LES GRANDS VIRTUOSES VOL 1

LES GRANDS VIRTUOSES VOL 1

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Nombre de CDs : 1


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Ce disque de plus d’une heure dix propose les chants particulièrement remarquables d’oiseaux méritant bien d’être appelés « virtuose » : douze espèces (dont six européennes) chez qui l’invention mélodique atteint des sommets. Seuls ou en duets, les oiseaux ici présentés ont un art musical particulier présenté en français et en anglais dans un livret d’accompagnement signé Jean C. Roché.
Patrick Frémeaux

Editeur de guides d'espèces, de paysages naturels, de cultures humaines primitives proche des sons de la nature; La Librairie Sonore - Frémeaux & Associés fédèrent tous les labels phonographiques (Sittelle, Ceba, Pithys, Biosound, Collection Allain Bougrain Dubourg) pour constituer le premier catalogue sonore des écosystèmes, une mémoire permanente du vivant et de la biodiversité acoustique dans une approche auditive à vocation écologique et pédagogique.
Claude Colombini & Patrick Frémeaux


Droits audio : Frémeaux & Associés (Tél 01 43 74 90 24 – Fax : 01 43 65 24 22 – info@fremeaux.com) - La Librairie Sonore (Producteur initial : Sittelle ou Ceba) / Ecouter les chants d'oiseaux sur CD : Sons et ambiances naturelles des écosystèmes "
Les grands virtuoses

Les grands virtuoses
Les plus beaux chants D’OISEAUX / the great masters









LES GRANDS VIRTUOSES - Introduction
- Ce nouveau CD de la collection des Grands Virtuoses vous propose les chants remarquables de 6 espèces d’oiseaux européennes, et de 6 autres enregistrées ailleurs dans le monde.
- Le stade d’évolution de ces chants est le stade ultime dit “de chant individuel” : chaque mâle a un chant qui lui est propre, unique au monde; les dialogues des mâles de Corbeau-flûteurs pies australiens en sont un bel exemple.
- Une autre caractéristique de ces chants évolués, c’est que, chez certaines espèces, la femelle chante de façon bien synchronisée avec son mâle – on parle dans ce cas d’un “duet”. Le Cossyphe d’Heuglin et le Merle à poitrine tachetée, tous deux africains, sont des grands duettistes !
- Chez tous ces oiseaux, l’invention mélodique atteint des sommets, mais chacun d’eux a son art musical particulier, nous en dirons quelques mots dans les textes qui suivent.

1. Alouette lulu
- Chant d’un mâle en vol, en Provence, au mois de mai.
- La lulu peut chanter perchée sur un arbre, mais elle chante le plus souvent en vol, de jour au printemps, et aussi de nuit lors des grosses chaleurs de l’été. Elle “danse son chant” dans le ciel; chaque phrase est émise lors d’une légère descente, suivie d’une remontée rapide et silencieuse. Ainsi son vol festonné suit sa musique, toute en nuances. Le rythme est régulier, le timbre reste pur, les phrases sont descendantes, séparées ou parfois liées, faites d’un motif unique répété 7 à 15 fois. Tout l’art est dans le choix de ce motif : note simple, note double, petite trille, à chaque phrase le motif change.

2. Rossignol progné
- Chant d’un mâle accompagné de Crapauds verts, en Roumanie, au mois de mai.
- Le “Rossignol de l’Est” a une voix plus contrastée et profonde que notre Rossignol de l’Ouest européen, il a la réputation de chanter mieux ! Il affectionne les notes rauques ou grinçantes autant que les trilles douces et pures. La puissance de son chant est remarquable, il s’étend à plusieurs centaines de mètres de distance, et il est fait de quinze ou vingt motifs selon les mâles, mis bout à bout dans un ordre toujours renouvelé. Ainsi l’invention musicale porte-t-elle chez cet oiseau non pas sur les motifs eux-mêmes, mais sur la façon dont ils s’enchaînent, et sur des contrastes de timbre étonnants.

