RAY CHARLES - LIVE IN PARIS

20-21 OCTOBRE 1961 / 17-18-20-21 MAI 1962

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Direction artistique : GILLES PÉTARD ET MICHEL BRILLIÉ
Livret : 12 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 3


29,99 € TTC

FA5466

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Regroupant les concerts parisiens de l’automne 1961 et du printemps 1962, ce coffret 3CD témoigne de la rencontre du Genius avec le public français (un véritable phénomène de société à l’époque). Un Ray Charles au sommet de son art, toujours aux frontières de la soul, du rhythm & blues, du blues, qui délivre des versions étonnantes de ses plus grands tubes, « What I’d Say », « Georgia on my Mind », « Hit the Road Jack », « Unchained my Heart ».

Un coffret indispensable qui, par la fraîcheur du « live », donne le plus fabuleux éclairage sur l’une des plus étincelantes icônes musicales du XXe siècle, disparue il y a tout juste 10 ans.

Patrick FRÉMEAUX

La collection «Live in Paris», dirigée par Michel Brillié, permet de retrouver des enregistrements inédits (concerts, sessions privées ou radiophoniques), des grandes vedettes du jazz, du rock & roll et de la chanson du XXe siècle.

Ces prises de son live et la relation avec le public apportent un supplément d’âme et une sensibilité en contrepoint à la rigueur appliquée lors des enregistrements studio.

Une importance singulière a été apportée à la restauration sonore des bandes pour convenir aux standards CD tout en conservant la couleur d’époque.

Patrick FRÉMEAUX & Gilles PÉTARD

DIRECTION ARTISTIQUE : GILLES PÉTARD ET MICHEL BRILLIÉ

CD1
 I WONDER • STICKS AND STONES • MY BABY • JUST FOR A THRILL • MARGIE • MOANIN’ • ALEXANDER’S RAGTIME BAND • I BELIEVE TO MY SOUL • MY BONNIE • I’VE GOT NEWS FOR YOU • YES INDEED • HIT THE ROAD JACK • WHAT’D I SAY • LET THE GOOD TIMES ROLL • COME RAIN OR COME SHINE • HALLELUJAH, I LOVE HER SO • I’M GONNA MOVE TO THE OUTSKIRTS OF TOWN • GEORGIA ON MY MIND.

CD2
ALEXANDER’S RAGTIME BAND • I WONDER • I BELIEVE TO MY SOUL • HIT THE ROAD JACK • WHAT’D I SAY • GEORGIA ON MY MIND • MARGIE • COME RAIN OR COME SHINE • HALLELUJAH, I LOVE HER SO • CARELESS LOVE • I GOT A WOMAN • DOODLIN’ WARM UP • DOODLIN’ • ONE MINT JULEP • LET THE GOOD TIMES ROLL • UNTITLED BLUES • ALEXANDER’S RAGTIME BAND.
CD3
THE RIGHT TIME • HIT THE ROAD JACK • I BELIEVE TO MY SOUL • MY BONNIE • UNCHAIN MY HEART • I CAN’T STOP LOVING YOU • BYE BYE LOVE • YES INDEED • WHAT’D I SAY • GEORGIA ON MY MIND • HIDE NOR HAIR • CARELESS LOVE • DANGER ZONE • MARIE • DROWN IN MY OWN TEARS • YES INDEED • RAY’S FRENCH INTRO • ONE MINT JULEP • LET THE GOOD TIMES ROLL • MARGIE • TELL THE TRUTH.

Ray Charles live in Paris FA5466

RAY CHARLES
20-21 OCTobre 1961
17-18-20-21 Mai 1962


Live in Paris
La collection des grands concerts parisiens
Dirigée par Michel Brillié et Gilles Pétard







Ray Charles - Live in Paris

Par Michel Brillié
Dans ce spot TV de 45 secondes de 1997, destiné à promouvoir la France auprès des touristes étrangers, plus de Tour Eiffel, de Louvre, de camembert ou de vin rouge, mais des stars de tous pays, plutôt francophiles. Elles déclarent toutes à la caméra d’Eli Chouraqui : «?I love France?». Parmi elles, Céline Dion, Woody Allen, Claudia Cardinale, Julio Iglesias - et Ray Charles. Pour le chanteur-musicien de Géorgie, c’est un coup de chapeau au pays qui, dès 1961, lui a donné son statut de star internationale, d’abord au festival de jazz d’Antibes, en Juillet, puis au Palais des Sports de Paris, en Octobre. Et c’est vraiment à Paris que Ray Charles et son orchestre ont pu donner la pleine mesure de leur talent. C’est à l’occasion de ces concerts que démarre la «?love affair?» entre le Genius et la France, histoire d’amour qui durera près de quatre décennies.

A leur arrivée quelques jours avant, rien ne pouvait préparer les artistes noirs à l’ampleur de la réaction du public parisien. Initialement, les shows devaient avoir lieu du 20 au 22 Octobre : complets, les organisateurs durent en rajouter deux autres, les 23 et 24 suivants. En 5 jours, 35.000 personnes vont recevoir le «?choc?» de Brother Ray. Un choc que Frank Ténot est peut-être le premier français à encaisser l’année précédente, quand il traverse spécialement l’Atlantique en Novembre 1960 pour aller entendre le chanteur- phénomène à Washington : «?Je fus ébloui. Par le show, l’environnement, l’odeur des cacahuètes grillées grignotées par des voisines aux yeux de biche, la musique aussi, bien sûr. Le Genius, entouré d’un petit groupe, balançait comme un fou. Georgia on My Mind, Yes Indeed, What’d I Say.?» («?Celui qui aimait le jazz?», Editions du Layeur, 2009). Pour les yeux et les oreilles du doux Frank, c’est le rêve parfait du jazz fan.

