).
10. Crave à bec rouge, Phyrrhocorax pyrrhocorax : cris d’une petite colonie (33”).
11. Grand Corbeau, Corvus corax : cris d’un couple près de son aire (54”).
Transition : 12. Merle de roche, Monticola saxitilis : chant d’un M en vol (52”).

B. ÉBOULIS
13. Perdrix bartavelle, Alectoris graeca : chant d’un couple (45”).
14. Hybride Perdrix bartavelle x Perdrix rouge : 2 chants différents d’un M (54”). Al­ectoris graeca x Alectoris rufa
15. Engoulevent d’Europe, Caprimulgus europaeus : claquements d’ailes au vol et chant d’un M (44”).
16. Alouette lulu, Lulllula arborea : chant d’un M en vol (1’05”).
17. Rougequeue noir, Phoenicurus ochruros : chant d’un M (38”).
18. Pie-grièche écorcheur, Lanius collurio : cris habituels et chant d’un M (51”).
19. Linotte mélodieuse, Cardluelis cannabina : chant d’un M (53”).
20. Bruant fou, Emberiza cia : chant d’un M (35”).
Transition : 21. Circaète Jean-Le-Blanc, Circaetus gallicus : cris de parade d’un couple en vol (36”).
22. Bruant ortolan, Emberiza hortulana : chant d’un M (35”).

C. CULTURES ET PRÉS
23. Alouette des champs, Alauda arvensis : chant d’un M en vol (1’25”).
24. Traquet tarier, Saxicola rubetra : chant d’un M (59”).

D. PELOUSES
25. Lagopède alpin, Lagopus mutus : cris et chant d’un M (32”).
26. Pipit spioncelle, Anthus spinoletta : chant d’un M en vol (43”).
27. Accenteur alpin, Prunella collaris : cris en vol et chant d’un M (44”).
28. Traquet motteux, Œnanthe œnanthe : cris et chant d’un M (59”).
29. Niverolle, Montifringilla nivalis : cris, alarme et chant d’un M (1’02”).

E. RUISSEAUX ET TORRENTS
30. Chevalier guignette, Actitis hypoleucos : cris et chant d’un M (32”).
31. Bergeronnette des ruisseaux, Motacilla cinerea : cris habituels et chant d’un M (30”).
32. Cincle plongeur, Cinclus cinclus : cris de vol et chant d’un M (45”).

F. FORÊTS D’UBAC
33. Bondrée apivore, Pernis apivorus : cris habituels en vol (38”).
34. Autour des palombes, Accipiter gentilis : cris d’adultes puis de jeunes à l’aire (44”).
35. Grand Tétras, Tetrao urogallus : chant de parade d’un M (1’13”).
36. Gélinotte des bois, Bonasia bonasia : chant d’un M (38”).
37. Bécasse des bois, Scolopax rusticola : chant en vol (ou ”croule”) d’un M (37”).
38. Pigeon ramier, Columba palumbus : chant d’un M (47”).
39. Hibou moyen-duc, Asio otus : chant d’un M, d’une F, cris d’un jeune (1’04”).
40. Chouette de Tengmalm, Aegolius funereus : chant d’un M (56”).
41. Pic noir, Dryocopus martius : tambourinage, cris de parade et de vol, chant d’un M (1’04”).
42. Troglodyte, Troglodytes troglodytes : alarme et chant d’un M (44”).
43. Rougequeue à front blanc, Phoenicurus phoenicurus : chant d’un M (42”).
44. Grive litorne, Turdus pilaris : cris et chant d’un M (44”).
45. Grive musicienne, Turdus philomelos : chant d’un M (1’00”).
46. Pouillot de Bonelli, Phylloscopus bonelli : chant d’un M (32”).
47. Roitelet huppé, Regulus regulus : chant d’un M (44”).
48. Roitelet triple-bandeau, Regulus ignicapillus : chant d’un M (36”).
49. Mésange alpestre, Parus montanus : cris et chant d’un couple (53”).
50. Grimpereau des bois, Certhia familiaris : chant d’un M (39”).
51. Venturon montagnard, Serinus citrinella : chant d’un M (1’01”).
52. Bec croisé des sapins, Loxia curvirostra : cris d’une bande et chant de 2 M (1’04”).
53. Bouvreuil pivoine, Pyrrhula pyrrhula : chant d’un M (1’00”).
Transition : 54. Gobemouche noir, Ficedula hypoleuca : chant d’un M (45”).
55. Sizerin flammé, Carduelis flammea : cris et chant en vol de M (1’10”).

G. FORÊT D’ALTITUDE
56. Tétras lyre, Tetrao tetrix : chants et chuintements de M en parade (1’10”).
57. Chouette chevêchette, Glaucidium passerinum : chant et cris d’automne d’un M (57”).
58. Pic tridactyle, Picoïdes tridactylus : tambourinages d’un M (29”).
59. Pipit des arbres, Anthus trivialis : chant d’un M posé puis en vol (45”).
60. Accenteur mouchet, Prunella modularis : chant d’un M (34”).
61. Merle à plastron, Turdus torquatus : chant puis alarme d’un M (1’07”).
62. Rousserolle verderolle, Acrocephalus palustris : chant d’un M avec imitations (1’11”).
63. Fauvette babillarde, Sylvia curruca : chant d’un M (36”).
64. Fauvette des jardins, Sylvia borin : chant d’un M (1’07”).
65. Mésange huppée, Parus cristatus : cris et chant d’un M (44”).
66. Casse-noix moucheté, Nucifraga caryocatactes : cris habituels (34”).
67. Tarin des aulnes, Carduelis spinus : cris et chant de quelques M (1’12”).

H. ESPÈCES UBIQUISTES
68. Buse variable, Buteo buteo : cris de parade en vol d’un couple (51”).
69. Coucou, Cuculus canorus : chant d’un M (36”).
70. Chouette hulotte, Strix aluco : chant de 2 M et cris d’une F (1’17”).
71. Pic épeiche, Dendrocopos major : tambourinages et divers cris habituels (49”).
72. Rougegorge, Erithacus rubecula : chant d’un M (57”).
73. Merle noir, Turdus merula : chant et alarme d’un M (1’33”).
74. Grive draine, Turdus viscivorus : alarme et chant d’un M (1’08”).
75. Fauvette à tête noire, Sylvia atricapilla : chant d’un M (1’01”).
76. Pouillot véloce, Phylloscopus collybita : chant d’un M (51”).
77. Mésange noire, Parus ater : divers chants de M (53”).
78. Mésange charbonnière, Parus major : divers cris et chant d’un couple (1’22”).
79. Sittelle torchepot, Sitta europea : cris et chant d’un couple (1’46”).
80. Pinson des arbres, Fringilla coelebs : chant et cris d’un M (56”).