3. Merle bleu
- Chant d’un mâle en Grèce près de Delphes, au mois d’avril, accompagné par une Fauvette orphée, un Traquet oreillard et des sonnailles de troupeaux de chèvres.
- Ce Merle méditerranéen peut s’entendre sur les toits des maisons d’Espagne ou de Grèce et le long des falaises. Les phrases sifflées au timbre pur ont un débit rapide et se succèdent à intervalles réguliers; de temps en temps l’oiseau émet en vol une phrase plus longue et variée. La musicalité provient ici de l’association du timbre flûté et doux et des variations mélodiques renouvelées à chaque phrase.

4. Grive musicienne
- Un mâle enregistré en Vendée, en mai. Une autre Musicienne et quelques oiseaux lui répondent alentour.
- Chaque Musicienne mâle a son propre chant; ici on entend des motifs sifflés assez mélodiques, comme cet arpège sur 5 notes qui termine l’enregistrement. Les phrases commencent par quelques notes sifflées posément, et se terminent par une sorte de trille, rapide et suraiguë dont notre oreille maladroite ne perçoit pas vraiment le détail, mais qui a son charme.

5. Rousserolle des buissons
- Chant d’un mâle enregistré en Finlande du Sud, en mai. Grive musicienne au second plan.
- Cette Rousserolle chante sans discontinuer, et partage cette caractéristique originale avec assez peu d’espèces (autres Rousserolles, Alouette des champs notamment). Elle met toutes sortes de motifs sonores bout à bout, dont certains lui sont propres, mais dont la plupart sont empruntés aux chants d’espèces entendues dans le voisinage. On ne peut pas parler d’imitations car ces emprunts sont noyés dans une continuité et dans un rythme propre au chanteur, on peut dire avec Olivier MESSIAEN qu’il s’agit d’une “recréation musicale”. Le charme de ce chant tient à son rythme endiablé et à la variété des motifs sonores enchaînés les uns aux autres, avec des contrastes de timbres très marqués.

6. Fauvette des jardins
- Enregistrement d’un mâle réalisé en mai dans le Jura; on entend parfois le mâle voisin.
- Cette fauvette migratrice arrive seulement en mai, et malgré son nom, se trouve plutôt en sous-bois et dans les buissons épais que dans les jardins. Le débit du chant est rapide, les sonorités graves et pleines rappellent celles du Merle noir. Parfois elle chante en phrases régulières, et parfois presque en continu, lorsqu’elle est excitée. La puissance et la douceur du flux sonore ainsi que de sa variété mélodique font tout le charme de ce chant.

7. Corbeau-flûteur pie
- Plusieurs mâles qui se répondent. Australie, Région Centrale, mois de septembre.
- L’invention mélodique atteint ici un sommet : non seulement chaque mâle a son chant bien à lui, reconnaissable à son “climat sonore”, mais un même mâle est capable de développer une longue mélodie, découpée en phrases répétées soit de manière identique, soit sous forme de variantes subtiles. Le timbre aussi peut changer : habituellement sifflé, il devient clair sur quelques notes, ou au contraire rauque et guttural. Le concert des Corbeau-flûteurs pies à l’aube a été une des grandes révélations de mes voyages ornithologiques à travers le monde.

8. Cossyphe d’Heuglin
- Enregistré à l’extrême Nord-Est de l’Afrique du Sud, en septembre. Au second plan, on entend des duets de Pie-
grièches africaines.
- Les Cossyphes sont des chanteurs vraiment étonnants, plus de 10 espèces sont africaines et superbement douées pour le chant seul ou à deux. Le mâle enregistré ici “duettait” avec sa femelle, puis chantait seul, puis duettait à nouveau (la voix de la femelle est plus aiguë que celle du mâle). On note aussi des motifs sifflés déconcertants, sans doute des imitations de sifflements humains (les habitants du pays aiment à dialoguer avec les oiseaux en marchant dans la brousse, c’est une pratique courante à laquelle le Cossyphe d’Heuglin se prête volontiers). D’autres passages sont faits d’un thème bien ciselé, qui commence très bas, et se répète, amplifié en même temps qu’il monte de quelques tons. Ce procédé musical est original et émouvant.

