SODOME ET GOMORRHE - VOL. 4 - MARCEL PROUST

À LA RECHERCHE DU TEMPS - L’ESSENTIEL LU PAR DANIEL MESGUICH

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Artiste DANIEL MESGUICH
Format : Livre Audio WAV
Livret : 12 PAGES
Nombre de CDs : 4
Version : Texte abrégé


29,99 € TTC

FA8134

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Pour la première fois, un éditeur présente l’essentiel de l’oeuvre de Marcel Proust, en présentant une écoute choisie d’À la recherche du temps perdu.
Frémeaux & Associés propose une anthologie d’À la recherche du temps perdu. La quintessence du chef-d’oeuvre de Marcel Proust est ici choisie avec soin et finesse par Paul Desalmand puis transmise, avec une justesse et une maîtrise de la langue remarquables, par Daniel Mesguich qui met tout son talent au service de la beauté et du sens du texte.
Un voyage au coeur de cette oeuvre immense et grandiose dans laquelle Marcel Proust peint avec précision et subtilité les circonvolutions de la psychologie humaine. Sodome et Gomorrhe.
Ce quatrième volume offre une plongée au coeur des mystérieuses contrées de Sodome et Gomorrhe qu’explore avec curiosité le narrateur à travers Charlus et Albertine.
Plus largement, nous est peint une société de masques où l’hypocrisie et l’individualisme creusent un fossé entre les êtres. L’incompréhension passe par le langage, qu’il soit comique et touchant comme la parlure de la fille de Françoise et celle des deux courrières de l’hôtel de Balbec, ou maladroit et cinglant comme celui des Verdurin.
L’acuité du regard de Proust, enrichi par le talent de Daniel Mesguich, exacerbe ici l’incommunicabilité entre les êtres, leur incapacité à se comprendre et donc leur profonde solitude.
Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

PRODUCTION : CLAUDE COLOMBINI FRÉMEAUX
Proust vol.4 FA8134


Marcel Proust

À la recherche du temps perdu (IV)
Sodome et Gomorrhe

LU PAR Daniel Mesguich



COFFRET 4 CD


À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU
Sodome et Gomorrhe
Marcel PROUST


CD1 - Les courageux exilés de Sodome
Chez Proust, «?Sodome?» correspond à l’homosexualité masculine et «?Gomorrhe?» à l’homosexualité féminine. Ces thèmes sont présents dans la quasi-totalité de l’œuvre. Dans ce tome IV de la série, ce sont surtout le baron Charlus pour Sodome et Albertine pour Gomorrhe qui sont concernés. Le côté Sodome de Charlus, d’abord masqué, est de plus en plus manifeste. Son côté femme s’affirme. Dans le passage qui suit le Narrateur explique ce qu’il a pu observer d’une rencontre entre Charlus et le giletier Jupien.
?1    Le nouveau Charlus, I    5’08
?2    Le nouveau Charlus, II    6’10
?3    Le nouveau Charlus, III    7’20
Charlus est l’objet d’une véritable transmutation. Il a l’air d’une femme parce que c’en est une.
?4    Transformation de Charlus    7’50
Le récit des événements est parfois interrompu par des pages d’analyse. Ici, le Narrateur s’arrête sur les caractéristiques des invertis pauvres (ce qui n’est pas le cas de Charlus).
?5    Les invertis pauvres    3’53
Dans la suite de ce qui précède, l’analyse porte cette fois sur les invertis solitaires.
?6    Les solitaires, I    5’49
?7    Les solitaires, II    5’59
Proust s’arrête longuement sur le «?monde?», le mot étant pris dans son sens de «?société mondaine?». Il en peint les ridicules, mais aussi les tares, ici la lâcheté.
?8    La lâcheté du monde    6’15
Un petit incident qui se produit à l’occasion d’une réception souligne la futilité et la mesquinerie de ce milieu.
?9    Le jet d’eau et l’invitée inondée    5’19
Le propre de cette société aristocratique est que tout y est étroitement codé, en particulier le fait d’être invité ou de ne pas l’être, la manière d’être reçu quand on arrive. L’«?inférieur?» doit savoir être discret.
10    L’amabilité aristocratique    6’11
Dans ces milieux de «?la haute?», la lutte de prestige se fait par le biais des salons. Il importe d’avoir dans ses réceptions des grands noms. Mme de Saint-Euverte vient à la réception des Guermantes surtout pour se faire confirmer par tel ou telle qu’ils seront bien présents à sa prochaine réunion.
11    Le salon de Mme de Saint-Euverte    4’43
La grande question de l’époque est l’affaire Dreyfus. Dreyfus est un officier juif injustement condamné. La France est partagée entre ses partisans, les dreyfusards, et ceux qui mettent en avant l’honneur de l’armée, les antidreyfusards. Le duc de Guermantes a de la peine à admettre que Swann, bien que juif, ait trahi la caste qui l’a admis comme l’un des siens.
12    Le duc et Swann dreyfusard, I    4’08
13    Le duc et Swann dreyfusard, II    4’45
L’accueil fait par le duc de Guermantes à un musicien que lui présente sa femme, ainsi que le biais que trouve cette dernière pour ne pas aller à la réception de Mme de Saint-Euverte, traduisent le souci des préséances et des bienséances qui caractérise les milieux aristocratiques.
14    Présentation d’un musicien    4’49