Un an plus tard, l’ambiance dans la capitale tourne plutôt au cauchemar. Les évènements liés au conflit en Algérie donnent aux circonstances précédant cette série de spectacles un tour particulièrement dramatique. Trois jours avant le premier concert du vendredi 20 Octobre, le 17 donc, a lieu dans la capitale une manifestation de plusieurs dizaines de milliers d’Algériens pour protester contre l’instauration d’un couvre feu. La répression policière est terrible, faisant des dizaines de victimes. De 17?h à minuit, un convoi ininterrompu de cars de police débarque entre 6.000 et 7.000 manifestants, précisément au Palais des Sports, le transformant en un gigantesque camp de rétention. Jusqu’au jour même du premier concert, des détenus restent confinés dans les lieux.

Ray Charles n’a pas oublié cet épisode tragique, et il en révèle un élément troublant dans «?Brother Ray?», son autobiographie : «?Je suis allé à Paris avant d’avoir mis les pieds à Londres et le premier voyage fut étrange. La guerre d’Algérie était en pleine activité?; les bombes explosaient dans toute la ville. Mais les Algériens envoyèrent un mot à mon promoteur disant qu’il n’y aurait aucune explosion sur mon trajet de l’hôtel à la salle de concert. «?Dites à Brother Ray de ne pas s’inquiéter, dirent-ils. Et je ne me suis pas tracassé.?» («?Le Blues dans la peau?», Ray Charles et David Ritz, Traduction Anne Marie Garnier, Belfond, 2005).

Cette série de concerts établit définitivement le statut de Ray Charles en France, celui d’une vedette véritablement populaire, bien au-delà des amateurs du début (Ray Charles avait déjà été célébré par un Grand Prix de l’Académie du Disque en 1958). Et l’autre grande star de la variété du moment, Johnny Hallyday, avoue en 1962 au magazine Cinémonde qu’il a parcouru 400 kilomètres après l’un de ses spectacles pour pouvoir assister au dernier show du Genius au Palais des Sports.

Quelques mois plus tard, en Mai 1962, c’est le même Johnny qui est là, au milieu des fans, pour accueillir Ray Charles à sa descente d’avion à l’aéroport d’Orly et lui serrer la main. «?Une poignée de main de Ray Charles a quelque chose de particulier, confie-t-il toujours à Cinémonde. Pour éviter de tâtonner, il projette son avant bras le premier, et c’est vous qui allez chercher sa main. Et comme pour s’excuser, Ray Charles sourit. Un sourire large, énorme, mais silencieux, qui veut faire oublier les énormes verres noirs.?»

Du 17 au 22 Mai, Ray Charles revient donc à Paris en cette année 62. Chapeauté depuis peu par le grand Norman Granz, le chanteur se produit à guichets fermés dans la salle du boulevard des Capucines. Au mois d’Avril, le chanteur a publié un album qui marque un tournant significatif dans sa carrière, «?Modern Sounds in Country and Western Music?». Pour élargir définitivement son public et séduire l’audience des américains blancs, il a révisité à la soul sauce des classiques de la musique country, tel «??I Can’t Stop Lovin’ You’ de Don Gibson, ou «?Hey, Good Lookin’» de Hank Williams. Ce tournant se retrouve dans le programme qu’il présente dans la salle de Bruno Coquatrix.

L’Olympia constitue sans contexte un bien meilleur cadre pour le Genius : d’abord un éclairage et une sonorisation de qualité, mais surtout un lieu plus intime pour la communion avec son public, favorisée par l’extraordinaire magnétisme du chanteur en live. Le journaliste Raymond Mouly est là tous les soirs pour Jazz Magazine : «?La formidable ovation qui le salue ressemble à une grande respiration qu’on lâche parce qu’on l’a trop longtemps retenue …/… Au piano, plus souriant que jamais, Ray dirige du buste en des oscillations qui gouvernent toute la formation avec une précision incroyable.?» (Jazz Magazine, Juillet 1962). La communion/tension augmente avec l’arrivée des quatre Raelettes, charmeuses et souriantes. Elles sont vêtues de satin vert voilé de dentelle noire un soir, de shantung à fleurs bleues le suivant. Vibrant aux «?sombres inflexions de cette voix qui caresse, qui déchire, qui blesse et panse en même temps, la voix de cet être qui apparait fragile, désarmé et toujours tragique?» 1, la salle de velours rouge du boulevard des Capucines se transforme ainsi en une congrégation baptiste du dimanche, quelque part en dessous de la Mason-Dixon Line, au Sud des USA, pour un dialogue d’une intimité extrême, que ce soit dans «?Drown in My Owns Tears?» ou le final de «?What’d I Say?».

Jean Michel Boris, qui a veillé jalousement sur l’Olympia pendant plusieurs décennies, l’avoue à L’Humanité Dimanche, en juin 2004, quelques jours après la mort de Ray Charles : «?Le Ray Charles que j’ai connu au début, avec le grand orchestre, avec les Raelettes, ses choristes, et les premiers musiciens qui l’accompagnaient, c’était formidable. Le grand orchestre de Ray Charles était vraiment un orchestre de jazz extraordinaire. C’était une révolution à ce moment-là. …/… La dernière fois qu’il s’est produit à l’Olympia, il devait venir avec son grand orchestre quand, à 19 heures, on apprend que ses musiciens sont bloqués et ne pourront l’accompagner. Ray Charles a fait son spectacle malgré tout, avec, pour seuls musiciens, un trio. Il s’est déroulé de la même manière que s’il avait été entouré de son grand orchestre : la magie résidait dans les chansons et dans sa voix.?»

En ce printemps 1962, les milliers de spectateurs enthousiastes qui assistent à cette série de shows reçoivent ainsi la révélation du Genius, dans un degré de communion ultime que Raymond Mouly traduit à sa manière en mettant dans la bouche de Brother Ray ces paroles: «?Je chante, et vous oubliez que vous avez mal aux dents, vous oubliez qui vous êtes, d’où vous venez, et ce que vous aurez à faire, une fois que le rideau sera tombé.»