9. Merle à poitrine tachetée
- Enregistré dans l’Est du Kenya en septembre, tôt le matin.
- Bel exemple de duet, la femelle ajoute sa mélodie suraiguë à celle du mâle. On entend également des duets de Pie-grièches africaines, au second plan. Ce couple de merles a chanté plus de deux heures à quelques mètres de moi, sans jamais s’arrêter ! Mâle et femelle paradaient, se rapprochaient comme pour s’embrasser, se séparaient, puis revenaient se saluer de tout près. L’inventivité mélodique du mâle, la synchronisation parfaite de l’accompagnement de la femelle, et la richesse des timbres sont étonnants ! C’est le plus beau chant que j’aie rencontré en Afrique pendant près de 20 années de voyage.

10. Troglodyte musicien
- Chants de 2 couples proches l’un de l’autre, en forêt amazonienne, Venezuela du Sud, au mois de mai. Dès le milieu de l’enregistrement arrive la pluie.
- Les habitants de la forêt l’appellent “El Violoniste”, les anglais “Musician Wren”. Ce petit troglodyte de quelques grammes a une réputation mondiale à cause de son chant. Il ne chante pas de la même façon dans les différentes localités de l’Amazonie; des traditions musicales locales semblent bien établies. Les oiseaux enregistrés ici appartiennent à la même population que ceux enregistrés par Paul SCHWARTZ il y a 30 ans. L’écoute comparative de nos enregistrements montre une grande similitude des mélodies. Etonnant, non ? Cet oiseau semble avoir une “gamme”, la femelle complète le chant du mâle, ou bien chante en même temps que lui, comme dans une fugue à deux voix. Tous deux ont plusieurs phrases de chant différentes à leur répertoire. Le plus beau chant d’oiseau de l’Amazonie!

11. Siffleur des montagnes
- Ici un mâle chante seul sur les Pitons du Carbet, en Martinique, au mois de mars. Quelques oiseaux alentours et, à la fin, le vent qui se lève.
- C’est un jeu pour les habitants de Fort-de-France : ils montent le dimanche vers les Pitons du Carbet, en direction du volcan, et ils s’arrêtent au bord de la route, en forêt. Ils sifflent alors une petite ritournelle : aussitôt le Siffleur des Montagnes arrive, se perche bien en vue, et répète la mélodie. On lui fait chanter sans problème les premières notes de “La Marseillaise” ou du “Pont de la Rivière Kwaï”. Etonnante est la façon dont l’oiseau compose sa longue mélodie lorsqu’il chante seul. Il la joue phrase par phrase, en se répétant, en revenant en arrière, parfois il lance une variation étonnante qu’il oubliera quelques instants plus tard. Le timbre pur ainsi que les trémolos de la note finale (en fin d’enregistrement) font de son chant une musique exquise.

12. Grive à dos olive
- Enregistrée au Canada par une belle matinée de mai, au milieu d’un concert d’oiseaux et de quelques tambourinages de pics.
- Les Grives Nord-Américaines sont bien connues pour leurs chants qui rivalisent de beauté. La Grive à dos olive a, comme la solitaire, un chant phrasé bien particulier fait de deux parties : un motif sifflé bien posé, de quelques notes; puis une finale rapide et suraiguë, dont nous ne pouvons que deviner la richesse, sorte d’écho donnant au chant une dimension poétique. L’alternance de motifs sifflés et stridents est très variée mélodiquement, chaque grive a des dizaines de phrases à son répertoire.