CD2 - Le théâtre du monde
Admis dans le salon de la duchesse de Guermantes, le Narrateur observe et brosse des portraits qui font penser parfois à La Bruyère. Ici la marquise de Citri dont on pourrait dire qu’elle est née ennuyée.
?1    La marquise de Citri    4’20
La marquise de Surgis est venue avec ses deux fils qui sont très beaux. L’intérêt que lui porte Charlus n’est que la conséquence de la fascination qu’il éprouve à l’égard de ces jeunes gens.
?2    Charlus et les deux fils
    de Madame de Surgis    3’06
Swann, sur lequel était centré le tome I. Il est maintenant malade et la dégradation physique fait ressortir son côté juif.
?3    Swann malade    4’59
Le baron Charlus, parce qu’il fait partie des Guermantes, voit de haut les «?inférieurs?». Ainsi, d’une façon qu’il doit estimer aristocratique mais qui l’est peu, il porte un jugement plein de morgue sur le salon de Mme de Saint-Euverte.
?4    Charlus vitupérant le salon
    de Mme de Saint-Euverte    3’50
«?Un amour de Swann?», partie centrale du tome I de la Recherche, qui parle de la relation de Swann et d’Odette, apparaît comme une préfiguration de ce qui va arriver au Narrateur. Cela vaut en particulier pour le thème de la jalousie sur lequel Swann s’arrête ici.
?5    Swann parlant de la jalousie    3’37
Le prince de Guermantes, cousin du duc, était antidreyfusard, comme tous ceux de son clan. Mais les preuves s’accumulant en faveur de Dreyfus, il change d’avis. Il s’en confesse à Swann qui fait part de cette conversation au Narrateur.
?6    Swann explique que le prince est devenu dreyfusard    4’51
Comme son mari, la princesse passe dans le camp des dreyfusards.
?7    La princesse de Guermantes
    et l’affaire Dreyfus    6’29
La princesse de Guermantes, cousine par alliance de Charlus, tombe amoureuse de lui. Le Narrateur en observe les preuves. Cette impulsion n’aura pas de suite.
?8    La princesse amoureuse de Monsieur de Charlus    5’25
Les deux frères, le duc de Guermantes et le baron Charlus sont très différents et ont chacun leur champ d’activité, notamment pour ce qui est de la sexualité. Mais il leur arrive de bavarder.
?9    Les deux frères, le duc et Charlus, bavardent    5’51
Autre portrait esquissé, celui de la princesse d’Orvillers qui n’est pas en reste du point de vue des préséances.
10    La princesse d’Orvillers    3’38
La soirée se termine et le Narrateur qui est quasiment devenu un intime du clan Guermantes rentre dans leur voiture. Mais il a la tête ailleurs. Ces mondanités ne lui ont pas fait oublier Albertine.
11    En voiture avec la duchesse    2’44
Le duc et la duchesse sont invités à une «?redoute?» (en l’occurrence un bal masqué). Mais, une nouvelle risque de leur faire perdre ce plaisir. On leur annonce la mort d’un cousin, le marquis d’Osmond. Le duc qui ne veut pas manquer la fête écarte la nouvelle d’une façon qui est restée célèbre.
12    La redoute et la mort    3’38
Françoise, la domestique réapparaît de temps à autre dans le récit. Elle se trouve ici, dans la cuisine en compagnie de sa fille. Le Narrateur est sensible à leurs manières de parler, celle de Françoise plus rattachée au passé, celle de sa fille influencée par l’argot parisien.
13    Françoise et sa fille    6’55
Si le Narrateur avait envie que la soirée des Guermantes se termine, s’il refuse de les accompagner au bal masqué, c’est qu’il pense à Albertine, dont, de retour chez lui, il apprend par Françoise qu’elle n’est pas arrivée.
14    Albertine attendue, I    7’58
15    Albertine attendue, II    6’13
Il y a chez Proust une veine comique et un intérêt pour les faits de langue qui se rejoignent ici dans l’évocation des cuirs systématiques faits par le directeur de l’hôtel de Balbec.
16    Les intermittences du cœur    3’50

