FAUT-IL BRÛLER FREUD ? - MICHEL ONFRAY

CONFERENCE DE JUIN 2010 à ARGENTAN

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La psychanalyse, Freud, le complexe d’OEdipe, l’inconscient…
Depuis près d’un siècle les idées se répandent jusqu’à atteindre ce statut de vérité générale acceptée par tous.
Pourtant, aujourd'hui, Michel Onfray continue sa contre-histoire de la philosophie et analyse Freud.
En marge de sa grande fresque de la Contre-Histoire au sein de l’Université Populaire de Caen, Michel Onfray nous offre ici une synthèse de l’héritage de Freud du point de vue du philosophe.
L’effet placebo est-il la seule vertu de l’enseignement de Freud, les concepts fondateurs de la psychanalyse permettent- ils de comprendre quelqu’un d’autre que Freud lui-même ?
Face à la controverse, Michel Onfray explique, écrits de Freud à l’appui, sa vision ; il dissèque la philosophie de cette grande figure du XXème siècle pour nous présenter l’homme qui se cache derrière la discipline. Car finalement, la philosophie n’est-elle pas, comme le dit Nietzsche dans sa préface du Gai savoir, l’autobiographie de son auteur ?

Lola Caul-Futy Frémeaux

"La pensée Freudienne n'est qu'une pensée magique"
Michel Onfray

"Le freudisme est une gnose, car il a réponse à tout et fonctionne en système clos : ce qui sort de lui est récupéré par lui comme résistance, refus signifiant la maladie, de sorte qu'on envoie bien vite l'athée au confessionnal sous prétexte qu'il lui faudrait une psychanalyse pour lever le conflit oedipien que sa résistance signale..."

Michel Onfray (Le Point 2010)

"Si Michel Onfray fait lire ou relire les oeuvres de Freud, c'est trés bien."
Michel Prigent (Président des PUF)

"On est loin d'un simple débat opposant les partisans et les adeptes de la psychanalyse, et l'on est en droit de se demander si les motivations marchandes ne sont pas désormais d'un tel poid éditorial qu'elles finissent par abolir tout jugement critique. La question mérite d'être posée."
Elisabeth Roudinesco (Le Monde)

Michel Onfray : Faut-il brûler Freud ? Conférence philosophique du 16/06/2010 à Argentan
Freud est traité dans les cours 15 et 16 de la Contre-Histoire de la Philosophie de Michel Onfray, à paraître en 2011

Production : Lola Caul Futy pour Groupe Frémeaux Colombini SAS.
Droits : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore.
"

Faut-il brûler FREUD ?

MICHEL ONFRAY
Faut-il brûler FREUD ?











Conférence philosophique du 16/06/2010 à Argentan

Dictionnaire historique de la langue française

“Psychanalyse désigne la méthode de psychologie clinique mise au point par Freud et fondée sur l’investigation des processus psychiques inconscients. Par métonymie, il désigne le traitement des troubles mentaux et somatiques par cette méthode.”

Freud, fondateur d’une doctrine
Figure incontournable de l’histoire des idées, Freud propose avec la psychanalyse une révolution de l’approche de la psyché et des comportements sociétaux. Au-delà de la discipline médicale à l’argumentation scientifique qui a su s’imposer comme une théorie mais aussi comme une pratique de référence, Freud cherche à définir une nouvelle perception de la nature de l’Homme et va jusqu’à conceptualiser l’origine primitive de l’homme et ses premiers traumas collectifs ; avec Avenir d’une Illusion, Malaise de la civilisation, et Moïse et le Monothéisme, Freud étend, dans ses dernières œuvres, son champ de réflexion vers l’anthropologie mais aussi la sociologie et la critique de la religion.
L’influence de Freud peut aujourd’hui se percevoir partout. En effet, au-delà des concepts fondateurs présents dans les écrits du médecin viennois, nombreux sont les courants de pensée se réclamant de l’héritage freudien qui viennent marquer l’évolution de notre société tout au long du XXème siècle. La pensée de Freud se développe et se décline pour venir toucher les différentes sphères des sciences sociales mais aussi les revendications politiques et sociétales. La pansexualité dans la doctrine de Freud ouvre par exemple la voie à la discussion d’un tabou historique de notre société judéo-chrétienne et se trouve instrumentalisée dans les combats pour la libération de la sexualité féminine. Les reprises et appropriations viennent ainsi s’intégrer aux réflexions de mouvements parfois contradictoires ou en concurrence, des retours à l’orthodoxie de la psychanalyse, comme celui promu par Jacques Lacan en France, apparaissent périodiquement. Il est certain que Freud ne laisse pas indifférent. En effet, quand aujourd’hui près de huit millions de personnes suivent en France des thérapies fondées sur les principes de la psychanalyse freudienne, quand les programmes de philosophie font étudier aux futurs bacheliers la pensée de Freud, quand les concepts du moi, du ça et du surmoi sont intégrés au socle de culture générale de chacun, comment nier la puissance de l’héritage de Freud ? Il est nécessaire de mieux le connaître, de mieux le comprendre et de mettre en perspective sa vie et son œuvre.