Légende: M : Mâle (Male), F : Femelle (Female)

A. LES FALAISES ET BARRES
Le minéral domine. Parfois interrompu par une vire d’herbe verte ou d’arbres aux formes tourmentées accrochés aux fissures du rocher. Des falaises verticales, surtout d’origine calcaire, aux barres, ressauts, pics grimpants vers les glaciers, c’est le monde où les écarts de température sont les plus grands entre nuit et jour.
1. GYPAETE BARBU 
Ce grand vautour se nourrissant d’os avait disparu à la fin du XIXe siècle. Réintroduit en Haute-Savoie depuis 1988, une dizaine d’individus circulent maintenant dans les Alpes.
2. AIGLE ROYAL 
Ce grand rapace symbolique de plus de 2 mètres d’envergure niche dès le mois de mars. En juillet, un aiglon s’envole, très rarement deux. Ces populations font l’objet d’un suivi dans les Parcs Nationaux : plus de 33 couples sont connus dans le Parc National des Écrins et 20 dans le Parc de la Vanoise. Se nourrissant l’été de marmottes, il peut devenir charognard l’hiver. Les conjoints sont généralement fidèles entre eux et conservent leur territoire qu’ils défendent jalousement à l’époque des amours.
3. FAUCON CRÉCERELLE 
Cet oiseau ubiquiste peut nicher de la plaine jusqu’aux falaises en altitude. Le mâle au plumage plus contrasté que la femelle, se reconnaît bien à son vol sur place en “Saint-Esprit”.
4. FAUCON PÈLERIN 
Le plus puissant et le plus rapide des faucons de nos régions. Spécialisé dans la chasse au vol, il s’attaque aux oiseaux, depuis le pinson jusqu’au pigeon. Devenu rare par l’action combinée des pesticides, des dérangements et des destructions, il préfère, pour nicher, les hautes falaises dominant les grandes vallées. Il pond très tôt au début du printemps, ses cris d’alarme sont audibles autour de l’aire tant qu’il y a des jeunes. Niche en février-mars.
5. HIBOU GRAND DUC 
Notre plus grand rapace nocturne niche plutôt dans les petites falaises. La raréfaction de ses proies en montagne l’oblige à étendre son territoire. Il niche rarement au-dessus de 2000 mètres. La multiplication des câbles aériens lui cause des dommages importants. Chante au crépuscule, de septembre à mars surtout. Niche en février-mars.
6. MARTINET À VENTRE BLANC 
Migrateur, il revient d’Afrique au mois de mai, souvent en bandes nombreuses, et choisit alors pour nicher de grandes parois calcaires avec des failles. Chasse le “plancton aérien” composé d’insectes portés par les ascendances thermiques. Il crie de jour, posé ou en vol, de mai à juillet, pendant la nidification.
7. HIRONDELLE DE ROCHERS 
Le plumage de cette hirondelle est assez uniformément beige, avec des tâches claires sur la queue
parfois difficiles à distinguer. L’hirondelle de rochers se rencontre en petits groupes dans les falaises où elle niche.
8. TICHODROME ÉCHELETTE 
Cet oiseau discret, dont le vol rappelle celui d’un papillon, recherche de préférence, pour nicher, les falaises fraîches exposées au nord. Il bâtit son nid dans une fissure du rocher. Son habitat l’expose à subir les conséquences de la varappe. Chante d’avril à juin.
9. CHOCARD À BEC JAUNE 
On l’appelle parfois à tort “choucas”. Il fréquente tous les massifs et se rassemble l’hiver en troupes de plusieurs centaines d’individus. Il niche en petites colonies dispersées. Tout noir avec ses pattes rouges et son bec jaune, il accompagne les alpinistes jusque sur les plus hauts sommets. Crie toute l’année. Niche en mai-juin.
10. CRAVE À BEC ROUGE 
Oiseau symbolique des Alpes du Sud, le Crave fréquente par couples les falaises bien exposées. Il se différencie du Chocard par son bec rouge, et se rassemble en grandes troupes en hiver, parfois associé au Chocard. Nombreux aux Écrins. En Vanoise, il est plus abondant en Maurienne qu’en Tarentaise, il crie toute l’année et niche en mai-juin.
11. GRAND CORBEAU 
Très rare voici vingt ans, le Grand Corbeau a profité du “boom” du tourisme montagnard pour se multiplier. Il vit en couples bien établis sur un territoire comportant une falaise, et il exécute parfois en vol des figures acrobatiques remarquables. Pratique parfois le “duet” : un cri double, dont le mâle exécute le début, et la femelle l’autre partie. Niche en février-mars.
Espèce de transition :
12. MERLE DE ROCHE 
Il arrive de migration au mois de mai. Il ressemble à un gros traquet, avec son dos bleu métallique et son ventre orangé. Il chante en mai et juin, période où il niche, soit posé sur un éperon rocheux, soit en vol nuptial acrobatique et rapide, très spectaculaire et parfois difficile à suivre des yeux.

B. ÉBOULIS, LANDES D’ADRET
Sous les barres s’étend le monde minéral en mouvement plus ou moins stabilisé par la végétation pionnière. Pelouses, landes et arbres s’inscrustent entre les blocs, avant garde de la reconquête végétale.
13. PERDRIX BARTAVELLE 
Son nom scientifique Alectoris graeca signifie “Perdrix grecque” et désigne son origine. En France, elle est à son extrême limite ouest de répartition. L’abandon des cultures de haute montagne en petites terrasses contribue à la diminution de ses effectifs. Semble néanmoins en augmentation depuis quelques années, tant aux Écrins qu’en Vanoise. Dès la fonte des neiges, au petit matin, les deux membres du couple chantent pour marquer leur territoire. Niche en mai-juin-juillet.
14. PERDRIX HYBRIDE BARTAVELLE x ROUGE 
Cet hybride naturel, découvert voici quelques années dans l’arrière-pays niçois, où la perdrix bartavelle et la perdrix rouge sont naturellement en contact, a un plumage intermédiaire entre les deux espèces.
15. ENGOULEVENT D’EUROPE 
Il arrive début mai et nous quitte en septembre. Il se nourrit d’insectes nocturnes qu’il capture au vol, son très large bec ouvert comme un entonnoir. Il se pose volontiers au sol où il niche, dans les landes d’adret ou les pinèdes, de mai à juillet.
16. ALOUETTE LULU 
Cette alouette sédentaire est assez discrète en hiver, mais à la belle saison elle est présente dans les
landes et les friches jusqu’à 2 000 mètres d’altitude. Son chant, émis le plus souvent en vol, parfois très haut dans le ciel, est puissant et doux à la fois. Niche de mai à juillet.
17. ROUGEQUEUE NOIR 
Il habite là où il y a des pierres : rochers, falaises, éboulis, bâtiments ou maisons. Arrivant début mars de migration, il chante perché bien en vue. Niche d’avril à juillet.
18. PIE-GRIÈCHE ÉCORCHEUR 
Elle arrive de migration fin mai ou début juin, et sa densité peut être assez forte. On l’observe fréquemment sur les fils télégraphiques ou sur les buissons épineux, et l’on peut alors voir la différence de plumage entre le mâle et la femelle : il a la tête grise avec un bandeau d’un beau noir, alors qu’elle est brune et discrète. Le mâle chante pendant la nidification, en juin et juillet.
19. LINOTTE MÉLODIEUSE 
Ce petit passereau à gorge rose est lié en plaine aux milieux humanisés : vignes, vergers. On le retrouve en altitude dans les landes, jusqu’à plus de 2 000 mètres. Sédentaire, il descend en hiver pour éviter la neige. Souvent en petites troupes, la linotte crie toute l’année. Niche d’avril à juillet.
20. BRUANT FOU 
Il aime la chaleur des versants sud mais ne craint pas de monter jusqu’à 2 300 mètres dans les Alpes du Sud. Son milieu favori consiste en éboulis et rochers, boisés ou non. Son chant est assez discret, et ne s’entend guère de loin. Niche de mai à juillet.
Espèces de transition :
21. CIRCAETE JEAN-LE-BLANC 
Cet “aigle” migrateur est spécialisé dans la chasse des serpents. Il niche sur un arbre. Le Circaète Jean-Le-Blanc se reconnaît à sa couleur blanche et son vol en “Saint-Esprit”.
22. BRUANT ORTOLAN 
Ces passereaux granivores se réunissent en hiver dans les vallées avec les autres bruants. Comme eux, ils aiment les espaces semi-ouverts. En avril-mai, ils montent en altitude pour nicher, et choisissent pour s’établir des éboulis couverts de landes, ou bien simplement des pentes fortes parsemées de quelques arbres. Leur plumage se distingue par du gris-cendré sur la tête avec une gorge et une moustache jaune vif. Nichent de mai à juillet.