Dédié à Claude Boquet, Bill Dubois, Jean Claude, Philippe Moch et toute la bande.
Michel BRILLIÉ
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2014

1 Frank Ténot, Jazz Magazine, Juillet 1963



Ray Charles - Live in Paris
By Michel Brillié
In 1997, the French Ministry of Tourism produced a forty-five second television commercial, to promote France among foreign tourists. But this time, there was no Eiffel Tower, no Louvre Museum, no camembert cheese nor red wine, but several personalities from all over the world. Facing the camera of director Eli Chouraqui, they all stated unequivocally: “I love France!” They were celebrities such as Céline Dion, Woody Allen, Claudia Cardinale, Julio Iglesias - and Ray Charles.

From the Georgia-born musician and singer, it was indeed a tip of the hat to the country that, ever since 1961, had esta­blished him as a true international star. It happened first in July of that year at the Jazz Festival in Antibes, on the Côte d’Azur, then in Paris, later in October, for the series of concerts at The Palais des Sports arena. It is in fact at the Paris venues that Ray Charles and his orchestra gave the full measure of their talent. These shows marked the beginning of the love affair between the Genius and France, a love story that was to last nearly forty years. When the black musicians deplaned a few days earlier at Orly Airport, they were far from realizing the full range of the French audience’s reaction that was to come. Initially, the shows were scheduled from October 20 to 22. They were soon sold out, and the promoters had to add two more, on the 23rd and 24th. During those five days, thirty five thousand persons received Brother Ray’s “shock”. The first Frenchman to get that electrifying treatment is probably jazz fan Frank Ténot, when in November 1960 he flies across the Atlantic to Washington,DC to listen to the phenomenal singer:

“I was stunned. By the show, the surroundings, the scent of grilled peanuts nibbled on by my almond-eyed female neighbors, and by the music, of course. The Genius was backed by a small band, and did he swing! Georgia On My Mind, Yes Indeed, What’d I Say.” (“Celui qui aimait le jazz”, Editions du Layeur, 2009).For the eyes and ears of the soft – spoken Frank, it is the ultimate dream of a true jazz fan.

A year later, however, the atmosphere in the French capital is more like a nightmare than anything else. The Algerian war in its final stage gives a dramatic tone to the events preceding these series of concerts. On October 17 three days before Ray Charles is to perform, thousands of Algerian-born immigrants staged a demonstration to protest the imposition of a curfew. The French police violently repressed the march, resulting in dozens of victims. From 5:00pm to midnight, an uninterrupted convoy of police vans took from 6.000 to 7.000 demonstrators to the Palais des Sports Arena, turning it into a huge detention camp. This took place up to October 20; detainees were still being held in the arena hours before the first scheduled concert.

Ray Charles remembers vividly this tragic episode, and reveals a troubling element in his autobiography, “Brother Ray”: “The Algerian War was in full blast; bombs were exploding all over town. But the Algerians sent a note to my promoter saying there’d be no bombing on my route from the hotel to the concert hall. “Tell Brother Ray not to worry, they said. And I didn’t.” (Brother Ray, Ray Charles & David Ritz, Da Capo Press, 1992).

These concerts give Ray Charles the definite status of a true popular artist in France, much wider than the acknowledgment of the early aficionados (in 1958 Ray had already received a Grand Prix from the French Académie du Disque). And the other big name in French pop music of the time, Johnny Hallyday, confides to Cinémonde Magazine early in 1962 that he drove 400 km in the night to be able to attend one of the Palais des Sports show.

Several months later, in May 1962, here’s Johnny once more, among Ray’s fans, to greet him and shake his hand, as he steps out of the plane at Orly Airport. “A shake from Ray Charles’s hand is special, he tells the magazine. In order not to grope, he is the first to put his arm forward, you are the one shaking his hand. And, as if he wanted to apologize, he smiles. A wide, huge, but silent smile, to make people forget about his big black glasses”.

From May 17 to 22, 1962, Ray is back in Paris. He is now promoted by Norman Granz, and he performs to sold-out crowds at the Olympia, a concert hall located on Boulevard des Capucines, a step away from the Paris Opera. A month before, the singer had issued an album that marked a significant switch in his career, «?Modern Sounds in Country and Western Music?». To widen permanently his audience and become acceptable to the American white public, he has revisited in a soul way country music classics such as “I Can’t Stop Lovin’ You” by Don Gibson, or “Hey, Good Lookin’” by Hank Williams. This new turn is present in the list of songs he performs in the French hall run by Bruno Coquatrix.

The Olympia is undoubtedly a much better setting for the Genius than the Palais des Sports. First of all, the lighting is much better and so is the sound system; but most of all the space is more intimate, and more conducive to a deep communion with the audience, triggered by the extraordinary magnetism of the singer’s live performance. Jazz writer Raymond Mouly attends each and every show for Jazz Magazine: The enormous ovation that greets him is similar to the big breath that you give out after holding it too long…/… At the piano, Ray is more than ever all smiles, and he sways to direct his orchestra with a remar­kable precision.” (Jazz Magazine, July 1962). The communion and tension grow with the arrival on stage of the four charming and smiling Raelettes. They are dressed one night in dark green satin veiled with black laces, in flowery blue shantung the next. With the vibrations of “the dark inflexion of this voice that simultaneously strokes, tears, hurts and heals at the same time, the voice of this fragile, unarmed and forever tragic man” 1, the red-velvet Parisian concert hall slowly becomes a Sunday Baptist congregation, somewhere below the Mason-Dixon Line, way down south, for an extremely intimate conversation, as in “Drown in My Owns Tears” or the finale, “What’d I Say”.

Former Olympia Director Jean Michel Boris confesses in June 2004, a few days after Ray Charles’s death, to Humanité Diman­che Magazine: “When I first saw Ray Charles, with the big band, with the Raelettes, and the musicians that backed him then, it was formidable. Ray Charles’s big band was an extraordinary orchestra. It was like a revolution at that time …/… The last time he appeared at the Olympia, he was to perform with his full orchestra. Then at 7:00pm, I am told that the band is stranded somewhere and will not be able to make it. Well Ray Charles went on stage anyway, with just a backing trio. He performed as if the full band was there. The magic was in his songs and his voice.”