Des vérités historiques qui font encore débat
Si la psychanalyse est une des théories les plus influentes de l’histoire contemporaine des idées, il s’agit aussi d’une des plus décriées. L’opposition farouche entre fervents défenseurs et détracteurs engagés ne se trouve toujours pas apaisée aujourd’hui, comme le prouve l’envolée médiatique accompagnant la parution du Crépuscule d’une idole, L’affabulation freudienne, par Michel Onfray, aux éditions Grasset - dont les cours sur CD audio sont à paraître dans les volumes 15 et 16 de la Contre-Histoire de la Philosophie, à paraître en 2011 chez Frémeaux & Associés / Radio France / Grasset / Université Populaire de Caen. Si, depuis la fin du XIXème siècle, Freud et la psychanalyse n’ont pas cessé d’être contestés, la réflexion de Michel Onfray propose aujourd’hui une nouvelle lecture de la psychanalyse, mise en perspective de l’œuvre et de la vie de son fondateur.  Très tôt, Freud a pris en compte les travaux de ses futurs biographes, il s’est donc attaché lui-même à retracer son parcours et son engagement pour la naissance puis la promotion de la psychanalyse ; il a dans le même temps tenté de garder privés certains aspects de sa vie et de sa correspondance, ainsi, une partie de ces élément n’a été rendue publique que très récemment, alors que d’autres resteront encore protégés pendant de nombreuses années. L’analyse de Michel Onfray s’appuie sur l’intégralité des informations aujourd’hui disponibles afin d’offrir une vision de l’homme qui se cache derrière la discipline, il approche la perspective philosophique de l’œuvre pour nous fournir son analyse propre et remettre en cause certaines affirmations de la doctrine. La psychanalyse, science qui guérit ? Le philosophe de l’Université Populaire de Caen se permet d’en douter fortement. Freud est ici mis à nu, avec ses interrogations et obsessions personnelles, bases de son travail sur la psychanalyse, avec la rapide évolution de ses pratiques thérapeutiques et de leurs diagnostics manqués, mais aussi avec ses prises de positions politiques et sociales, souvent éloignées de la vision progressiste et positive couramment répandue. Michel Onfray s’attaque aux légendes que sont devenues les affirmations de Freud pour les confronter à l’histoire et aux réalités des résultats. Alors, il appartient à chacun de s’interroger, faut-il brûler Freud ?

Lola Caul-Futy Frémeaux
© Frémeaux & Associés

Discographie

CD1
1. Freud : sa vie, sa pensée, son œuvre, son héritage*
2. A l'origine de ma démarche
3. La légende freudienne
4. Contre la légende : l’histoire
5. Une autobiographie contrôlée
6. L'histoire familiale qui forge l’homme
7. Le complexe d’Œdipe

CD2
1. En amont de la psychanalyse
2. Errance thérapeutique
3. L'inconscient, une fiction idéaliste
4. La pensée magique
5. Le divan et l’argent
6. La psychanalyse ne guérit pas
7. Son positionnement politique
8. Faut-il brûler Freud ?

* L’enregistrement de la plage 1 provient de deux sources différentes, en raison d’un problème technique. Nous vous prions de nous excuser pour la différence de couleur sonore pendant la première minute de la conférence.