C. CULTURES ET PRÉS
Rares sont les cultures et les prés de fauche d’altitude ; et pourtant, quelle richesse en insectes. Les jeunes tétras lyres et de nombreuses espèces d’oiseaux attendent le retour de l’homme-faucheur, gage d’une provende abondante.
23. ALOUETTE DES CHAMPS 
Aussi fréquente en montagne jusqu’à 2 500 mètres qu’en plaine c’est la physionomie de la végétation rase et sans arbres qui l’incite à nicher. Elle chante en longs vols circulaires et battus.
24. TRAQUET TARIER 
Dans les pelouses d’altitude aussi bien que dans les prairies, surtout humides, il dépasse rarement l’altitude de 2 200 mètres. Migrateur. Comme tous les traquets, il aime se percher sur un piquet, un gros caillou ou une graminée, et agite la queue en chantant de mai à juillet.

D. PELOUSES D’ALTITUDE
Ici, l’arbre est absent ou nain comme le Saule herbacé. Les éléments - gel, vent, froid - règnent en maître absolu l’hiver. Au cours du court été, les pelouses d’altitude s’illuminent de mille fleurs formant un tapis de couleurs.
25. LAGOPÈDE ALPIN 
Aussi appelé “Perdrix blanche” à cause de la couleur de son plumage hivernal, le Lagopède est moucheté de brun et de gris en été, il change donc de plumage deux fois par an. Le mâle a un superbe sourcil ou caroncule rouge pendant la période de reproduction, de juin à août. L’espèce niche à terre, entre 2 000 et 3 000 mètres, parfois plus haut, mais l’hiver il redescend un peu jusque vers 1 800 mètres seulement. Il se creuse un terrier sous la neige où il peut rester pendant de longues périodes, ne sortant qu’en cas de dérangement.
26. PIPIT SPIONCELLE 
Dès la fonte des neiges, le pipit rejoint ses pelouses alpines où il niche jusqu’à plus de 2 800 mètres. Il chante surtout lors de ses vols nuptiaux terminés par de longs planés. Niche en juin-juillet.
27. ACCENTEUR ALPIN 
Gris avec une bavette tachetée de brun, c’est un oiseau au vol et au chant puissants. Il affectionne les pelouses alpines où il se nourrit, mais il niche dans un trou de rocher et aime chanter sur un éperon rocheux, ou parfois en vol. En hiver, il descend dans les vallées. Niche en juin-juillet.
28. TRAQUET MOTTEUX 
Il aime les grandes zones herbeuses, avec des cailloux, rochers ou éboulis, et monte très haut en altitude, jusqu’à 3 000 mètres. Il descend de la montagne fin août, et reste en plaine jusqu’en octobre, avant son départ pour l’Afrique. À l’envol, il montre son croupion blanc, d’où son nom populaire de “cul-blanc”. C’est un oiseau élégant, rapide, qui balance toujours nerveusement sa queue. Niche de mai à juillet.
29. NIVEROLLE 
Passereau typiquement alpin, blanc et noir, il niche en juin et juillet dans une infractuosité de rocher, un chalet de berger, ou derrière des volets, jusqu’à plus de 3 000 mètres d’altitude. La Niverolle n’aime pas descendre en plaine l’hiver et forme des troupes qui exploitent les graminées dégagées par le vent.

E. RUISSEAUX OU TORRENT
Tumultueux, brassant sables et cailloux, les torrents grondent, rarement assagis, juste pour accueillir sur leurs rives quelques hôtes ailés.
30. CHEVALIER GUIGNETTE 
Ce petit échassier, au corps perpétuellement agité, arpente les rives des torrents jusqu’à 2 000 mètres environ. Ses ailes sont barrées de blanc, et son vol est entrecoupé de planés au-dessus de la surface de l’eau. En hiver, il part pour les côtes méditerranéennes ou plus loin en Afrique. Il arrive tôt, dès avril.
31. BERGERONNETTE DES RUISSEAUX 
Cette belle “lavandière” ne s’éloigne jamais de l’eau. Toujours active, elle bat régulièrement la frange des eaux de sa queue en perpétuel mouvement. Absente en hiver, elle arpente les rives de nos torrents dès le mois d’avril. Elle est en régression près des villes où les cours d’eau sont bétonnés et quelquefois couverts.
32. CINCLE PLONGEUR 
Sédentaire, ce curieux oiseau a la particularité de nager et marcher sous l’eau à la recherche de larves et d’insectes aquatiques. Il ne s’éloigne jamais du cours d’eau au bord duquel il niche à l’abri d’une pierre ou d’un rocher. En disparition certaine du fait des phénomènes de pollution et de la fréquentation humaine de plus en plus intense des milieux aquatiques.