In the spring of 1962, the thousands of enthusiastic spectators attending the shows fully get the revelation of the Genius, in a degree of communion that Raymond Mouly expresses by putting the following words in Brother Ray’s mouth: “I sing, and when I do, you forget your toothache, you forget who you are, where you come from, and what you’ll have to do after the curtain falls.”

Dedicated to Claude Boquet, Bill Dubois, Jean Claude, Philippe Moch and the gang
Michel BRILLIÉ
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2014

1 Frank Ténot, Jazz Magazine, Juillet 1963


CD 1
1. I Wonder (Pvt. Cecil Gant / Roosevelt Sykes)    3’56

2. Sticks and Stones (Ray Charles - Henry Glover / Titus Turner)    3’13

3. My Baby (Ray Charles)    5’16

4. Just For a Thrill (Ray Charles)    6’41

5. Margie (Pvt. Cecil Gant / Roosevelt Sykes)    2’37

6. Moanin’ (Bobby Timmons)    3’28

7. Alexander’s Ragtime Band (Irving Berlin)    2’48

8. I Believe to My Soul (Ray Charles)    3’51

9. My Bonnie (Sam Theard / Fleecie Moore)    3’45

10. I’ve Got News for You (Ray Charles)    4’18

11. Yes Indeed (Ray Charles)    2’46

12. Hit the Road Jack (Percy Mayfield)    2’19

13. What’d I Say (Ray Charles)    6’52

14. Let the Good Times Roll (Sam Theard / Fleecie Moore)    2’36

15. Come Rain or Come Shine (Johnny Mercer / Harold Arlen)    6’56

16. Hallelujah, I Love Her So (Ray Charles)    3’26

17. I’m Gonna Move to the Outskirts of Town (Andy Razaf / Roy Jacobs - William Weldon)    5’16

18. Georgia On My Mind (Stuart Gorrell / Hoagy Carmichael)    7’33

Recorded by: RTF Technical Staff  
Recording dates:
Tracks 1 to 5: October 21, 1961  
Tracks 6 to 13: October 22, 1961 (afternoon show)  
Tracks 14 to 18: October 22, 1961 (evening show)
Recording place:
Palais des Sports, Paris France
Produced by: Henri Goldgran


CD 2
1. Alexander’s Ragtime Band (Irving Berlin)    2’36

2. I Wonder (Pvt. Cecil Gant / Roosevelt Sykes)    3’56

3. I Believe to My Soul (Ray Charles)    3’48

4. Hit the Road Jack (Percy Mayfield)    2:41

5. What’d I Say (Ray Charles)    6’24

6. Georgia On My Mind (Stuart Gorrell / Hoagy Carmichael)    7’06

7. Margie (Benny Davis - Con Conrad / Russell Robinson)    2’27

8. Come Rain or Come Shine (Johnny Mercer / Harold Arlen)    7’08

9. Hallelujah, I Love Her So (Ray Charles)    3’15

10. Careless Love (W.C. Handy / Martha Koenig / Spencer Williams)    5’32

11. I Got a Woman (Ray Charles)    5’35

12. Doodlin’ Warm Up (Ray Charles)    1’19

13. Doodlin’ (Horace Silver)    7’49

14. One Mint Julep (Rudy Toombs)    3’02

15. Let the Good Times Roll (Sam Theard / Fleecie Moore)    2’56

16. Untitled Blues (Ray Charles)    8’01

17. Alexander’s Ragtime Band (Irving Berlin)    2’36
Recorded by:
RTF Technical Staff (Tracks 1 to 5)
Europe N°1 Technical Staff (Tracks 6 to 17)
Recording dates:
Tracks 1 to 5: October 22, 1961 (evening show)
Tracks 6 to 11: May 17, 1962
Tracks 12 to 17: May 18, 1962
Recording places:
Palais des Sports, Paris France ( Tracks 1 to 5)
Olympia Theater, Paris, France (Tracks 6 to 17)
Produced by: Henri Goldgran (Tracks 1 to 5)
Norman Granz, Frank Ténot & Daniel Filipacchi (Tracks 6 to 17)


CD 3
1. The Right Time (Lou Herman)    3’52

2. Hit the Road Jack (Percy Mayfield)    2’22

3. I Believe to My Soul (Ray Charles)    3’41

4. My Bonnie (Charles E. Pratt)    3’45

5. Unchain My Heart (Bobby Sharp)    3’22

6. I Can’t Stop Loving You (Don Gibson)    3’26

7. Bye Bye Love (Felice Bryant / Boudleaux Bryant)    2’11

8. Yes Indeed (Sy Oliver)    2’56

9. What’d I Say (Ray Charles)    6’45

10. Georgia On My Mind (Stuart Gorrell / Hoagy Carmichael)    6’39

11. Hide Nor Hair (Percy Mayfield)    3’17

12. Careless Love (W.C. Handy / Martha Koenig / Spencer Williams)    5’08

13. Danger Zone (Percy Mayfield)    3’28

14. Marie (Irving Berlin)    2’18

15. Drown in My Own Tears (Henry Glover)    8’14

16. Yes Indeed (Sy Oliver)    3’09

17. Ray’s French Intro (Ray Charles)    1’17

18. One Mint Julep (Rudy Toombs)    3’06

19. Let the Good Times Roll (Sam Theard / Fleecie Moore)    2’35

20. Margie (Pvt. Cecil Gant / Roosevelt Sykes)    2’38

21. Tell the Truth (Lowman Pauling)    3’45

Recording dates:
Tracks 1 to 9: May 18, 1962
Tracks 10 to 16: May 20, 1962
Tracks 17 to 21: May 21, 1962
Recording place:
Olympia Theater, Paris, France
Produced by: Norman Granz, Frank Ténot & Daniel Filipacchi


Personnel
Ray Charles vocal, piano, organ
 
Trumpets  
John Hunt
Marcus Belgrave
Phil Guilbeau
Wallace Davenport


Trombones  
Henderson Chambers
James Lee Harbert
Keg Johnson
Leon Comegys


Saxophones  
Hank Crawford alto sax
Rudy Powell alto sax
David Newman ts, as, fl
Don Wilkerson ts
Leroy Cooper bs
 
Rhythm  
Bruno Carr drums
Sonny Forriest guitar
Edgar Willis bass
 
Backing vocals The Raelettes
Gwen Berry
Margie Hendricks
Pat Lyles
Darlene McCrea



La collection Live in Paris :
Collection créée par Gilles Pétard pour Body & Soul et licenciée à Frémeaux & Associés.