CD3 - Du côté de Gomorrhe
La mort de la grand-mère du Narrateur a douloureusement frappé sa mère. Il observe chez elle une profonde transformation.
?1    Chagrin de la mère    5’43
La jalousie relative à Albertine se caractérise par deux aspects. Elle est relative à des femmes, en raison des goûts particuliers de la jeune fille, et elle a le plus souvent un caractère rétrospectif, le Narrateur essayant de reconstituer le passé.
?2    Albertine suspectée, I    5’02
?3    Albertine suspectée, II    8’30
Le comportement d’Albertine au Casino suscite des soupçons qui, à peine estompés, renaissent sous une autre forme.
?4    Albertine au casino    6’48
Le Narrateur, pour mettre un terme à ses soupçons, décide d’avoir une explication avec Albertine.
?5    Explication avec Albertine, I    6’15
?6    Explication avec Albertine, II    7’26
?7    Explication avec Albertine, III    6’17
Albertine reste à jamais liée à la petite bande sur laquelle le narrateur revient à nouveau. Andrée et Albertine se montrent plus réservées mais peut-être seulement par prudence.
?8    La petite bande, I    5’25
?9    La petite bande, II    3’58
Nous quittons Gomorrhe pour revenir à Sodome. Il s’agit cette fois de Nissim Bernard, riche membre de la communauté juive qui a un penchant marqué pour les jeunes gens.
10    Nissim Bernard et les jeunes gens    4’53
Le mot «?courrière?» désignait, dans les hôtels, les employées chargée de remettre les dépêches, d’assurer le service du courrier. Le Narrateur apprécie les échanges qu’il a avec deux d’entre elles.
11    Les deux courrières, I    6’28
12    Les deux courrières, II    4’51
Continuant de suspecter Albertine, le Narrateur ne cesse de revenir sur différents aspects de son comportement. Il nous dit que la jalousie causée par les femmes qu’aimait peut-être Albertine allait brusquement cesser, mais il n’en sera rien.
13    Nouveaux soupçons sur Albertine    7’02