F. FORÊTS D’UBAC
Sapins mêlés de Hêtres, parfois d’Epicéas qui dessinent des taches sombres sur les versants souvent exposés au nord. Au mois de juin, les oiseaux occupent tous les étages de cette maison végétale, du fourré de framboisier à la plus haute cime.
33. BONDRÉE APIVORE 
Dans les Alpes, les Bondrées arrivent de migration au mois de mai, se déplaçant parfois par groupes pouvant atteindre plusieurs dizaines d’individus. Fin juillet, elles feront l’inverse et se concentreront avant de partir pour l’Afrique. Strictement insectivores. Ce sont des rapaces relativement bruyants. Ils exécutent des vols festonnés accompagnés de claquement d’ailes.
34. AUTOUR DES PALOMBES 
Il vole habilement entre les arbres pour débusquer les passereaux qu’il pourchasse jusqu’en terrain découvert. Sa silhouette en vol ressemble à celle de l’Épervier, avec des ailes courtes et arrondies et une longue queue, mais il est beaucoup plus grand que celui-ci.
35. GRAND TÉTRAS 
C’est le géant de nos Tétraonidés, et il est exclusivement forestier. En Europe, la pessière (forêt d’épicéas) est son domaine, bien qu’il s’adapte parfois aux pins à crochets. Il est sensible aux dérangements touristiques et aux abattages d’arbres, qui modifient son territoire. Il est devenu rare dans les Alpes, et n’est connu ni en Vanoise, ni dans les Écrins. Il se maintient mieux ailleurs (Pyrénées, Scandinavie, Europe de l’Est). Le mâle chante de fin mars à début juillet, mais surtout en mai, parfois aussi à l’automne.
36. GÉLINOTTE DES BOIS 
Sédentaire dans les forêts d’altitude moyenne, bien exposées au Sud, la Gélinotte est très sensible aux dérangements. Elle aime les peuplements mixtes de feuillus et de résineux, hêtraie et sapinière, dans lesquels elle niche au sol. On la trouve parfois, en grandes compagnies à l’automne, jusqu’à 50 individus réunissant les petits de plusieurs nichées. Elle chante en avril-mai et parfois en octobre.
37. BÉCASSE DES BOIS 
Migratrice, la bécasse arrive fin avril et repart au mois de novembre, à l’arrivée des grands froids. Seul échassier forestier de nos régions, elle niche à terre, confiante dans son plumage homochrome, couleur d’humus et de vieilles feuilles. Le mâle chante en vol d’avril à fin juin, c’est la parade au crépuscule appelée “croule”.
38. PIGEON RAMIER 
Le ramier arrive de migration en avril et il peut monter assez haut pour nicher, dépassant parfois la barre des 1 800 mètres. Il établit son nid dans un arbre assez haut, le long du tronc, et le mâle roucoulera toute la belle saison, perché à proximité, ou fera des parades aériennes, montant vite en faisant claquer ses ailes, puis redescendant en planant.
39. HIBOU MOYEN DUC 
C’est un hibou discret, sauf au moment des amours. À l’automne, il se concentre parfois en grandes bandes, jusqu’à 2 000 mètres d’altitude, pour exploiter les pullulations locales de micromammifères, qui constituent son régime alimentaire. Il niche par couples isolés, c’est souvent un vieux nid de corvidé qui est adopté et la ponte a lieu en mars ou avril.
40. CHOUETTE DE TENGMALM 
Autre relique glaciaire, cette chouette s’est réfugiée dans la taïga nordique et dans les forêts d’altitude des Alpes au cours du dernier réchauffement du climat. Elle niche fréquemment dans les cavités creusées dans les troncs par les pics noirs. Dès février, elle chante à la nuit tombée, ou avant l’aurore. Elle niche en mai et juin.
41. PIC NOIR 
Considéré comme rare autrefois et confiné aux forêts de montagne, il est actuellement en pleine extension. Il préfère le hêtre et le sapin au mélèze, et il se conduit comme un véritable promoteur immobilier des vieux arbres : il y creuse de nombreuses cavités qui sont ensuite réutilisées par d’autres espèces (chouettes diverses, martres, mésanges ou chauves-souris). Il crie toute l’année sur son territoire, mais de mars à juillet, il tambourine longuement.
42. TROGLODYTE 
C’est un oiseau minuscule qui vit près du sol, où il prend parfois l’allure d’une souris. Aime en montagne, les forêts fraîches avec sous-bois touffus. Sédentaire, sa densité varie beaucoup d’une année à l’autre en fonction de la dureté de l’hiver. Il niche dès avril dans un nid en forme de boule.
43. ROUGEQUEUE À FRONT BLANC 
Cet oiseau migrateur dont le mâle est très coloré recherche les vieilles forêts où il pourra nicher dans une cavité naturelle ou un trou de pic. Il n’arrive qu’au début du mois de mai et repart dès la mi-juillet, lorsque les insectes constituant son alimentation deviennent plus rares.
44. GRIVE LITORNE 
Cette grosse grive recherchée par les chasseurs niche en Scandinavie et en Europe de l’Est, et vient hiverner chez nous de novembre à mars. Depuis une vingtaine d’années, elle étend son aire de nidification vers le Sud-Ouest, colonisant peu à peu l’ensemble des Alpes. Elle niche d’avril à juillet, et est très bruyante.
45. GRIVE MUSICIENNE 
Ce migrateur partiel, qui hiverne aussi dans nos plaines, recherche les versants frais et les forêts possédant un sous-bois d’arbrisseaux pour nicher. Dans les milieux favorables, on peut trouver une densité de 3 à 5 couples à l’hectare ! Nidification de mars à juin, période pendant laquelle le mâle chante, perché bien en évidence à la cime d’un arbre.
46. POUILLOT DE BONELLI 
Il est difficile à observer lorsqu’il explore le bout des branches à la recherche des petits insectes qui
constituent sa nourriture. Arrivé de migration en avril, il aime les taillis denses, jusqu’à 2 000 mètres
d’altitude. Son chant est émis toute la journée jusqu’en juillet.
47. ROITELET HUPPÉ 
C’est une espèce sédentaire et très active dans les forêts de montagne, qui aime les endroits frais (hêtraie, sapinière, pessière). Difficile à observer en raison de sa taille minuscule, de sa couleur verte et du fait qu’il est souvent assez haut dans les arbres, il niche de mai à juillet et devient ensuite erratique, accompagnant en hiver les rondes de mésanges.
48. ROITELET TRIPLE BANDEAU 
Cette espèce habite aussi en plaine, mais cela ne l’empêche pas de monter jusqu’à la limite supérieure de la forêt, au-delà de 2 000 mètres. La distinction avec l’espèce précédente est bien difficile à l’œil, et les moeurs sont assez semblables. Heureusement, le chant permet une identification facile.
49. MÉSANGE ALPESTRE 
C’est une petite mésange à calotte noire et au corps gris, qui parcourt les forêts mixtes ou de conifères. Insectivore en été, elle est plutôt granivore en hiver, experte à éplucher les cônes de résineux. Elle forme avec les autres mésanges de grandes bandes qui animent la forêt lorsque tout est glacé. Niche de mai à juillet.
50. GRIMPEREAU DES BOIS 
Discret, difficile à observer, il arpente les troncs d’arbres, à la recherche des larves d’insectes cachées dans les mousses et les lichens. Il aime les arbres dont les écorces crevassées sont riches en cavités, et construit son nid dans l’une d’elle, parfois à faible hauteur. Amateur de vieilles forêts, il fréquente aussi bien les pessières que les sapinières ou le mélézin. Niche de mai à juillet.
51. VENTURON MONTAGNARD 
Il est plus fréquent dans les forêts mêlées de feuillus et de résineux, évitant celles strictement composées de conifères. On le retrouve aussi parfois dans l’aulnaie verte. C’est un oiseau bavard, qui pousse toute l’année des cris variés, métalliques et aigus. Le mâle chante d’avril à juin.
52. BEC CROISÉ DES SAPINS 
Il est inféodé aux boisements de conifères en général, pas seulement aux sapins. Mangeant essentiellement des graines et des bourgeons, il semble indifférent aux conditions climatiques, et se reproduit de janvier à avril. Le reste de l’année il est erratique et parcourt les forêts en bandes plus ou moins grandes. 
53. BOUVREUIL PIVOINE 
Ce migrateur partiel niche jusqu’à 2 200 mètres d’altitude, dans des milieux assez divers. C’est le potentiel alimentaire local qui est le facteur décisif dans le choix de l’endroit. Niche de mai à juillet. Il s’entend toute l’année.
Espèces de transition :
54. GOBEMOUCHE NOIR 
Le gobemouche noir est d’un plumage plus contrasté que celui du gobemouche gris. Comme ce dernier, il chasse les insectes à l’affût sur un perchoir, mais revient moins systématiquement sur le même support.
55. SIZERIN FLAMME 
Il aime les fourrés denses pour nicher, on le trouve dans le mélézin, les pinèdes d’altitude, ou dans les sapinières aussi bien que dans les aulnaies vertes, avec les rousserolles verderolles. Il est surtout granivore, sauf à l’époque des nids où il chasse les insectes. Il niche de mai à juillet.