Note : Ce premier volume est suivi d’un second qui vous propose également les chants de 6 oiseaux d’Europe et de 6 autres du reste du monde (“Les Grands Virtuoses”, vol. 2).
Jean C. Roché
© 1995 SITTELLE - 2007 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

English notes
Introduction
- This new CD from THE GREAT MASTERS collection proposes the remarkable songs of six European birds as well as six other birds recorded in different places of the world.
These songs are at the peak of bird song evolution. This stage is called the “individual’s song”. Each male has a song of its own, absolutely unique, as the dialogue between male Pied Butcher Birds from Australia clearly establishes.
- Another characteristic of bird song evolution is the synchronisation between the female’s and the male’s song. It is nothing less than a duet. Heuglin’s Robins and the Spotted Mourning Warblers, both from Africa are great duettists !
- Melodical inventions reach peaks in every of the above species, but each species has its own particular musical art, as we will see below.

1. Woodlark
- Song of a male in flight, on a May day in Provence (South of France).
- The Woodlark can sing from a tree, but it most often sings while flying, on a spring day, or during particularly warm summer nights. The bird dances to its song, high in the sky, each phrase being chirped on a slight descent, followed by a quick and silent rise. Thus the Woodlark’s flight follows its music. The rhythm is steady, the timbre remains pure. The phrases descend, most often separated, but sometimes linked. They are made of a single motif repeated seven to fifteen times. All the art lies in the choice of this motif : single note, double note, little trill, with each phrase the motif changes.

2. Thrush Nightingale
- Male’s song accompanied by Green Toads, in May, in Romania.
- The “Eastern Nightingale” has a deeper and more contrasted voice than the “Western Nightingale” and is reputed to be a better singer ! He likes hoarse and creeky sounds as well as soft and pure trills. The power of its song is remarkable and can be heard several hundred meters away. Its song is made of fifteen or twenty motifs, depending on the males. The motifs are sung one after another, in an order constantly renewed. In this birds case, musical creativity arises not from the motifs themselves but from the way the motifs are put together, with surprisingly contrasted timbres.

3. Blue Rock Thrush
- Song of a male, in April, near Delphos, in Greece. It is backed by a Orphean Warbler and bells from a herd of goats.
- This Mediterranean Thrush can be heard singing at the ledge of cliffs as well as from the roots of Spanish and Greek houses. The pure whistled phrases flow rapidly and follow each other at regular intervals. From time to time the flying Thrush will come out with a longer and more varied phrase. The musicality in this case come from the soft, fluted timbre and the melodical variations that are renewed with every phrase.

4. Song Thrush
- Song of a male recorded in May, in Vendée (France). Another Song Thrush, along with other birds answer from nearby.
- Each male Song Thrush has its particular song. In this case we can hear relatively melodical whistled motifs, such as the five note arpeggio at the end of the recording. The phrases begin by a few notes sternly whistled, and end with a sort of trill, quick and high pitched, that our fumbling ear does not grasp clearly, although it definitely has its charm.

5. Blyth’s Reed Warbler
- Song of a male recorded in May, in the south of Finland. A Song Thrush can be heard in the background.
- This Warbler sing uninterruptedly, which is an unusual characteristic shared by very few species (among which are other Warblers and Skylarks). Blyth’s Reed Warbler uses all sorts of motifs, some of which are its own, but mostly borrows parts from different species’ songs. These “parts” cannot be referred to as imitations for they are melted into a continuity, with a rhythm unique to every singer. Olivier Messiaen would have qualified this song as a “musical re­creation”. The charm of this song is its wild rhythm, and the variety of sound motifs with very contrasting timbres that are linked to one another.

6. Garden Warbler
- Recorded in May in the Jura region of France. This male is alone, although a neighbouring male can be heard at times.
- The Garden Warbler is a migrator which arrives in May, and although its name could mislead us, the Garden Warbler is most often found underbrush and in wooded areas. The bird’s flow is quick, the sounds, low and full, resemble those of the Blackbird. The Garden Warbler sometimes emits even phrases, and occasionally, when excited, will sing continuously. While listening, pleasure rises from the softness of the song as well as from the modest melodical variety that remains present nevertheless.