Direction artistique et discographie :
Gilles Pétard et Michel Brillié.

Fabrication et distribution :
Frémeaux & Associés.


Regroupant les concerts parisiens de l’automne 1961 et du printemps 1962, ce coffret 3 CD témoigne de la rencontre du Genius avec le public français (un véritable phénomène de société à l’époque). Un Ray Charles au sommet de son art, toujours aux frontières de la soul, du rhythm & blues, du blues, qui délivre des versions étonnantes de ses plus grands tubes, «?What I’d Say?», «?Georgia on my Mind?», «?Hit the Road Jack?», «?Unchained my Heart?». Un coffret indispensable qui, par la fraîcheur du «?live?», donne le plus fabuleux éclairage sur l’une des plus étincelantes icônes musicales du XXe siècle, disparue il y a tout juste 10 ans.
Patrick FRÉMEAUX

This 3CD set combines Ray Charles’ Paris concerts in autumn 1961 and spring 1962, and captures his audiences’ discovery of ‘The Genius’, a genuine phenomenon in Sixties’ French society. This is Ray Charles at the summit of his art, with music at the borders of blues, soul and rhythm & blues. These astounding versions of his greatest hits, including “What I’d Say”, “Georgia on my Mind”, “Hit the Road, Jack” and “Unchain my Heart”, and the exciting ‘live’ atmosphere, make this set indispensable as a fascinating illustration of an artist who, only ten years after his death, remains one of the most brilliant icons of 20th century music.   
Patrick FRÉMEAUX


La collection « Live in Paris », dirigée par Michel Brillié, permet de retrouver des enregistrements inédits (concerts, sessions privées ou radiophoniques) de grandes vedettes du jazz, du rock & roll et de la chanson du XXe siècle. Ces prises de son live et la relation avec le public apportent un supplément d’âme et une sensibilité en contrepoint de la rigueur appliquée lors des enregistrements studios. Une importance singulière a été apportée à la restauration sonore des bandes pour convenir aux standards CD tout en conservant la couleur d’époque.
Patrick FRÉMEAUX & Gilles PÉTARD

The Live in Paris collection by Michel Brillié allows listeners to hear previously-unreleased recordings (made at concerts and private- or radio-sessions) by the great 20th stars in jazz, rock & roll and song. These “live” takes, and the artists’ rapport with their audiences, gives these performances an additional soul and sensibility in counterpoint to the rigorous demands of studio recordings. Particular care was taken when restoring the sound of these tapes in order to meet CD standards while preserving the original colours of the period.     
Patrick FRÉMEAUX & Gilles PÉTARD


CD Ray Charles Live in Paris 20-21 octobre 1961/17-18-20-21 mai 1962, Ray Charles © Frémeaux & Associés 2014.




Piste Titre / Artiste(s) Durée
CD 1
01 I Wonder - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'56
02 Sticks And Stones - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'13
03 My Baby - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 05'16
04 Just For A Thrill - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 06'41
05 Margie - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'37
06 Moanin' - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'28
07 Alexander's Ragtime Band - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'48
08 I Believe To My Soul - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'51
09 My Bonnie - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'45
10 I've Got News For You - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 04'18
11 Yes Indeed - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'46
12 Hit The Road Jack - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'19
13 What'd I Say - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 06'52
14 Let The Good Times Roll - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'36
15 Come Rain Or Come Shine - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 06'56
16 Hallelujah I Love Her So - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'26
17 I'M Gonna Move To The Outskits Of Town - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 05'16
18 Georgia On My Mind - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 07'33
CD 2
01 Alexander's Ragtime Band - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'36
02 I Wonder - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'56
03 I Believe To My Soul - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'48
04 Hit The Road Jack - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'41
05 What'd I Say - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 06'24
06 Hallelujah I Love Her So - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'15
07 Georgia On My Mind - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 07'06
08 Margie - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'27
09 Come Rain Or Come Shine - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 07'08
10 Careless Love - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 05'32
11 I Got A Woman - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 05'35
12 Doodlin' Warm Up - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 01'19
13 Doodlin' Warm Up - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 07'49
14 One Mint Julep - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'02
15 Let The Good Times Roll - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'56
16 Untitled Blues - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 08'01
17 Alexander's Ragtime Band - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'36
CD 3
01 The Right Time - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'52
02 Hit The Road Jack - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'22
03 I Believe To My Soul - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'41
04 My Bonnie - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'45
05 Unchain My Heart - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'22
06 I Can't Stop Loving You - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'26
07 Bye Bye Love - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'11
08 Yes Indeed - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'56
09 What'd I Say - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 06'45
10 Georgia On My Mind - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 06'39
11 Hide Nor Hair - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'17
12 Careless Love - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 05'08
13 Danger Zone - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'28
14 Marie - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'18
15 Drown In My Own Tears - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 08'14
16 Yes Indeed - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'09
17 Ray's French Intro - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 01'17
18 One Mint Julep - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'06
19 Let The Good Times Roll - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'35
20 Margie - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 02'38
21 Tell The Truth - Ray Charles, John Hunt, Henderson Chambers, Hank Crawford, The Realettes… 03'45
« En Juillet 1961, le sacre du Ray » par Libération