CD4 - Autour d’Albertine
Comme le Narrateur, les Verdurin ont choisi la côte normande pour leur endroit de villégiature. Bien entendu, le salon continue de recevoir ceux qui en sont dignes. Cela nécessite un déplacement en train depuis Balbec.
?1    En train pour la soirée Verdurin, I    5’28
?2    En train pour la soirée Verdurin, II    5’55
Ce qui compte avant tout pour les Verdurin ce sont les personnes qui peuvent fréquenter leur salon. Dechambre était un pianiste dont on appréciait le jeu. Mais il a le tort de mourir et perd de ce fait tout intérêt.
?3    Les Verdurin et les morts, I    5’21
?4    Les Verdurin et les morts, II    7’14
Pour rester proche de Morel, le violoniste dont il est entiché, Charlus daigne s’abaisser à fréquenter le salon Verdurin. C’est l’occasion, pour le Narrateur, de revenir sur sa transformation.
?5    Transformation de Monsieur de Charlus    6’20
Surtout, en présence de Charlus, qui est d’un autre monde, Mme Verdurin commet des gaffes. Ici, elle devient gênante pour Charlus du fait qu’elle ignore le sens particulier que peut avoir l’expression «?en être?».
?6    Vous en êtes    3’56
Brichot est un universitaire, professeur à la Sorbonne, souvent pédant dans l’insistance mise à expliquer les étymologies. Il est un fidèle du salon, mais commence à lasser un peu Mme Verdurin, ce qu’elle a la maladresse de laisser voir.
?7    Brichot    3’50
Mme Verdurin ne sait pas à quoi s’en tenir pour ce qui est de Charlus. Les questions qu’elle lui pose ne l’avancent pas beaucoup car elle ne sait pas s’il dit la vérité ou s’il fabule.
?8    Mme Verdurin s’interroge sur Charlus    3’53
Le thème du sommeil qui apparaît dès le début de la Recherche revient ici, longuement analysé par le Narrateur.
?9    Sur le sommeil, I    4’11
10    Sur le sommeil, II    5’41
Albertine est la cause de nombreux moments de souffrance lorsque le Narrateur est en proie aux soupçons, mais viennent parfois de bons moments.
11    Moments avec Albertine, I    4’41
12    Moments avec Albertine, II    3’49
Le tome IV se termine par une surprise, une décision dont le Narrateur fait part à sa mère et que rien ne laissait vraiment attendre.
13    J’épouse Albertine, I    6’48
14    J’épouse Albertine, II    6’49


À la recherche du temps perdu est un roman dont la matière se répartit en sept tomes qui sont :
1. Du côté de chez Swann (1913).
2. À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919).
3. Le Côté de Guermantes (1920-1921).
4. Sodome et Gomorrhe (1921-1922).
5. La Prisonnière (1923).
6. La Fugitive (1926).
7. Le Temps retrouvé (1927).

Une très riche documentation sur Proust dans le «?Quid?» qui figure au début du tome I de la Recherche dans la collection Bouquins. Sur l’homme, il faut lire Monsieur Proust dû à celle qui durant les huit dernières années de sa vie lui a été entièrement dévouée. Nous nous contenterons de fournir la documentation susceptible de faciliter la compréhension des passages lus.



SODOME ET GOMORRHE
Chez Proust, «?Sodome?» désigne l’homosexualité masculine et «?Gomorrhe?» l’homosexualité féminine. Ces termes proviennent d’un texte de la Bible dont nous donnons les références plus loin. Cette opposition entre Sodome et les sodomites d’une part pour ce qui concerne l’homosexualité masculine et, d’autre part, Gomorrhe et les gomorrhéennes pour l’homosexualité féminine, est propre à Proust. Elle n’est pas restée dans la langue.

Assez souvent, pour parler de l’homosexualité en général, Proust ou son narrateur parle d’«?inversion?» pour le phénomène et d’«?invertis?» pour les personnes concernées.

Le thème n’est pas développé que dans ce tome IV de la Recherche. Il se retrouve tout au long de l’œuvre. Au point, qu’un temps, Proust a pensé désigner l’ensemble de son roman par ce titre Sodome et Gomorrhe.
La famille de Guermantes est très concernée par Sodome puisque s’y rattachent le frère du duc (le baron Charlus), son cousin (le prince de Guermantes) et son neveu (Saint-Loup). En dehors de cette famille, apparaissent le financier juif Nissim Bernard, le giletier Jupien, Legrandin, le marquis de Vaugoubert, Morel le violoniste et de nombreux comparses.

Dans Gomorrhe, mais pas à titre exclusif, se rangent Albertine, son amie Andrée, Mlle Vinteuil, peut-être épisodiquement Gilberte.

Sodome et Gomorrhe dans la Bible
L’épisode relatif à Sodome et Gomorrhe se trouve dans la Bible hébraïque et donc dans l’Ancien Testament des chrétiens (Genèse, XIX). Le Coran relate l’événement, mais sans nommer les villes. Sodome et Gomorrhe sont deux villes que l’on situe généralement au sud de la mer Morte. Un habitant de Sodome, Loth, fait preuve de la plus généreuse hospitalité à l’égard de deux anges. Mais les habitants de la ville se pressent autour de sa maison avec la volonté de «?connaître?» (dans le sens biblique) les étrangers. Loth leur propose de recourir plutôt à ses deux filles qui sont vierges. Comme les assailllants se montrent menaçants, les anges les rendent aveugles pour qu’ils ne puisent pas trouver la porte et ils incitent Loth à partir avec les siens. Peu de temps après l’Éternel répand sur Sodome et Gomorrhe une pluie de soufre et de feu : (XIX, 26) «?Il anéantit ces villes, ainsi que tout le circuit, tous les habitants des villes et les germes du sol.?»