7. Pied Butcher Birds 
- Several males answering each other. Central Australia, in September. 
- Here melodical invention reaches a peak : not only each male has its own song, recognizable by its style, but each male is capable of developing a long melody. These melodies are made of phrases eather identical, or subtly varied. The timbre can change : usually whistled, it may be clear for a few notes, or to the opposite, hoarse and guttural. The concert of Pied Butcher Birds on a summer dawn was one of the great revelations that came from my ornithological travels throughout the world.

8. Heuglin’s Robin 
- Recorded in the North East of South Africa, in September. In the background we can hear duets of African Shrikes.
- Heuglin’s Robins are very surprising singers. There are more than ten African species, all of which are wonderfully gifted for solos and duets. This one duets with its female, then sings alone, the duets again. The female’s voice is higher pitched than the male’s. Mind boggling whistles can be noticed. These are most likely imitations of human’s whistles. Locals love to dialogue with the birds as they walk through the brush, and this habit is most popular among Heuglin’s Robins. Other passages are made of a polished theme, that starts very low and repeats itself louder as it goes up a few tones. This musical procedure is both original and moving.

9. Spotted Mourning Warbler 
- Recorded in Eastern Kenya, early in the morning. 
- Beautiful example of duet, the female adding her high pitched melody to the male’s. In the background we can also hear duets of African Shrikes. This warbler sung with its female for two hours without stopping ! At the same time the birds courted, moving forward as through to embrace each other, then back, then forward again. The male’s melodical invention, the synchronization between male’s and female’s song and the richness of the timbre are wonderful ! Although I have travelled throughout the world for twenty years, this song remains the most beautiful I have ever heard.

10. Musician Wren 
- Song of two couples in the Amazon, Southern Venezuela, in May. In the middle of the recording, a storm breaks out.
- The locals call this little bird “El Violoniste”. It weighs only a few grams, but its song is internationally acknowledged. One particularity is that the song varies according to the place where the Wren dwells, and there seems to be well established musical traditions. The birds I recorded belonged to the same area as others recorded 30 years earlier by Paul Schwarz and the similarity between the two recordings was surprising! The Musician Wren seems to have a scale. The female joins in and sometimes sings with the male, as in a two voice fugue. Both have several phrases of song. The most beautiful song of the Amazon !

11. Rufous Throated Solitaire
- Here a male sings alone on the “Pitons du Carbet”, in March, in Martinique.
- The locals from Fort de France enjoy walking up to the “Pitons du Carbet” on sundays. The road that goes up to the volcanoe is shaded by the surrounding forest, and if one stops to whistle a tune, the Rufous Throated Solitaire pops up and repeats it. It easily imitates the first notes of the “Marseillaise” or those of a “Bridge over the river Kwaï”. The most surprising is the way the bird organizes its long melody when it sings alone. It sings it phrase by phrase, repeating itself, then coming up with a surprising variation, soon forgotten. The pure timbre along with the tremolos of the final note (end of the recording) add up to make this song into exquisit music.

12. Swainson’s Thrush
- Recorded in Canada, on a lovely May morning in the midst of bird concerts, and drumming of Woodpeckers.
- North American Thrushes are acknowledged for the beauty of their songs. Swainson’s Thrush, like the Solitaire has a very particularly phrased song, separated into two parts : a whistled motif, a few notes long, and a quick; very high pitched final, the richness of which our inadequate hearing system can only imagine. This final sounds like a high pitched echo, which gives a poetic dimension to the song. This alternation of motifs, both whistled and shrill, is melodically varied, each Thrush having dozens of phrases under its wing.