« La vie commune entre Ray Charles et les sommets prend son envol en France. Plus précisément en 1961. Après l'illumination du festival de jazz d'Antibes en juillet, puis l'implosion du Palais des Sports en octobre, le Genius prend ses quartiers dans les cœurs. L'histoire d'amour débordera quarante années. Michel Brillié rédige le livret du coffret de trois CD Live in Paris. Le mélomane rapporte l'incrédulité des musiciens de l'orchestre devant la découverte d'un public parisien en délire. Les organisateurs avaient programmé trois concerts (du 20 au 22 octobre). Ils se précipitèrent pour en rajouter deux, devant l'ampleur de la demande. Ces messieurs auraient anticipé sereinement s'ils avaient suivi le journaliste Frank Ténot, qui traversa l'Atlantique l'année précédente pour assister à un concert du Georgien. Révisons Ténot : "Je fus ébloui... Le Genius, entouré d'un petit groupe, balançait comme un fou". Ravissement identique à l'écoute du coffret. Un effort pour se transporter à la place de ceux qui prennent le répertoire en pleine figure, à l'époque, et l'on mesure la secousse.
Dès la première note de I Wonder, la fraîcheur, l'originalité, l'ancrage dans le blues, l'inspiration éclaboussent. Suivent d'ahurissantes versions de Yes Indeed, Hit The Road Jack, What'd I Say, Georgia on my Mind, Hallelujah I Love Her So. On se répète à chaque titre : "Mais c'est pas possible!" Le Titan récidivera à l'Olympia pour quatre soirées en mai 1962. Quelques jours avant le premier concert de 1961, plusieurs dizaines de milliers d'Algériens manifestent à Paris. La police parquera entre 6 et 7000 d'entre eux dans l'enceinte du Palais des Sports. Ray Charles relatera l'épisode tragique dans Brother Ray, son autobiographie (Le Blues dans la Peau - 2005): "Je suis allé à Paris après avoir mis les pieds à Londres et le premier voyage fut étrange. La guerre d'Algérie battait son plein : les bombes explosaient dans toute la ville. Mais les Algériens envoyèrent un mot à mon promoteur disant qu'il n'y aurait aucune explosion sur mon trajet de l'hôtel à la salle de concert ("Dites à Brother Ray de ne pas s'inquiéter"). Et je ne me suis pas tracassé". La série de concerts de 1961 établit la popularité du pianiste (déjà primé par les spécialistes du grand Prix de l'Académie du Disque en 1958). A l'instar de Duke Ellington, Dave Brubeck, ou Louis Armstrong, le grand public adoube le jazzman. Johnny Halliday expose au magazine Cinémonde, qu'il a parcouru 400 kilomètres après l'un de ses spectacles pour le show du 24 octobre 1961. Johnny prendra les devants en 1962. L'idole des jeunes attend à Orly, au bas de l'avion, pour serrer la main de l'icône de la planète. Chapeauté par l'emblématique Norman Granz, Ray sera désormais reconnu comme l'une des grandes voix du siècle. Il se produit à guichets fermés, boulevard des Capucines. Ici, dans un Olympia intime aux soyures rutilantes, parfaitement sonorisé, bien éclairé, le chanteur magnétise littéralement la salle. Communion amplifiée par la présence du chœur des quatre Raelets. Quelques jours après la mort de Ray, en 2004, le légendaire programmateur de l'Olympia Jean-Michel Boris (qui en deviendra Directeur général en 1979), évoquera les premiers concerts du génie en France. Il parle de "révolution". Une révolution pour installer le règne durable d'un Ray? Unique au monde, le Roi Charles, pour sûr... »
Par Bruno PFEIFFER - LIBERATION




« Tout simplement bouleversant !» par Blues & Co

Qui n’a jamais entendu cet illustre et incontournable chanteur-pianiste auteur-compositeur Ray Charles Robinson, plus connu sous le nom de Ray Charles ? Il fait partie des plus grands artistes afro-américains que cette nation a pu connaître au cours du vingtième siècle. Pour commémorer les dix ans de la disparition (Ray Charles est décédé le 10 juin 2004), Frémeaux & Associés a édité ce coffret de trois cd reprenant les concerts donnés au Palais des sports en octobre 1961 et ceux de l’Olympia en mai 1962. En backing vocals figuraient les Raelettes : Gwen Berry, Margie Hendricks (avec qui il aura un enfant : Charles Wayne), Pat Lyles et Darlene McCrea, ainsi qu’une imposante section cuivres. Lors des dates prévues à Paris en octobre 1961, sa venue attira une foule si nombreuse, qu’il fallut rajouter plusieurs dates de concerts, ce qui a permis à 35000 fans d’assister à ses remarquables et émouvantes prestations. Vous retrouverez bien évidemment tous ces grands succès qui ont fait le tour de la planète : « Hit the road Jack », « What’d I say », « Georgia on my mind », « I got a woman », « Hallelujah, I love her so »… En ce qui concerne les titres jazz, j’ai noté pour vous « I’m gonna move to the outskirts of town » avec un saisissant et inoubliable solo de trompette qui embellit cette œuvre musicale et un standard de la country-music revu  et corrigé par le genius : « I can’t stop loving you » de don Gibson créateur du célèbre « Oh lonesome me ». Ray Charles livre toute son énergie émotionnelle et son irrésistible magnétisme fait des ravages du premier au dernier titre des ces enregistrements publics. Brother Ray est out simplement bouleversant !
Par Bruno MARIE – BLUES & CO