CD 1

Les transformations de Charlus
Le baron Charlus, brillant représentant de la famille de Guermantes, est l’objet d’une double évolution. D’une part, son homosexualité se manifeste de plus en plus clairement, le masochisme venant s’y ajouter. D’autre part, il est l’objet de transformations physiques qui vont dans le sens d’une dégradation.
L’analyse de l’homosexualité masculine
De temps à autre, le Narrateur interrompt le cours du récit pour se livrer à une analyse. Il le fait à plusieurs reprises à propos de l’homosexualité masculine, s’interrogeant, en particulier, sur les pauvres et les solitaires.

CD 2
L’affaire Dreyfus

L’affaire Dreyfus divise la France. Les dreyfusards sont favorables à cet officier juif injustement accusé. Les antidreyfusards, souhaitant que l’on ne touche pas à l’honneur de l’armée française, sont contre la révision du procès. Les choix se font, le plus souvent, en fonction de l’appartenance sociale. Ainsi l’aristocratie est-elle d’un bloc antidreyfusarde. Cependant les preuves en faveur de Dreyfus s’accumulant, certains membres de cette aristocratie en viennent à changer de camp. C’est le cas du prince et de la princesse de Guermantes.
Peinture du milieu aristocratique
Le Narrateur, non seulement a réussi dans son projet d’être reçu par la duchesse de Guermantes, mais il est devenu un habitué de son salon. Cela lui permet d’observer et de décrire ce milieu. Il en souligne la futilité, le formalisme, un égoïsme forcené, tout en lui trouvant, à l’occasion, quelques charmes. Comme chez les Verdurin, on trouve les morts encombrants.


CD 3
La mort de la grand-mère

La mort de la grand-mère provoque un grand chagrin chez sa fille qui se met à lui ressembler. Le Narrateur est aussi très touché par ce décès.
Albertine
Albertine, l’une des jeunes filles de la «?petite bande?» de Balbec a-t-elle des relations physiques avec d’autres femmes ? C’est une question qui torture le Narrateur dont elle est la préférée. Le thème reviendra à diverses reprises, notamment dans les tomes V et VI (La Prisonnière, La Fugitive) dont Albertine est le personnage principal.
Nissim Bernard
Nissim Bernard (Nissim est le prénom) est un Juif riche, grand-oncle d’un autre personnage (Bloch). Ses aventures homosexuelles au Grand-Hôtel de Balbec prêtent souvent à rire.

Les deux courrières

Une «?courrière?» est la personne qui assure le service du courrier dans un grand hôtel. Le Narrateur se lie d’amitié avec l’une d’elle nommée Céleste Albaret. Le modèle est ici Céleste Albaret, née Gineste, qui fera preuve d’un dévouement sans limites à Proust durant ses huit dernières années. On lui doit un livre de souvenirs très précieux (Monsieur Proust).


CD 4
Les Verdurin en Normandie
Le séjour à Balbec risquait de nous faire oublier le salon Verdurin. Heureusement, ce couple de bourgeois snobs a loué une maison sur la côte normande si bien que le lecteur va pouvoir retrouver cet univers. Le baron Charlus méprise ce milieu bourgeois et il laisse paraître son mépris à plusieurs reprises. Mais il devient un assidu du salon Verdurin du fait de la présence de Morel, un violoniste auquel il est très attaché. Mme Verdurin finit par le prendre en grippe et par provoquer une rupture avec Morel.
Albertine
Ce tome IV se termine sur un coup de théâtre. Le Narrateur dit à sa mère : «?J’épouse Albertine.?» Les deux tomes qui suivent vont être centrés sur les prolongements de ce souhait.