Ecouter Faut-il brûler FREUD  par MICHEL ONFRAY (livre audio) © Frémeaux & Associés Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.

Presse :

Faut-il brûler Freud?
Michel Onfray porte une charge brutale contre Freud dans Le Crépuscule d'une idole. Un authentique parricide sans vergogne et à l'ironie cinglante.
Il fut un temps, celui d'une adolescence éruptive en réaction à une enfance abandonnée, où Michel Onfray avait élu dans son panthéon intime trois figures mythiques : Nietzsche, Marx et Freud. Le premier avait dit que Dieu était mort. Le second, que les hommes n'étaient pas égaux. Et le troisième, que l'homme n'était pas même maître en sa propre demeure. C'est à Sigmund Freud (Freiberg-Pribor, 1856 - Londres, 1939), père de l'inconscient, magnifique et infini continent, que s'en prend désormais le polémiste français. Dans un livre qui serait le fruit d'abondantes lectures compilées et compulsées depuis 1973. Quand le futur étudiant en philo, chinant parmi les bouquinistes dans une quête quasi monomaniaque, récoltait les moindres ouvrages du maître viennois. Pour comprendre ce Crépuscule d'une idole. L'affabulation freudienne (1) (Grasset), il faut d'abord peut-être percer l'intime secret de son auteur. Un intellectuel surdoué, né le 1er janvier 1959, résolument solitaire, franc-tireur, réfractaire au mandarinat, fils d'un ouvrier de laiterie et d'une mère «à l'âme intranquille», mal assise dans la vie ; «depuis certainement ce jour où, juste après sa naissance un dimanche de Toussaint, elle fut déposée dans un cageot à la porte d'une église» (La Puissance d'exister, Grasset, 2006). Or, pour lui, en somme, l'histoire se répéta. Placé tout jeune à l'Assistance publique, du vivant de ses parents, il allait plus tard toucher le fond de la turpitude, chez les prêtres salésiens, entre les caresses et les coups de baguette. Il s'en ouvre plus précisément aujourd'hui, évoquant le réconfort trouvéà la lecture des Trois essais sur la théorie sexuelle, dont l'auteur, Freud en personne, lui expliquait comme s'adressant à lui seul que les enfants ont une sexualité, que la masturbation incarne un moment nécessaire dans l'évolution psychique d'un être, que l'ambivalence dans le cheminement pour construire une identité sexuelle passe par des expériences homosexuelles d'occasion.

L'enfant mort en lui
« Tout cela, écrit Michel Onfray, illuminait mon existence en effaçant d'un seul coup des années de puanteur chrétienne, d'haleines avinées ou de bouches pourries de prêtres qui, chaque semaine, derrière le grillage en bois du confessionnal, soumettaient à la question les six cents enfants que nous étions pour obtenir des aveux d'onanisme ou de tripotages. »
Dès l'âge de 8 ou 9 ans, se souvient-il, il en savait déjà trop. Quand à l'orphelinat, déjà, plutôt que d'afficher son nom, son vêtement fut frappé du seul chiffre : 490. « Je suis mort ce jour-là, à ce moment. Du moins l'enfant en moi est mort et je suis devenu adulte d'un seul coup. Plus rien ne me fait peur depuis, je ne crains rien de plus ravageur. » Chez les salésiens, raconte-t-il, on n'aime pas trop l'intelligence, on se méfie des livres, on se défie du savoir. On sacrifie à deux religions : Don Bosco et le football. Or lui, en ce qui le regarde, se dit « athée en ces deux mondes ». Tandis que ses propres parents partageront cette idée qu'un intellectuel ne sert à rien. Pourtant, sa voie paraît tracée. Graphomane et lecteur compulsif, Onfray est doté d'une plume brillante qui allie la grâce à une vitesse d'exécution exceptionnelle. Le mot d'ailleurs n'est pas trop fort pour un « tueur ». Il peut se targuer à ce jour d'avoir signé une cinquantaine d'ouvrages.