Note : This first volume will be followed by a second one offering also 6 birds songs from Europe and 6 other ones from the rest of the world (“The Great Masters”, vol. 2).
Jean C. Roché
Translated in English by Tatiana NEVEU
© 1995 SITTELLE - 2007 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

Droits audio : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore (Producteur initial : Sittelle ou Ceba) / Ecouter les chants d'oiseaux sur CD : Sons et ambiances naturelles des écosystèmes - Stéreo and digital recording of the natural landscape sound. Natural sound sceneries of écosystems, Voices of the Wild Life. Les droits de cet enregistrement sont protégés par la loi. Pour toute exploitation d’illustration sonore sur CD, DVD, CD-Rom, Télévision, Cinéma, Sites internet, scénographies (théâtre, musées…), l’autorisation et un devis gratuit peuvent être obtenus auprès de Frémeaux & Associés – fax : +33 (0)1 43.65.24.22 info@fremeaux.com




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Alouette lulu - Wood Lark (Lullula arborea)06'13
02 Rossignol progné - Thrush Nightingale (Luscinia luscinia)06'11
03 Merle Bleu - Blue Rock Thrush (Monticola solitarius)05'08
04 Grive musicienne - Song Thrush (Turdus philomelos)04'46
05 Rousserolle des buissons - Blyth's Reed-Warbler (Acrocephalus dumetorum)06'31
06 Fauvette des jardins - Garden Warbler (Sylvia borin)06'12
07 Corbeau flûteur pie - Pie Pied Butcher-Bird (Corvus albus)07'00
08 Cossyphe de Heuglin - White-browed Robin-Chat (Cossypha heuglini)06'34
09 Merle à poitrine tachetée - Spotted Morning Thrush (Cichladusa guttata)08'05
10 Troglodyte musicien - Musician Wren (Cyphorhinus aradus)07'15
11 Siffleur des montagnes - Whistler of the Mountains (Myadestes genibarbis)04'31
12 Grive à dos olive - Swainson's Thrush (Catharus ustulatus)04'11
"Les oiseaux descendent des dinosaures" par Alpes Magazine

[...] Les oiseaux descendent des dinosaures en ligne directe. Les oiseaux d'eau, les mouettes, les oies, apparues il y a quatre-vingts millions d'années, ne poussent que deux ou trois cris stridents. Les pigeons et les hiboux, nés il y a quarante millions d'années, roucoulent de petites ritournelles. Sur dix mille espèces d'oiseaux, deux cents chantent bien. Les moineaux ne savent que piailler. Beaucoup de passereaux chantent peu ou mal. Mais chez certaines espèces, la puissance, la longueur, la variété, et finalement, la beauté du chant, sont décisives pour la conquette de la femelle. Entre rivaux, c'est le cauchemar, on chante à mort pour séduire la femelle. Mais on chante aussi pour le plaisir. Parce qu'il fait jour ou soleil. Le rouge-gorge, la sittelle, le mocking-bird, les oiseaux sédentaires, chantent beaucoup au printemps. Les migrateurs, comme le rossignol, n'ont pas le temps de chanter en voyage, ils le font pendant les trois mois de la reproduction [...]. Christian BLANC - ALPES MAGAZINE




"Il n'y a pas deux voix identiques" par QdN (Presse scientifique canadienne)

- Au sein d'une même espèce, y-a-t'il des individus qui sont plus virtuoses que d'autres ? - Chez les oiseaux, vous avez toujours des individus qui chantent mal pour des questions physiques, soit parce qu'ils sont trop petits, soit parce qu'ils ont le syrinx abîmé. Mais entre deux canards sains et en pleine forme, il n'y a aucune différence, du moins pour l'oreille humaine car, entre eux, les oiseaux ne reconnaissent pas leurs cris et leurs chants. Chez eux commme chez nous, il n'y a pas deux voix identiques. En outre, chez certains passereaux, il existe même des accents locaux et régionaux, des "patois" en quelques sorte. Et puis, il y a certainement des chanteurs qui sont meilleurs que d'autres. Et cela a une influence sur la séduction de la femelle. Mais elle peut être tout autant sensible à l'endurance vocale. Par exemple, chez les perdrix, il y a une compétition de chants entre les mâles. Celui qui chante le plus longtemps  aura les faveurs de la femelle. Il y a une sélection évolutive vers un chant plus fort, plus long, plus complexe, plus beau. David REGAZZONI - QDN




"Les disques nature de Frémeaux et Associés" par la Revue des Médiathèques Musicales