Daniel Mesguich a joué dans de nombreux films (sous la direction entre autres d’Ariane Mnouchkine, Francis Girod, François Truffaut, Michel Deville, James Ivory, Alain Robbe-Grillet) et de nombreuses pièces de théâtre (Platonov, Hamlet, Dom Juan…). Il a mis en scène près de deux cents spectacles pour le théâtre (Médée d’Euripide, Électre de Sophocle, Ham­let, Le Roi Lear, Roméo et Juliette, Titus Andronicus, La Tempête et Antoine et Cléopâtre de Shakespeare, La Dévotion à la croix de Calderon, Andromaque, Britannicus, Bérénice, Mithridate et Esther de Racine, Dom Juan de Molière, Cinna de Corneille, Le Prince travesti et La Seconde Surprise de l’amour de Marivaux, Le Prince de Hombourg de Kleist, Marie Tudor de Hugo, Lorenzaccio de Musset, Platonov de Tchekhov, Tête d’or de Claudel, mais aussi Le Diable et le Bon Dieu de Sartre, Folie ordinaire d’une fille de Cham de Julius Amédé Laou, Le Désespoir tout blanc de Clarisse Nicoïdski, L’Histoire (qu’on ne connaîtra jamais) d’Hélène Cixous…) et l’opéra (Le Grand Macabre de Ligeti, Der Ring des Niebelungen de Wagner, La Passion de Gilles de Boesmans, Un bal masqué de Verdi, Gogol de Lévinas, Wozzeck de Berg, La Damnation de Faust de Berlioz, Elephant Man de Petitgirard…). Il a dirigé le Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis et le Théâtre national de Lille. Ancien élève du Conservatoire national supérieur d’Art dramatique, il y est professeur depuis 1983 et en a été le directeur de 2007 à 2013. Il donne de nombreuses master classes dans le monde entier (Chine, États-Unis, Hongrie, Bosnie, Mexique). Il a également traduit plusieurs textes dramatiques (outre Euripide, Shakespeare et Kleist) et publié plusieurs essais sur le théâtre (L’Éternel éphémère aux éditions Verdier, notamment).



Marcel Proust
Sodome et Gomorrhe - L’ESSENTIEL
Lu par Daniel Mesguich


Pour la première fois, un éditeur présente l’essentiel de l’œuvre de Marcel Proust, en présentant une écoute choisie d’À la recherche du temps perdu.
Frémeaux & Associés propose une anthologie d’À la recherche du temps perdu.
La quintessence du chef-d’œuvre de Marcel Proust est ici choisie avec soin et finesse par Paul Desalmand puis transmise, avec une justesse et une maîtrise de la langue remarquables, par Daniel Mesguich qui met tout son talent au service de la beauté et du sens du texte.
Un voyage au cœur de cette œuvre immense et grandiose dans laquelle Marcel Proust peint avec précision et subtilité les circonvolutions de la psychologie humaine.

Sodome et Gomorrhe
Ce quatrième volume offre une plongée au cœur des mystérieuses contrées de Sodome et Gomorrhe qu’explore avec curiosité le narrateur à travers Charlus et Albertine. Plus largement, nous est peint une société de masques où l’hypocrisie et l’individualisme creusent un fossé entre les êtres. L’incompréhension passe par le langage, qu’il soit comique et touchant comme la parlure de la fille de Françoise et celle des deux courrières de l’hôtel de Balbec, ou maladroit et cinglant comme celui des Verdurin. L’acuité du regard de Proust, enrichi par le talent de Daniel Mesguich, exacerbe ici l’incommunicabilité entre les êtres, leur incapacité à se comprendre et donc leur profonde solitude.    
Claude Colombini Frémeaux





EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Le nouveau Charlus, I05'08
02 Le nouveau Charlus, II06'10
03 Le nouveau Charlus, III07'20
04 Transformation de Charlus07'49
05 Les invertis pauvres03'53
06 Les solitaires, I05'49
07 Les solitaires, II05'58
08 La lâcheté du monde06'15
09 Le jet d'eau et l'invitée inondée05'19
10 L'amabilité aristocratique06'11
11 Le salon de Mme de Saint-Euverte04'42
12 Le duc et Swann dreyfusard, I04'08
13 Le duc et Swann dreyfusard, II04'44
14 Présentation d'un musicien04'48
CD 2
01 La marquise de Citri04'20
02 Charlus et les deux fils de Madame de Surgis03'06
03 Swann malade04'58
04 Charlus vitupérant le salon de Mme de Saint-Euverte03'49
05 Swann parlant de la jalousie03'36
06 Swann explique que le prince est devenu dreyfusard04'51
07 La princesse de Guermantes et l'affaire Dreyfus06'29
08 La princesse amoureuse de Monsieur de Charlus05'24
09 Les deux frères, le duc et Charlus, bavardent05'51
10 La princesse d'Orvillers03'37
11 En voiture avec la duchesse02'44
12 La redoute et la mort03'27
13 Françoise et sa fille06'55
14 Albertine attendue, I07'57
15 Albertine attendue, II06'12
16 Les intermittences du coeur03'50
CD 3
01 Chagrin de la mère05'43
02 Albertine suspectée, I05'01
03 Albertine suspectée, II08'29
04 Albertine au casino06'47
05 Explication avec Albertine, I06'14
06 Explication avec Albertine, II07'26
07 Explication avec Albertine, III06'17
08 La petite bande, I05'25
09 La petite bande, II03'57
10 Nissim Bernard et les jeunes gens04'52
11 Les deux courrières, I06'27
12 Les deux courrières, II04'50
13 Nouveaux soupçons sur Albertine07'02
CD 4
01 En train pour la soirée Verdurin, I05'28
02 En train pour la soirée Verdurin, II05'55
03 Les Verdurin et les morts, I05'21
04 Les Verdurin et les morts, II07'13
05 Transformation de Monsieur de Charlus06'19
06 Vous en êtes03'56
07 Brichot03'50
08 Mme Verdurin s'interroge sur Charlus03'53
09 Sur le sommeil, I04'11
10 Sur le sommeil, I05'40
11 Moments avec Albertine, I04'41
12 Moments avec Albertine, II03'49
13 J'épouse Albertine, I06'47
14 J'épouse Albertine, II06'48
"Le chef-d’œuvre de la littérature mondiale donne de la voix" par Le journal du médecin

Si certains considèrent que lire l’intégrale de A la recherche du temps perdu, en est justement un, ils peuvent y remédier en plongeant avec délectation dans l’ouvrage de titan que sont occupées à réaliser les éditions Frémeaux. Elles ont en effet demandé au grand comédien Daniel Mesguich de lire l’intégrale du chef d’œuvre littéraire de Marcel Proust. La quatrième partie, Sodome et Gomorrhe vient d’être éditée, l’occasion une fois encore de plonger dans la description fine et précise des méandres de la psychologie humaine.


B.R. - LE JOURNAL DU MEDECIN




« Mesguish ne cesse de nous enchanter ! » par Lire

Après « Du côté de chez Swann, A l’ombre des jeunes filles en fleurs, et Le Côté de Guermantes », voici le quatrième coffret, « Sodome et Gomorrhe ». Un autre éditeur, Thélème, enregistra il y a quelques années la totalité de la « Recherche », faisant appel à plusieurs acteurs qui, par la multiplicité de leurs talents, donnèrent une dimension polyphonique à l’œuvre de Proust. Chez Frémeaux, le parti pris est celui de l’unicité de la voix du narrateur. Aussi la lecture en a-t-elle été confiée au seul Daniel Mesguich qui, depuis son enregistrement de « Mémoires d’outre-tombe », ne cesse de nous enchanter par sa scrupuleuse attention à toutes ces inflexions d’un texte. Il ne s’agit pas d’une intégrale, mais d’une présentation de l’essentiel de cette œuvre grandiose et géniale. Dans le précédent  numéro de « Lire » nous avions recommandé le bel essai de Nicolas Grimaldi, « Le Baiser du soir », paru aux Puf début septembre, et rappelé les ouvrages que ce philosophe avait consacrés à l’écrivain, oubliant de mentionner « Un été  avec Proust » (2014) auquel il participa. L’approche philosophique de Grimaldi et la lecture de Mesguich constituent une somptueuse double porte pour pénétrer dans cette œuvre qui demeure l’une des plus sensibles et des plus intelligentes de l’histoire de la littérature, et peut-être l’une des plus mal comprises encore aujourd’hui.
Par Jérôme SERRI – LIRE






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