Machine de guerre éditoriale
Fieffé provocateur, Michel Onfray se lance en 2006 dans une « contre-histoire de la philosophie » en six volumes. Chez Grasset toujours, dont il est devenu l'une des principales machines de guerre. En deux mots, il y réhabilite les matérialistes - l'hédonisme, Spinoza ou Nietzsche - contre les idéalistes, Platon en tête, et tous ceux qui auraient placé le christianisme au pouvoir intellectuel depuis deux mille ans. Tout ce préambule pour saisir enfin comment, par un beau jour d'avril 2010, le philosophe d'Argentan, créateur de l'Université populaire de Caen, se retourne contre la figure du Père, Sigmund Freud soi-même. Qu'il éreinte, esquinte et étrille ici, sans nulle vergogne. Avec même une joyeuse alacrité. Ou plutôt, une ironie cinglante. Ce qu'Elisabeth Roudinesco, historienne de la psychanalyse, qualifie de « haine », et ce dont lui, d'une feinte candeur, se défend bien entendu, soutenant que cette « psychobiographie nietzschéenne » de Freud tend certes à« déconstruire » le personnage et son institution, mais non toutefois à le détruire. Nous y voici donc. Freud. Ce Freud « angoissé, errant, ambitieux, cupide, psychorigide, cyclothymique, dépressif, phobique, cocaïnomane ». Un superstitieux qui somatise à outrance. Petit-bourgeois juif carriériste qui veut réussir à tout prix pour honorer sa mère, elle qui le tenait en folle estime, et rejoindre Darwin et Copernic sur le podium des esprits supérieurs qui ont bouleversé la vision du monde. Freud ferait « partie de cette engeance qui veut les avantages de la célébrité sans ses inconvénients ». Onfray, de son marteau nietzschéen, frappe ici d'emblée un grand coup : « Méfions-nous des philosophes qui organisent leur postérité (...), envoient leurs affidés au front pour construire un début de narration hagiographique (...), écrivent de leur vivant une légende (...), entretiennent autour d'eux une garde rapprochée faite de disciples utiles (...). »

Pensée magique et effet placebo
Le philosophe normand, on l'a dit, avait tant aimé, peut-être trop, l'inventeur de la psychanalyse. S'il ne s'autorise pas aujourd'hui à le détester, il se venge sur sa légende. Cette légende de cartes postales qu'il abhorre sans réserve. D'où il nie, parmi tant d'autres choses, que Freud ait jamais découvert l'inconscient tout seul à l'aide de son auto-analyse. D'où, aussi, il conteste que la thérapie analytique ait jamais illustré autre chose qu'une branche de la pensée magique, ne soignant guère que dans la stricte limite de l'effet placebo.
Dans le même esprit, Onfray postule encore que la conscientisation d'un refoulement n'a jamais entraîné la disparition des symptômes, encore moins la guérison. Puis il en vient au complexe d'Oedipe, « magnifique trouvaille conceptuelle, mais uniquement pour mettre une étiquette sur la pathologie de son auteur ». Car Freud, à l'en croire, prend son cas pour une généralité. Et telle serait la clé de son épistémologie : une aventure personnelle élevée au rang de théorie universelle. Horrible Freud, donc. Odieux homme, auquel l'auteur prête jusqu'à des accointances malsaines avec les milieux fascistes et nazis d'avant-guerre. Qui voulut depuis toujours perpétrer le meurtre du père, du sien propre à Dieu lui-même. Tandis que, confit dans l'adoration de sa mère, il allait commettre, ne serait-ce qu'en pensée, l'inceste tous azimuts ; envers ses filles notamment, Anna, principalement. Bien que la frontière du passage à l'acte soit extrêmement ténue. Il trompe aussi sa femme, Martha, au profit de sa belle-soeur Minna. Quelle importance, à vrai dire, en termes épistémologiques justement ? Onfray se repaît d'une vie privée qui ne suffit probablement pas à disqualifier tout l'édifice théorique du maître. Mais plus grave, insiste-t-il, celui-ci aurait consciemment falsifié les résultats cliniques des grands cas évoqués dans son oeuvre, Anna O. et tous ceux qui illustrent ses Cinq psychanalyses.