G. FORÊTS D’ALTITUDE
En limite supérieure de la forêt, les arbres. aux formes souvent tourmentées se font rares. Ils ont à leurs pieds des landes denses de Rhododendrons ou de Genévriers nains. Sentinelles avancées, ils vivent et meurent aux rythmes des avalanches et des aléas du climat. Milieux les plus sensibles de nos Alpes, ils abritent une gente ailée discrète, bruyante et fragile.
56. TETRAS LYRE 
Il a trouvé refuge, dans les Alpes, dans une étroite bande située juste au-dessus de la forêt. Il est ici en bordure de son aire de répartition européenne, habitant surtout les grandes plaines du Nord. En mai, les parades spectaculaires des mâles précèdent la nidification. La fermeture du milieu, l’exploitation forestière ou le dérangement sont des causes de fragilisation de ses populations. Observez-le de loin si possible, pour éviter de le déranger au moment crucial de sa reproduction.
57. CHOUETTE CHEVECHETTE 
Cette chouette naine, s’est réfugiée après la dernière glaciation dans la taïga nordique ou dans les vieilles forêts alpines d’altitude. Les coupes de bois et la pression touristique sont ses principaux ennemis. Très active, même de jour, elle chasse les petits passereaux avec fougue. Niche en mai-juin dans un vieux trou de pic.
58. PIC TRIDACTYLE 
Autre relique glaciaire, ce pic est le plus rare de France et des Alpes. Il n’a pas été contacté dans les Alpes du Nord depuis des années. Il crie peu mais tambourine abondamment. Niche en mai-juin, dans un trou d’arbre mort ou malade.
59. PIPIT DES ARBRES 
Ce migrateur qui arrive d’Afrique fin avril aime nicher dans les clairières ou le long des lisières. Lorsqu’il chante, il est perché bien en vue en haut d’un arbre et émet des phrases courtes et régulières, au timbre aigu et un peu voilé. Puis il monte alors dans le ciel, et redescend dans un long vol plané. Niche de mai à juillet.
60. ACCENTEUR MOUCHET 
Oiseau foncé, discret, peu visible comme tous ceux des milieux fermés, on le découvre souvent grâce à son chant. Il aime les forêts fraîches : aulnaies vertes, ripisylves. Sédentaire, il niche près du sol mais chante perché.
61. MERLE À PLASTRON 
Appelé parfois à tort “Grive à collerette”, le mâle est presque noir avec un beau collier blanc, tandis que la femelle est brune. On le trouve en altitude, entre 1 800 et 2 500 mètres. Abondant ou rare selon les endroits, il quitte la montagne en octobre et n’y revient que début avril. Il niche de mai à juillet. Le mâle chante de jour, ou même au crépuscule, en haut d’un conifère.
62. ROUSSEROLLE VERDEROLLE 
Elle affectionne les fourrés des zones humides, et principalement, en altitude, les aulnes verts qui couvrent de grands espaces sur les versants nord. L’oiseau chante caché dans la végétation mais monte peu à peu sur une branche, pour apparaître finalement en haut du buisson, poursuivant son chant. Nidification en juin-juillet en altitude.
63. FAUVETTE BABILLARDE 
C’est un habitant des fourrés denses, de sous-bois aussi bien que sur rochers. Migrateur, il arrive en mai et le mâle chantera, perché bien en évidence, jusqu’en juillet.
64. FAUVETTE DES JARDINS 
Cette fauvette grise est mal nommée car elle est caractéristique des forêts à condition que le sous-bois soit bien développé. Elle est très fréquente dans les aulnaies vertes et niche jusqu’à 2 000 mètres d’altitude. Insectivore, elle arrive de migration en mai et niche en juin-juillet en altitude.
65. MÉSANGE HUPPÉE 
Cette petite mésange très active affectionne particulièrement les forêts de Pin à crochets et Pin sylvestre, elle y grapille les cônes, souvent suspendue parfois la tête en bas.
66. CASSENOIX MOUCHETÉ 
Ce corvidé de la taille d’un choucas est granivore. Il aime les noisettes mais surtout les graines de pins cembros ou arolles. Il fait à l’automne des réserves de ces graines dans des cachettes, qu’il oublie par la suite, favorisant ainsi la régénération du pin. Il crie toute l’année. Il niche de mars à juin.
67. TARIN DES AULNES 
Ce petit fringille jaune-vert taché de noir est commun dans l’Europe du Nord, et localisé dans les Alpes, dans les forêts de conifères. Très actif, il a un vol rapide. Il niche en mai, et repart aux premiers froids.

H. ESPÈCES UBIQUISTES
Nous avons regroupé des espèces qui n’ont pas de préférences particulières et qui sont présentes partout où existe une végétation plus ou moins développée.
68. BUSE VARIABLE 
On l’aperçoit planant en cercle au-dessus des arbres, pratiquant l’art de se faire porter, sans un coup d’aile, par les ascendants thermiques. Sédentaire, elle descend en plaine en hiver, et revient dès le mois de mai en altitude pour nicher.
69. COUCOU GRIS 
Il est l’oiseau le plus facilement reconnaissable au chant, et le vrai messager du printemps. Fréquent en plaine, il devient de plus en plus rare avec l’altitude, bien que des pontes parasites aient été constatées à 2 100 mètres d’altitude dans un nid de Troglodyte.
70. CHOUETTE HULOTTE 
Rapace nocturne sédentaire, assez ubiquiste, on la retrouve dans des milieux divers, du moment qu’il y a des arbres creux, un trou de falaise, et même le grenier d’une maison, pour y abriter son nid. Très éclectique au niveau du régime alimentaire, elle semble cependant avoir du mal à s’adapter à la très haute altitude. Le mâle chante presque toute l’année, de nuit.
71. PIC ÉPEICHE 
C’est le pic le plus abondant en forêt de montagne, surtout dans les forêts claires comme le mélézin. Ce pic bigarré est sédentaire et cherche sa nourriture sur les troncs, qu’il explore en tous sens. Il tambourine souvent. Niche de mai à juillet.
72. ROUGEGORGE 
Forestier par excellence, il préfère les lisières ou les forêts claires. Insectivore, il doit fuir les rigueurs de l’hiver et migre plus ou moins loin en automne et en hiver. Il chante en toutes saisons ! Son chant
d’hiver est assez décousu et arythmique, tandis que son chant de printemps est fait de phrases plus régulières, comme dans l’enregistrement donné ici. Son alarme est une série de petits cris très secs et aigus.
73. MERLE NOIR 
On connaît bien le mâle tout noir avec son bec jaune ; la femelle est brune. On les trouve partout où il y a des arbustes ou des arbres. Il se reproduit tôt en saison, et chante dès le mois de mars.
74. GRIVE DRAINE 
Cette grande grive au ventre ponctué de noir se reconnaît aussi à son vol lourd et à la tache blanche qui apparaît sous ses ailes. En hiver, les “draines” se regroupent dans les vallées avec d’autres grives, pour former des bandes pouvant atteindre un millier d’individus. Elle niche tôt en saison, le mâle chante dès février, perché en haut d’un grand arbre.
75. FAUVETTE À TÊTE NOIRE 
En partie sédentaire, en plaine, ce passereau sylvicole paraît être en extension. On le rencontre au printemps jusqu’à 2 000 mètres dans le mélézin ou les fourrés d’aulnes verts. Au chant, la famille des fauvettes est un casse-tête pour les ornithologues débutants, mais les notes graves et lentes de celle-ci, avec des finales montantes, sont bien reconnaissables.
76. POUILLOT VÉLOCE 
Il arrive début mai en montagne, et il est peu exigeant pour le choix de son milieu. Vert-olive, on le voit chercher les insectes au bout des branches. Il est indiscernable à l’œil nu des autres pouillots, mais son chant est caractéristique. Son nom scientifique de “Phylloscopus” signifie “j’observe le feuillage”. Niche de mai à juillet.
77. MÉSANGE NOIRE 
Plus ubiquiste que la mésange huppée, on la rencontre dans toutes les forêts de montagne, jusqu’à plus de 2 000 mètres. Elle aime cependant particulièrement les conifères. Elle niche d’avril à juillet, et forme ensuite des bandes avec d’autres mésanges et roitelets.
78. MÉSANGE CHARBONNIÈRE 
On la rencontre partout et vous connaissez sans doute son plumage, capuchon noir et ventre jaune. Elle habite toutes les formations boisées alpestres, surtout dans le bocage (zone habitée). Elle ne dépasse pas 2 000 mètres.
79. SITTELLE TORCHEPOT 
Cette espèce sédentaire, très bruyante et active tout au long de l’année, recherche surtout les grands
arbres de plus de 15 mètres. Elle vit volontiers avec les pics, dont elle s’approprie les trous pour nicher, murant l’entrée avec une sorte de boue qui durcit en séchant.
80. PINSON DES ARBRES 
Lui aussi est partout présent, et semble en pleine expansion démographique. Il lui faut simplement quelques arbres. C’est l’espèce la plus abondante en montagne, avec le merle noir et le rougegorge. Sédentaire, il descend l’hiver dans les plaines où il forme de grandes troupes en compagnie du Pinson du nord. Il niche
d’avril à juillet.
Jean C. Roché
© 1993 SITTELLE – 2007 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS  