« Tout est remarquable de fraîcheur et d’implication » par Jazzmag -Jazzman

Ray Charles s’est produit pour la première fois en France en juillet 1961 à l’occasion du festival d’Antibes. Il était alors à la tête d’une petite formation de sept musiciens. Sa carrière internationale était lancée et, trois mois plus tard, il entamait une nouvelle tournée, avec un big band de seize musiciens cette fois, qui devait le conduire à Zurich et Lyon, mais surtout à Paris où, aux quatre concerts initialement prévus, il fallait en ajouter deux pour satisfaire la demande. Alors au faite de sa popularité, il avait réussi la fusion des ses racines, le rhythm and blues et le gospel, amorçant la révolution soul qui allait secouer la Great Black Music plusieurs décennies durant. Mais, avec son passage d’Atlantic à ABC en 1960, il s’était fixé un autre objectif : réaliser le fameux crossover en direction du « grand public » - sans distinction d’origine ethnique ou sociale. Même si, fondamentalement, son chant restait indéfectiblement ancré dans la tradition noire, il allait le mettre au service de compositions jusqu’alors clairement identifiées comme « blanches ». Une stratégie gagnante qui trouvera son apogée avec deux albums, « Modern Sounds In Country and Western Music », publiés à l’époque des concerts proposés par Frémeaux dans le triple cd « Live in Paris ». Parmi ceux-ci, les prestations d’octobre 1961, sont d’autant plus précieuses que c’est la seule trace enregistrée de concerts où Ray Charles joue uniquement de l’orgue Hammond. Un instrument qui convient parfaitement à son jeu et en renforce l’aspect churchy. Les intros d’“I Believe To My Soul” ou “What’d I say” sont particulièrement substantielles, tout comme le solo de “Moanin’”. Piochant dans les trois premiers concerts enregistrés par l’ORTF au Palais des sports, le compilateur a retenu dix-huit thèmes, certains revenant deux fois au fil des prestations, car si Ray Charles ne pouvait autrement que reprendre les succès attendus du public, il laissait aussi libre cours à l’inspiration du moment. L’examen des titres interprétés montre des différences dans le choix et l’ordonnancement du répertoire d’un concert à l’autre. Ce qui reste intangible, c’est la faculté de Ray de se projeter, de s’investir dans sa musique. Il ne semble jamais si proche du nirvana que lorsque Margie Hendrix, à la tête des Raelettes, lui donne la réplique. Ses vociférations incendiaires dans « My Baby » lui tirent des râles de plaisir ! Elle tient tête aussi crânement au « patron » dans « Hit The Road Jack » ou « Tell The Truth ». Lorsque Ray Charles revient en 1962, Norman Granz a élargi la tournée à plusieurs villes européennes dont dix françaises. À Paris, Franck Tenot et Daniel Filipacchi ont retenu l’Olympia du 17 au 25 mai. L’orchestre et les Raelettes sont les mêmes, mais le Genius est à nouveau au piano. L’enregistrement, plus lumineux, le met bien en valeur tout comme le big band, brillant dans les ensembles ou les interventions de Phil Guilbeau à la trompette, David Newman ou Don Wilkerson au ténor. Le répertoire s’est enrichi des succès récents comme « I Can’t Stop Lovin’ You et Unchain My Heart ». Il inclut aussi des compositions du « poète du blues », Percy Mayfield (Hit The Road Jack, Danger Zone…). Là encore, tout est remarquable de fraîcheur et d’implication, mais la perle réside dans « Untitled Blues », une improvisation de huit minutes au piano, simplement soutenue par la basse et la batterie. En état de grâce, Ray Charles y déploie tout son savoir-faire au service d’une émotion, d’un feeling quasiment palpable. Si l’on peut remercier le compilateur de n’avoir pas présenté deux fois le même titre sur un même cd, on lui reprochera des crédits parfois fantaisistes et un séquençage arbitraire : pourquoi commencer par les titres avec les Raelettes quand on sait qu’elles sont normalement sollicitées plus tard ? Et pourquoi présenter en milieu de cd les pièces instrumentales d’introduction ? Si la sélection rend bien compte de l’étendue du répertoire, il y manque malheureusement une des très rares interventions de Ray Charles au sax alto : lors du concert du 20 mai, il avait en effet joué lui-même le thème de « Blue Stone », habituellement interprété par Hank Crawford.
Par JAZZMAG - JAZZMAN




« Du jamais vu pour un artiste afro-américain » par Jazz News

L’histoire d’amour entre Ray Charles et le public français fut immédiate et considérable (due, en partie, au flair et au sens de la communication des futurs Citizen Kane, Franck Ténot et Daniel Filipacchi). En 1961, Ray Charles a 31 ans, il est au sommet de sa créativité. Il vient de quitter Atlantic pour Impulse et se produit pour la première fois à l’étranger, quatre soirs de suite au festival d’Antibes (filmé par J.-C. Averty, objet du DVD « Live in Europe »). Son succès est tel qu’il revient trois mois plus tard à la tête d’une grande formation (vingt musiciens excellents), troque son piano pour un orgue Hammond durant une série de cinq, finalement sept concerts (dont un réservé aux G.I. durant lequel Ray Charles aurait joué du saxophone alto) au tout nouveau Palais des sports parisien attirant – du jamais vu pour un artiste afro-américain – la bagatelle de 35 000 spectateurs, à 70% âgés entre 16 et 20 ans. Néophytes, minets, futurs yé-yés, amateurs de soul, de blues, de rock et, bien sûr, de jazz (« figues moisies ») comme « raisins aigres »), ils sont tous là, subjugués. Six mois plus tard, rebelote, à l’Olympia cette fois, même line up. Seule différence, l’abandon de l’orgue au profit du piano. Trois CD pour revivre un des moments clé de la conquête de l’Europe par la Great Black Music !
Par Jean-Pierre BRUNEAU – JAZZ NEWS




« Des moments historiques » par Soul Bag

Lors des concerts parisiens de Ray Charles, en 1961 et 1962, tout concourait à en faire des moments historiques. Lui-même était au zénith de son art, tant sur le plan vocal qu’instrumental, tandis qu’il était porté par son impeccable premier « big band », comportant des solistes du calibre de David « Fathead » Newman , Don Wilkerson, Phil Guilbeau, ou de la flamboyante Margie Hendrix (quatre duos avec Brother Ray). Quant au répertoire, il était constitué de pièces R&B-soul, de blues, et ballades le plus souvent magistralement « bluesées ». Enfin, Ray commençait chaque concert par quelques instrumentaux. Outre des variations dans le répertoire, la différence essentielle entre les concerts de 1961 et ceux de 1962 réside dans le fait que dans les premiers Ray Charles jouait de l’orgue (pour l’unique fois au cours d’une tournée européenne), et du piano dans les seconds. Toute la musique contenue dans ce triple CD est admirable (il y a même un fabuleux blues instrumental au piano dont il n’existe aucun autre enregistrement) et – à onze titre près – tout était précédemment inédit. (…)
Par Maxime TRIAUX – SOUL BAG