L'avènement d'une Eglise
Il n'est pas neuf au demeurant que Freud s'est séparé peu à peu, douloureusement et avec fracas le plus souvent, de ses meilleurs amis : Josef Breuer, Wilhelm Fliess, Alfred Adler, Carl Gustav Jung, Sandór Ferenczi, Karl Abraham, Wilhelm Stekel, Otto Rank. Et cependant, tel eût été le dessein du grand prêtre viennois, sans contredit : créer une organisation militante rigoureusement hiérarchisée, calquée sur le modèle de l'Eglise catholique romaine. Avec des comités secrets, des réseaux, des cotisations, des registres de présences. Un rituel (le divan, la séance), des conciles (les congrès), son orthodoxie, ses hérésies, ses apôtres (Ernest Jones), ses Judas. Et tout un catéchisme.
Ancienne victime du bas clergé, Michel Onfray ne peut plus longtemps souffrir cette sacro-sainte métaphore. Pourtant, il s'en fût presque accommodé. Lorsqu'il évoque le triomphe de Freud, du freudisme et de la psychanalyse pendant plus d'un siècle, depuis Vienne 1900. « Freud fait entrer le sexe dans la pensée occidentale par la grande porte, alors que l'Europe chrétienne le refoule depuis un millénaire. » Le nouveau « pape », qui règne sur les âmes séculières, a su dire au moins comment la culture judéo-chrétienne, par sa gouvernance des corps, les aura plongés dans les plus profonds désordres psychiques. C'est la doctrine du tout-sexuel, source et racine de toutes les névroses ambiantes (hystérie, phobie, obsession, angoisse...) : « déconsidération de la chair païenne au nom de l'esprit chrétien tout à l'imitation de l'anti-corps de Jésus ou de la chair suppliciée du Christ mort ». Il reste que le libérateur du sexe était aussi, lit-on, homophobe, misogyne et phallocrate, vouant aux gémonies une masturbation qu'il érigeait en crime. Ce qui fait dire au philosophe d'Argentan que, décidément, la psychanalyse est un « système clos sur lui-même, incapable d'accepter la discussion, la critique, le commentaire, sans transformer immédiatement l'adversaire en ennemi malade (...) ». Fils spirituel de Nietzsche, Palante et Camus, ses maîtres penseurs, Michel Onfray n'appartient à aucune école, à aucun courant moderne. N'étant pas davantage un homme de système, il est un brillant passeur de philosophie. Mais, en fait d'épistémologie, il signe ici un livre dangereusement manichéen, où il dénonce voluptueusement les erreurs, errances et errements freudiens (électrothérapie, « traitement galvanique », etc.), participant de la dialectique même du savant viennois, pour conclure à la nullité de l'ensemble de ses énoncés. Dans la foulée de l'incendiaire Livre noir de la psychanalyse (Les Arènes), réédité ces jours-ci par un troublant hasard.
LE VIF - Eric de BELLEFROID




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Freud sa vie, sa pensée, son œuvre, son heritage - Michel06'21
02 A l'origine de ma démarche - Michel09'22
03 La légende freudienne - Michel07'51
04 Contre la légende, l'histoire - Michel14'51
05 Une autobiographie controlée - Michel10'24
06 L'histoire familiale qui forge l'homme - Michel10'20
07 Le complexe d'Oedipe - Michel12'24
CD 2
01 En amont de la psychanalyse - Michel07'55
02 Errance thérapeuthique - Michel09'37
03 L'nconscient, une fiction idéaliste - Michel11'23
04 La pensée magique - Michel08'47
05 Le divan et l'argent - Michel09'23
06 La psychanalyse ne guérit pas - Michel06'38
07 Son positionnement politique - Michel13'23
08 Faut-il brûler freud ? - Michel08'09
"Le crépuscule d’une idole" Par Lire