LES PARCS NATIONAUX
La mission d’un Parc national est de préserver un territoire dont l’intérêt est exceptionnel du point de vue des milieux qui le composent, de la faune et de la flore qui le peuplent, ou encore de l’esthétique et dès possibilités récréatrices pour l’homme qu’il recèle. L’Etat assure donc cette protection face aux appétits, intérêts et projets d’aménagements de toute sorte, susceptibles d’y porter atteinte, sur quelque plan que ce soit. Les objectifs d’un parc sont : une stricte protection des richesses naturelles et paysagères, une recherche de connaissances, un accompagnement dans le développement durable des communes signataires de la charte du Parc. A travers ces trois grands axes, se dessinent les missions essentielles des Parcs nationaux : protection, connaissance et recherche, accueil et éducation, actions économiques et de valorisation. Les équipes de gardes-moniteurs sont chargées des missions citées ci-dessus. Hommes de terrain, ils associent au travail de surveillance un travail d’éducation de tous les visiteurs et particulièrement des scolaires. Répartis en secteurs géographiques, ils ont en outre la responsabilité des aménagements et interviennent dans la vie locale. Au siège du Parc une direction, un secrétariat général et trois services thématiques d’appui (aménagement, accueil/communication et scientifique) orchestrent la politique du Parc qui est définie par le Conseil d’administration. Le Parc est un établissement public du Ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables. La philosophie du Parc se définit en quelques mots, préserver, comprendre, partager pour éduquer et améliorer le rapport des hommes avec la nature.

Quelques adresses utiles :
Parc national des Ecrins
Domaine de Charance
05000 GAP
tel : 04 92 40 20 10
fax : 04 92 52 38 34
www.les-ecrins-parc-national.fr

Parc national de la Vanoise
135, rue du docteur Julliand
BP 705
73 007 Chambéry Cedex
tel : 04 79 62 30 54
fax : 04 79 96 37 18
www.vanoise.com

English Notes
Introduction
This CD “Birds of the Alps” is part of a series of sound recordings of the major biotopes of Europe, edited by SITTELLE. It includes abundant recordings of typical alpine species, adapted to live at altitude, occurring above 1800 metres. Various national parks throughout the Alps, Vanoise, Ecrins, Mercantour, as well as national nature reserves, help to protect the Alps special wildlife that’s recorded here. This CD will help for a better understanding of the birds of the Alps and allow the listener to discover some 80 different species, arranged by habitat. A presentation which is necessarily arbitrary as there are no precise limits between any two different habitats. Sometimes, species have been included as transitionary, between two habitats. Ubiquitous species, those not restricted to any one habitat, that can be seen or heard more widely, have been grouped at the end of the CD. Serge Nicolle, who has spent many hours watching and sketching in the Alps, provided the cover illustration. The recordings are by Jean C. Roché who has worked in Alpine habitats for over 40 years. Although he has paid great attention to their technical quality, the characteristic sound of torrents swollen by the spring thaw, often provide background noise; an occupational hazard when recording natural sounds. This version of “Birds of the Alps” is the result of a partnership between “Editions SITTELLE”, specialist in wildlife sound publishing, and the Ecrins and the Vanoise national park authorities; at the time celebrating respectively their thirtieth and twentieth anniversaries.

Birds of the Alps
The making of the present alpine biotope
Drastic climatic variations during the Quaternary (glaciations) left their mark on the rock formations ; plant life has greatly adapted and created an ever changing landscape that in his turn man has alsomodified. After the last glaciation the first alpine meadows formed in the valley bottoms, slowly creating fertile soil. Later shrubs appeared : cranberries and bilberries, rhododendrons and green alder on cooler slopes ; juniper and heather on dryer slopes. Heath was the forerunner of forest.  Mountain and arolla pines colonised it, dense forest grows and the base of mountains moving up the slopes in successive levels. Larch is the pioneer colonizer, followed by spruce. With the climate becoming oceanic, fir, beech and hazel occupy north-facing slopes, Scots pine and oak on warmer slopes. This slow progression of the forest upwards seems to have stabilised to our eyes, but is still slowly continuing. Bird distribution alters in this changing landscape, different species requiring different vegetation types.

Listening to mountain birds
Birds make themselves heard by songs and calls. Calls can be heard throughout the year, but more especially alarm calls when young leave the nest and are more susceptible to predation, in late spring and early summer. Song, on the other hand, is far more often heard in spring, although some birds sing at other seasons. It is associated with attracting a partner, keeping the pair together and marking and defending a territory. Of all the sound emitted by birds, of all species, throughout the year, song in spring must represent between 80 % and 90 % ; that’s why it’s so interesting to know them. Other than the pleasure of listening to the most musical of them, it’s a very good means of identification especially at a season when birds are often hidden by leaves. There’s most song in the early morning. At dawn it’s possible to hear the last of the song of nocturnal species at the same time that diurnal species greet the sunrise. As the temperature rises song diminishes, continuing longer on cooler slopes, in sheltered forest or in cloudy weather. A few species, however, even sing in the middle of the day. Song again increases towards late afternoon, to reach a new height at dusk, when nocturnal owls begin to call and the nightjar gives its strange reeling. A few diurnal species continue singing into the night. Birds stay silent when it rains, snows, or there’s a strong wind. The amount of singing follows the breeding cycle : just before laying and during incubation males sing a lot ; then, when the young are hatched, males help the females in feeding and have less time for singing. In July, there’s a short period of song at dawn, another at dusk, but the rest of the day is silent except for alarming if young are attacked. August is the most silent month of the year ! In September some birds set up territory and start to sing. During fine days in winter it’s possible to here a few species, such as the Robin.


CONTENTS :
A. CLIFFS AND MOUNTAIN RIDGES
?1. Lammergeier, Gypaetus barbatus : usual calls (28”).
?2. Golden Eagle, Aquila chrysaetos : calls of a male, then a female (35”).
?3. Kestrel, Falco tinnunculus : usual calls and alarm calls near the eyrie (42”).
?4. Peregrine, Falco peregrinus : calls of displaying pair and alarm calls near the eyrie (48”).
?5. Eagle Owl, Bubo bubo : male’s song followed by calls of displaying pair (48”).
?6. Alpine Swift, Apus melba : usual calls (40”).
?7. Crag Martin, Hirundo rupestris : usual calls (37”).
?8. Wallcreeper, Tichodroma muraria : calls of a displaying pair near the nest (36”).
?9. Alpine Chough, Pyrrhocorax graculus : calls of a small flock, and of a large flock (47”).
10. Chough, Pyrrhocorax phyrrhocorax : calls of a small colony (33”).
11. Raven, Corvus corax : calls of a pair near the nest (54”).
Transition : 12. Rock Thrush, Monticola saxitilis : song of a male in flight (52”).