"Des cris de baleines aux ambiances sonores de la jungle de Bornéo, du bruit des vagues au chant de l’alouette, une vaste collection de captations sonores, parue d’abord chez Sittelle, aujourd’hui réorganisée et éditée. Un ensemble de documents incontournables pour tout bon amoureux de la nature et curieux de précision.
On aime.
Bien sûr, s’intéresser au chant des oiseaux au point de posséder une série de disques et d’enregistrements sonores sur CD peut passer pour une démarche fanatique et absurde. Bien sûr, disposer dans ses rayons d’une bonne douzaine de disques sur les sons de la nature peut sembler déroutant. Mais, si l’on admet le caractère scientifique donc précis de chacun de ces titres, à un moment de l’histoire où de nombreuses espèces animales sont dérangées dans leur écosystème par l’activité humaine et le réchauffement de la planète tandis que s’opère lentement une prise de conscience des pays les plus développés, posséder ces disques, à titre personnel, ou dans les bacs d’une médiathèque, pourrait bien passer pour une démarche écologique. On se soucie enfin de mieux comprendre le langage des oiseaux, on s’inquiète enfin du chant des baleines, on s’interroge enfin sur les habitudes des grands singes. Surtout, on prend le temps enfin d’accorder à l’animal la place qu’il mérite, non seulement comme un objet vivant que l’on visite parfois en forêt, en voyage ou au zoo, mais comme le créateur, au quotidien, d’ambiances sonores significatives et tout à fait remarquables. Pour certains auditeurs, le chant des baleines est inaudible tant il est expressif ! Mélopées de séduction, discussion avec le bébé cétacé, organisation de la colonie... Si expressifs, ces chants ne devraient-ils pas figurer parmi les enregistrements dont il faut absolument disposer ? Si expressifs, ces chants ne permettent-ils pas, en reflet de l’âme humaine, une forme de réflexion sur le langage, voire une introspection ? Plus délétères, peut-être, les trois disques d’ambiance sonore : Le Chant des vagues, Balades en bord de mer et Jungles de Bornéo, représentent pourtant à eux seuls une vraie leçon de respiration zen, un total dépaysement si l’on sait s’abandonner à l’écoute. Combien les sons itératifs de la nature sont source d’apaisement et de réflexion ! Encore une fois, précisément présentés dans des livrets descriptifs détaillés, ces onze albums (et quatorze CDs) des sons de la nature sont des portes ouvertes sur une documentation essentielle, un complément aux vies réglées et standardisées des citoyens d’Europe du Nord. Ils sont incontournables. Et que dire du catalogue Tous les oiseaux d’Europe ? 400 chants d’oiseaux en quatre CDs enregistrés et présentés par le fameux Jean C. Roché qui a réuni cette collection auprès de cinquante ornithologues ? Ce coffret et son livret de 52 pages représentent à eux seuls dix années d’étude ornithologique en Europe et une mémoire du vivant et de la biodiversité. Un superbe outil pédagogique ! S’il ne fallait en retenir qu’un, ce serait sûrement celui-ci. Donnant à écouter aussi bien des lieux (plage, jungle, bord de mer, etc...) que des espèces animales dans leur environnement (oiseaux des rivages marins, oiseaux des Alpes, alouettes, etc...), cette collection permet une sensibilisation efficace à ce qui est, à la fois, une réalité et un péril. Ces espèces sont là, aujourd’- hui et vivent en harmonie, on peut le penser, avec l’Homme, mais sont aussi, au quotidien, en péril du fait de l’activité humaine. Mieux les connaître, en les écoutant, c’est sûrement créer chez l’auditeur un immense sentiment de respect, voire d’admiration. C’est sensibiliser à la biodiversité et à son appauvrissement, c’est engager, peut-être, chez l’auditeur, une démarche active d’écologie. On ne peut que saluer le choix de Frémeaux et Associés de rééditer et de rendre disponibles ces enregistrements." Pierre Denuis - REVUE DES MEDIATHEQUES MUSICALES




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