"Après Dieu, Michel Onfray déboulonne Freud, le freudisme et les freudiens. Les griefs qu’il récapitule en tête de sa conclusion  (voir l’extrait ci-dessous) sont de trois ordres. Le premier est biographique : Freud aurait eu un comportement malhonnête. En deuxième lieu sa thérapie n’a pas fait ses preuves. Progressiste ou révolutionnaire, Freud ? En aucun cas, objecte Michel Onfray, qui tient à le mettre également en cause sous l’angle de la politique. C’était un fieffé conservateur, gardien des bonne mœurs et partisan de régimes autoritaires.
Au terme de cette analyse, une question s’impose : si Freud fut bien cet affabulateur accablé par un lourd dossier ; s’il a bien été un philosophe qui a détesté la philosophie pour mieux déployer sa pensée dans le seul cadre philosophique : s’il a très tôt détesté les biographes parce qu’il savait que cette engeance ferait un jour l’histoire de ce qu’il s’est évertué, lui et ses amis, à présenter sous le signe de la légende ; si son odyssée fut celle d’un « aventurier », selon sa propre confidence, prêt à tout pour obtenir ce qu’il revendique obsessionnellement comme un droit : la célébrité et la richesse, la gloire et la réputation planétaire ;  si sa revendication d’être un scientifique légitimé par la clinique cache la proposition subjective, personnelle et autobiographique d’une psychologie littéraire ; si sa grande passion fut l’inceste et qu’il a étendu son fantasme à l’univers entiers pour en supporter plus facilement l’augure ; s’il a effacé les preuves de capharnaüm théorique et clinique de son trajet pour présenter sa découverte sous forme d’un continuum scientifique linéaire procédant de son seul génie ; si ses entreprises d’écriture autobiographiques, notamment l’Autoprésentation et  Contribution à l’histoire du mouvement psychanalytique, fabriquent cette version féerique d’un homme génial découvrant tout seul le continent vierge de l’inconscient ; si la clinique freudienne fut une cours des miracles pendant des année, y compris celles du divan ; si le psychanalyste a sciemment falsifié les résultats cliniques afin de dissimuler les échecs de son dispositif. Analytique ; si le divan soigne dans la stricte mesure de l’effet placebo ; si l’épistémologie de Freud procède de la seule affirmation performative ; s’il a recyclé le vieux dualisme de la philosophie occidentale en opposant le corps et l’âme sous forme de plasma germinal physiologique et d’inconscient psychique, et ce afin de négliger le premier pour mieux célébrer le second ; si Freud a magnifié la causalité magique, notamment par un usage des facilités symboliques, au détriment de toute raison raisonnable et raisonnante ; si l’aventure viennoise se contente d’incarner, dans son temps, et selon les tropismes du moment, la vieille logique chamanique des sorciers, des mages, des guérisseurs et des exorcistes ; si le pessimisme de Freud lui fait tourner le dos à la philosophie des Lumière et l’installe du côté de ce qu’au XVIIIe siècle on appelait les Antiphilosophes ; si de ce fait, on retrouve Freud soutenant le césarisme autoritaire de Dollfuss ou de Mussolini ; si l’on découvre dans son œuvre matière ontologique à une phallocratie misogyne et homophobe et non à une pensée de la libération sexuelle – alors : comment expliquer le succès de Freud, du freudisme et de la psychanalyse pendant un siècle ?"
Par LIRE




Pourquoi j’aime le livre d’Onfray - Cinq questions à Pascal Bruckner

Avec « le Crépuscule d'une idole », Michel Onfray triomphe en librairie, mais dans les journaux, les critiques pleuvent avec une rare violence : d'Elisabeth Roudinesco à Alain Finkielkraut, et de Jacques-Alain Miller à Alain Badiou, il semble faire l'unanimité contre lui. Même son ancien éditeur, Bernard-Henri Lévy, a très sévèrement condamné sa mise en cause de « l'affabulation freudienne ». Pascal Bruckner, lui, ne s'était jusqu'ici pas prononcé. Dans le cadre de l'enquête publiée cette semaine dans « le Nouvel Observateur », il a répondu à nos questions... l'air plutôt amusé par une telle polémique

BibliObs.- Que pensez-vous des réactions, très violentes, suscitées par le livre de Michel Onfray dans l'ensemble des journaux français ?

Pascal Bruckner.- Il y a d'abord une jalousie inhérente au milieu intellectuel, qui explique cette violence face à son succès. Un succès dont, pour ma part, je me réjouis, parce qu'Onfray est un gros bosseur. En pratiquant une philosophie au bazooka, souvent sans nuances, il a touché quelque chose de profond, qui est la sclérose intellectuelle du monde analytique aujourd'hui. Dans les années 1970, il y avait une circulation entre différents courants, et une production théorique de premier plan ; le livre d'Onfray a réveillé un monde assoupi et dogmatique.