B. SCREE
13. Rock Partridge, Alectoris graeca : song of a pair (45”).
14. Hybrid Rock x Red-legged Partridge, Alectoris graeca x A. rufa : 2 different songs of a male (44”).
15. Eurasian Nightjar, Caprimulgus europaeus : wing-clapping in flight and song of a male (44”).
16. Woodlark, Lullula arborea : male singing in flight (1’05”).
17. Black Redstart, Phoenicurus ochruros : a male’s song (38”).
18. Red-backed Shrike, Lanius collurio : typical calls and male’s song (51”).
19. Linnet, Carduelis cannabina : a male’s song (53”).
20. Rock Bunting, Emberiza cia : a male’s song (35”).
Transition : 21. Short-toed Eagle, Circaetus gallicus : display calls of a pair in flight (36”).
22. Ortolan Bunting, Emberiza hortulana : a male’s song (35”).

C. CROPS AND MEADOWS
23. Skylark, Alauda arvensis : male singing in flight (1’25”).
24. Whinchat, Saxicola rubetra : a male’s song (59”).

D. ALPINE MEADOWS
25. Ptarmigan, Lagopus mutus : calls and song of a male (32”).
26. Water Pipit, Anthus spinoletta : male singing in flight (43”).
27. Alpine Accentor, Prunella collaris : flight calls and a male’s song (44”).
28. Northern Wheatear, Œnanthe œnanthe : calls and song of a male (59”).
29. Snowfinch, Montifringilla nivalis : calls, alarm call and male’s song (1’02”).

E. STREAMS AND RIVERS
30. Common Sandpiper, Actitis hypoleucos : calls and song of a male (32”).
31. Grey Wagtail, Motacilla cinerea : typical calls and song of a male (30”).
32. Dipper, Cinclus cinclus : flight calls and song of a male (45”).

F. NORTH-FACING FOREST
33. Honey Buzzard, Pernis apivorus : typical calls in flight (38”).
34. Goshawk, Accipiter gentilis : calls of adults, then young, at the nest (44”).
35. Capercaillie, Tetrao urogallus : display calls of a male (1’13”).
36. Hazel Grouse, Bonasia bonasia : song of a male (38”).
37. Woodcock, Scolopax rusticola : display calls in flight (“roding”) of a male (37”).
38. Woodpigeon, Columba palumbus : song of a male (47”).
39. Long-eared Owl, Asio otus : song of a male, a female, calls of young (1’04”).
40. Tengmalm’s Owl, Aegolius funereus : song of a male (56”).
41. Black Woodpecker, Dryocopus martius : drumming, display calls in flight, a male’s song (1’04”).
42. Wren, Troglodytes troglodytes : alarm call and song of a male (44”).
43. Redstart, Phoenicurus phoenicurus : song of a male (42”).
44. Fieldfare, Turdus pilaris : calls and song of a male (44”).
45. Song Thrush, Turdus philomelos : song of a male (1’00”).
46. Bonelli’s Warbler, Phylloscopus bonelli : song of a male (32”).
47. Goldcrest, Regulus regulus : song of a male (44”).
48. Firecrest, Regulus ignicapillus : song of a male (36”).
49. Willow Tit, Parus montanus : calls and song of a pair (53”).
50. Treecreeper, Certhia familiaris : song of a male (39”).
51. Citril Finch, Serinus citrinella : song of a male (1’01”).
52. Common Crossbill, Loxia curvirostra : calls of a flock and song of two males (1’04”).
53. Bullfinch, Pyrrhula pyrrhula : song of a male (1’00”).
Transition : 54. Pied Flycatcher, Ficedula hypoleuca : song of a male (45”).
55. Common Redpoll, Carduelis flammea : calls song in flight of a male (1’10”).

G. HIGH ALTITUDE FOREST
56. Black Grouse, Tetrao tetrix : song and hissing of a displaying male (1’10”).
57. Pygmy Owl, Glaucidium passerinum : male’s song and calls in autumn (57”).
58. Three-toed Woodpecker, Picoides tridactylus : a male drumming (29”).
59. Tree Pipit, Anthus trivialis : song of a male perched, then in flight (45”).
60. Dunnock, Prunella modularis : song of a male (34”).
61. Ring Ouzel, Turdus torquatus : song and then alarm call of a male (38”).
62. Marsh Warbler, Acrocephalus palustris : song of a male with mimicry (1’11”).
63. Lesser Whitethroat, Sylvia curruca : song of a male (36”).
64. Garden Warbler, Sylvia borin : song of a male (1’07”).
65. Crested Tit, Parus cristatus : calls and song of a male (44”).
66. Nutcracker, Nucifraga caryocatactes : typical calls (34”).
67. Siskin, Carduelis spinus : calls and songs of a few males (1’12”).

H. OMNI-PRESENT SPECIES
68. Buzzard, Buteo buteo : display calls of a pair in flight (51”).
69. Cuckoo, Cuculus canorus : song of a male (36”).
70. Tawny Owl, Strix aluco : songs of 2 males and calls of a female (1’17”).
71. Great Spotted Woodpecker, Dendrocopos major : drumming and various typical calls (49”).
72. Robin, Erithacus rubecula : song of a male (57”).
73. Blackbird, Turdus merula : song and alarm calls of a male (1’33”).
74. Mistle Thrush, Turdus viscivorus : alarm calls and song of a male (1’08”).
75. Blackcap, Sylvia atricapilla : song of a male (1’01”).
76. Chiffchaff, Phylloscopus collybita : song and alarm calls of a male (51”).
77. Coal Tit, Parus ater : various songs of a male (53”).
78. Great Tit, Parus major : various calls and the song of a pair (1’22”).
79. Nuthatch, Sitta europea : calls and song of a pair (1’46”).
80. Chaffinch, Fringilla coelebs : song and calls of a male (56”).

Droits audio : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore (Producteur initial : Sittelle ou Ceba) / Ecouter les chants d'oiseaux sur CD : Sons et ambiances naturelles des écosystèmes - Stéreo and digital recording of the natural landscape sound. Natural sound sceneries of écosystems, Voices of the Wild Life. Les droits de cet enregistrement sont protégés par la loi. Pour toute exploitation d’illustration sonore sur CD, DVD, CD-Rom, Télévision, Cinéma, Sites internet, scénographies (théâtre, musées…), l’autorisation et un devis gratuit peuvent être obtenus auprès de Frémeaux & Associés – fax : +33 (0)1 43.65.24.22 info@fremeaux.com