“This release is definitely one to get” par Blues & Rhythm

Brother Ray’s appearances in France in 1961 really marked the beginning of his international fame. In July he had appeared at the Antibes Jazz Festival on the Cote D’Azur, then in October he had a series of shows at the Palais Des Sports in Paris; he returned to the French capital in May of the following year for another round of sold-out shows (at the Olympia this time), now promoted by Norman Granz and hot on the heels of the release of his ground-breaking LP, ‘Modern Sounds In Country & Western Music’. Three of the 1961 Paris shows (one from 20th October, afternoon and evening performances on 21st) were recorded for broadcast by French radio and these titles are here up until ‘What’d I Say’ on the second CD; the remaining tracks are 1962 recordings and seem to be from radio station ‘Europe N°1’. At least some, if not all, of this material has appeared on various bootlegs and digital releases, and the recording is very good. As for the music itself, this is Ray at the peak of his form. He tackles blues, r&b, jazz, pop, country, and soul, and some of the 1962 tracks are truly outstanding – it is good to hear Ray tackle Percy Mayfield’s ‘Hide Nor Hair’ and ‘Danger Zone’ (and ‘Hit The Road Jack’, of course). The band itself is a stellar sixteen-piece outfit, with Hank Crawford, David ‘Fathead’ Newman (I do wish he had left his flute back in U.S.A. though), Don Wilkerson, Rudy Powell and Leroy Cooper on saxes, four trombonists, four trumpeters and a small rhythm section backing Ray’s oh-so soulful vocals and piano or organ playing, and The Raelettes comprising the leather-lunged Margie Hendricks, Gwen Berry, Pat Lyles and Darlene McCrea. A comparison of the running times between various versions of the same songs shows how tight the bands was – for example the three renditions of ‘What’d I Say’ all clock in within less than thirty seconds of each other. The audience response is suitably enthusiastic throughout, adding greatly to the vibrant atmosphere, and if you like Ray Charles, this release is definitely one to get.
Par Norman DARWEN – BLUES & RHYTHM






« Un précieux coffret » Par Classica

En octobre 1961 au Palais des Sports puis en mai 1962 à l’Olympia le public parisien se presse pour découvrir un phénomène qui déchaîne l’enthousiasme : Ray Charles. Accompagné de sa grande formation et de son groupe vocal, les Raelettes, celui-ci confirme sur scène avec chaleur et engagement ses succès alors récents, tels « What I Say, Hit The Road Jack ou Georgia On My Mind », mais envoûte aussi avec des chansons moins connues mais éblouissantes comme « The Danger Zone ». En trois CD, ce précieux coffret permet de prendre la juste mesure de son extraordinaire présence, de son inégalable sens du blues, de sa voix unique, comme de la réception fervente des bienheureux présents. Un trésor.
Par Jean-Pierre JACKSON – CLASSICA




« Un phénomène qui déchaîne l’enthousiasme » par L’Express

En octobre 1961 au Palais des sports puis en mai 1962 à l’Olympia, le public parisien se presse pour découvrir un phénomène qui déchaîne l’enthousiasme : Ray Charles. Accompagné de sa formation et de son groupe vocal, les Raelettes, celui-ci confirme sur scène ses succès alors récents, tels « What I Say », « Hit the Road Jack » ou « Georgia on My Mind », mais envoûte aussi avec des chansons moins connues mais éblouissantes comme « The Danger Zone ». En trois CD, ce coffret permet de prendre la juste mesure de son extraordinaire présence, de son inégalable sens du blues et de sa voix unique
Par L’EXPRESS




« Ces concerts parisiens qui ont marqué l’histoire » par L’Echo Républicain

« Ce sont d’infatigables défenseurs du patrimoine sonore de l’Humanité. Les éditions Frémeaux ne se lassent pas de faire découvrir au public les plus belles plages musicales du passé, avec toujours un grand sens de la pédagogie. Ces esthètes ont eu la bonne idée de lancer récemment une collection appelée Live in Paris qui vise, comme son nom l’indique, à préserver et présenter des concerts historiques captés dans la capitale au cours des décennies passées. Ces enregistrements ne sont pas toujours complètement inédits. Ils sont passés entre les mains des fans, par fois avec une qualité pas optimale. Rien de tout ça ici. Comme toujours chez Frémeaux, la reproduction sonore est parfaite. (…) Plus explosif encore, un tripleCD consacré à Ray Charles lors de ses passages à l’Olympia et au Palais des Sports en 1961 et 1962. Au sommet de sa forme, le “Genius” a chauffé la salle avec tous ses tubes (Hit the road Jack, What ’d I say , Unchain my heart…) , mais aussi de nombreux morceaux moins connus où les musiciens laissent éclater leur talent. Du très grand art ! »
Par Rémi BONNET – L’ECHO REPUBLICAIN




« Un raz de marée émotionnel » par Le Temps

Le Genius saisi en son émergence ? C’est ce que, emporté par l’enthousiasme, on aimerait dire de ces concerts parisiens qui se (re)vivent comme un raz de marée émotionnel. En 1961-62, le phénomène Ray Charles existe déjà depuis plusieurs années : c’est donc, plutôt, aux balbutiements de son exportation qu’on assiste ici - mais exhiber dans les salles de la vieille Europe la boussole de la soul est en soi quelque chose d’énorme, dont ces bandes bénies et amoureusement restaurées ont capté la magie. Sensible à cet accueil messianique, Brother Ray chante, joue, respire, se balance (on entend tout cela) comme si le destin du monde en dépendait. En quoi il avait parfaitement raison.
Par Michel BERBEY – LE TEMPS (SUISSE)




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