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Gypaète barbu - Lammergeier (Gypaetus barbatus)00'29
02 Aigle Royal - Golden Eagle (Aquila chrysaetos)00'34
03 Faucon crécerelle - Common Kestrel (Falco tinnunculus)00'42
04 Faucon pèlerin - Peregrine Falcon (Falco peregrinus)00'49
05 Hibou Grand Duc - Eagle Owl (Bubo bubo)00'47
06 Martinet à ventre blanc - Alpine Swift (Tachymarptis melba)00'40
07 Hirondelle de rochers - Eurasian Crag-Martin (Hirundo rupestris)00'36
08 Tichodrome échelette - Wallcreeper (Tichodroma muraria)00'36
09 Chocard à bec jaune - Yellow-billed Chough (Pyrrhocorax graculus)00'47
10 Grave à Bec Rouge - Chough (Pyrrhocorax pyrrhocorax)00'33
11 Grand Corbeau - Common Raven (Corvus corax)00'53
12 Merle de Roche - Rock Thrush (Monticola saxatillis)00'52
13 Perdrix bartavelle - Rock Partridge (Alectoris graeca)00'45
14 Hybride Perdrix Bartavelle Perdrix rouge - ()00'54
15 Engoulevent d'Europe - Eurasian Nightjar (Caprimulgus europaeus)00'43
16 Alouette lulu - Wood Lark (Lullula arborea)01'05
17 Rougequeue noir - Black Redstart (Phoenicurus ochruros)00'38
18 Pie-grièche écorcheur - Red-backed Shrike (Lanius collurio)00'51
19 Linotte mélodieuse - Linnet (Carduelis cannabina)00'52
20 Bruant Fou - Rock Bunting (Emberiza cia)00'35
21 Circaète Jean-le-Blanc - Short-toed Snake-Eagle (Circaetus gallicus)00'36
22 Bruant Ortolan - Ortolan Bunting (Emberiza hortulana)00'46
23 Alouette des champs - Skylark (Alauda arvensis)01'25
24 Traquet Tarier - Whinchat (Saxicola rubetra)00'58
25 Lagopède alpin - Rock Ptarmigan (Lagopus mutus)00'31
26 Pipit spioncelle - Water Pipit (Anthus spinoletta)00'43
27 Accenteur Alpin - Alpine Accentor (Prunella collaris)00'44
28 Traquet motteux - Northern Wheatear (Oenanthe oenanthe)00'58
29 Niverolle alpine - White-winged Snowfinch (Montifringilla nivalis)01'02
30 Chevalier guignette - Common Sandpiper (Tringa hypoleucos)00'46
31 Bergeronnette des ruisseaux - Grey Wagtail (Motacilla cinerea)00'30
32 Cincle plongeur - White-throated Dipper (Cinclus cinclus)00'45
33 Bondrée Apivore - Honey Buzzard (Pernis apivorus)00'38
34 Autour des palombes - Northern Goshawk (Accipiter gentilis)00'44
35 Grand Tétras - Western Capercaillie (Tetrao urogallus)01'12
36 Gélinotte des bois - Hazel Grouse (Bonasa bonasia)00'38
37 Bécasse des Bois - Eurasian Woodcock (Scolopax rusticola)00'37
38 Pigeon ramier - Wood-Pigeon (Columba palumbus)00'47
39 Hibou moyen-duc - Long-eared Owl (Asio otus)01'03
40 Chouette de Tengmalm - Tengmalm's Owl (Aegolius funereus)00'55
41 Pic noir - Black Woodpecker (Dryocopus martius)01'04
42 Troglodyte - Wren (Troglodytes troglodytes)00'44
43 Rougequeue à front blanc - Common Redstart (Phoenicurus phoenicurus)00'42
44 Grive litorne - Fieldfare (Turdus pilaris)00'44
45 Grive musicienne - Song Thrush (Turdus philomelos)00'59
46 Pouillot de Bonelli - Western Bonelli's Warbler (Phylloscopus bonelli)00'32
47 Roitelet huppé - Goldcrest (Regulus regulus)00'44
48 Roitelet triple-bandeau - Firecrest (Regulus ignicapillus)00'36
49 Mésange Alpestre - Alpine Tit (Aegithalos caudatus)00'53
50 Grimpereau des bois - Common Tree-Creeper (Certhia familiaris)00'39
51 Venturon montagnard - Citril Finch (Serinus citrinella)01'01
52 Bec-croisé des sapins - Red Crossbill (Loxia curvirostra)01'04
53 Bouvreuil Pivoine - Bullfinch (Pyrrhula pyrrhula)01'00
54 Gobemouche noir - Pied Flycatcher (Ficedula hypoleuca)00'44
55 Sizerin flammé - Common Redpoll (Carduelis flammea)01'11
56 Tétras lyre - Black Grouse (Tetrao tetrix)01'09
57 Chouette Chevêchette - Pygmy Owl (Glocidium passerinum)00'56
58 Pic tridactyle - Three-toed Woodpecker (Picoides tridactylus)00'28
59 Pipit des arbres - Tree Pipit (Anthus trivialis)00'45
60 Accenteur Mouchet - Hedge Accentor (Prunella modularis)00'34
61 Merle à plastron - Ring Ouzel (Turdus torquatus)01'06
62 Rousserolle verderolle - Marsh Warbler (Acrocephalus palustris)01'11
63 Fauvette babillarde - Lesser Whitethroat (Sylvia curruca)00'36
64 Fauvette des jardins - Garden Warbler (Sylvia borin)01'06
65 Mésange huppée - Crested Tit (Parus cristatus)00'45
66 Cassenoix moucheté - Spotted Nutcracker (Nucifraga caryocatactes)00'33
67 Tarin des aulnes - Eurasian Siskin (Carduelis spinus)01'12
68 Buse Variable - Common Buzzard (Buteo buteo)00'51
69 Coucou gris - Common Cuckoo (Cuculus canorus)00'36
70 Chouette hulotte - Tawny Owl (Strix aluco)01'16
71 Rougegorge familier - Robin (Erithacus rubecula)00'48
72 Merle noir - Common Blackbird (Turdus merula)00'55
73 Grive draine - Mistle Thrush (Turdus viscivorus)01'32
74 Pouillot véloce - Common Chiffchaff (Phylloscopus collybita)01'07
75 Mésange noire - Coal Tit (Parus ater)01'00
76 Mésange charbonnière - Great Tit (Parus major)00'51
77 Sittelle torchepot - Wood Nuthatch (Sitta europaea)00'53
78 Pinson des arbres - Chaffinch (Fringilla coelebs)01'22
79 Pic épeiche - Great Spotted Woodpecker (Dendrocopos major)01'45
80 Mésange noire - Coal Tit (Parus ater)00'59
"Ce document sonore s’inscrit à merveille dans cette collection" par L’Ornithologue

Ce document sonore s’inscrit à merveille dans cette collection Paysages sonores des écosystèmes menacés du monde, chant des oiseaux, voix de la faune sauvage et musiques traditionnelles dont il constitue un joyau de plus. Nous y entendons les voix, cris ou chants suivant les espèces typiques du milieu alpestre et notamment des espèces aussi spectaculaires que le Gypaète barbu, l’Aigle royal, les Faucons pèlerins et crécerelle, le Tichodrome échelette, le Chocard à bec jaune, le Crave à bec rouge, le Grand corbeau, le Merle de roche, la Bartavelle et même un hybride naturel entre la Perdrix bartavelle et la Perdrix rouge, l’Accenteur et pas mal d’espèces que l’on peut entendre dans d’autres milieux que l’Alpe. Pas mal d’espèces se sont adaptées à ce milieu et nichent à plus de 1.800 mètres d’altitude. Les enregistrements du maître ont été réalisés avec l’aide des parcs nationaux des Ecrins et de la Vanoise. Ces milieux fragiles sont surtout connus par les profanes pour les exploits des Géants du Tour dans des cols devenus mythiques après plus d’un siècle de fréquentation estivale, mais aussi pour leurs stations d’hiver, hauts lieux de la glisse, je m’en réjouis pour eux d’ailleurs mais, avant tout ils sont le refuge et le biotope d’espèce de la faune, de la flore et de l’avifaune qui ont également droit de cité car ils les ont connus avant l’Homme et à ce titre, nous avons le devoir de leur assurer la pérennité et de leur conserver leur biotope, leur mode de vie pour les générations futures ! Faisons bon accueil à cette œuvre, publiée en première mouture en 1993 et remise au goût du jour par l’auteur, Patrick FREMEAUX et son équipe qui ont droit à toute notre considération.
Par Marcel RUELLE – L’ORNITHOLOGUE




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