BibliObs.- Vous avez donc apprécié son livre ?
P. Bruckner.- Oui, même si sa volonté de tuer le père Freud est évidemment assez cocasse : il démontre malgré lui la pertinence des hypothèses freudiennes. En réalité, ce qu'on pourrait plutôt lui reprocher, c'est son côté Charles Bronson, dans « Un justicier dans la ville ». Il y a chez lui la tentation d'un nettoyage éthique rétrospectif : du haut de notre position actuelle, juger les auteurs du passé risque toujours de passer pour une forme d'inquisition a posteriori, pour une façon assez arrogante de verser dans une sorte de maccarthysme philosophique.

D'autre part, quand il s'en prend à la « France moisie », il exagère un peu : il est lui aussi un produit de Saint-Germain-des-Prés, je suis bien placé pour le savoir - nous avons le même éditeur ! Sa vocation de justicier le place donc dans une position délicate. Mais au-delà des polémiques, ce que je retiens, c'est qu'il m'a donné envie de relire Freud. Et puis un homme qui suscite de telles passions ne peut être complètement mauvais, il ne peut pas avoir tout faux. Ce qui serait intéressant, à présent, c'est que Michel Onfray fasse la même chose avec Nietzsche, en examinant de près ce qui a permis au nazisme de se réclamer de sa pensée...

BibliObs.- Son succès public, qui est assez considérable, ne vous surprend donc pas...
P. Bruckner.- C'est précisément parce qu'on lui tape dessus que tout le monde l'achète. Son seul défenseur est l'un des auteurs du « Livre noir de la psychanalyse ». Ça le rend sympathique, ce rôle de bouc émissaire. Ce qui aurait pu lui arriver de pire, c'est l'indifférence... Il a d'ailleurs synthétisé beaucoup de critiques du freudisme qui existaient avant lui, chez Emmanuel Levinas, chez René Girard ou même chez Roland Barthes. Simplement, il leur donne la forme d'un uppercut théorique... Au fond, je pense que beaucoup de philosophes se mordent les doigts de n'avoir pas eu cette idée avant lui !

BibliObs.- Est-ce votre cas ?
P. Bruckner.- Non, pas du tout ! Quand il y a un succès, je crois qu'il faut s'incliner sans trépigner comme un enfant à qui on a piqué son jouet. Or il a bel et bien levé un lièvre, reconnaissons-le.

BibliObs.- Est-ce sous cet angle que vous avez lu sa récente passe d'armes avec Bernard-Henri Lévy, dans les colonnes du « Point » ?
P. Bruckner.- Comme souvent quand il y a un règlement de comptes entre intellectuels, c'est d'abord parce qu'ils ont beaucoup de choses en commun : BHL a été l'éditeur d'Onfray, et j'ai toujours été frappé par leur mimétisme physique ; pour la diction, notamment, je pense qu'Onfray a beaucoup pris à Lévy.  Leur querelle est à bien des égards, je crois, une querelle d'orgueil, une querelle d'ego. Mais peu importe : l'essentiel, c'est de bien considérer que ce genre de débat ne peut avoir lieu qu'en France. C'est le dernier lieu au monde où on peut s'écharper pour des idées ! Comme au XVIIIe siècle, en somme, où les philosophes des Lumières s'insultaient déjà très violemment...

Propos recueillis par Grégoire Leménager dans le cadre de l'enquête sur Michel Onfray et Bernard-Herni Lévy publiée cette semaine par «le Nouvel Observateur»
(C) Le Nouvel Observateur




"Onfray jette un pavé dans la psychanalyse" par Libération

Dans «le Crépuscule d’une idole», le philosophe s’attaque de façon argumentée à la figure de Sigmund Freud, accusé d’avoir fabriqué une science à l’aide de manipulations.
[...] Nietzsche est resté son «ami». Marx aussi, mais marié à l’anarchiste Proudhon. Freud non. Et ce désamour est né, entre autres, de la lecture du Livre noir de la psychanalyse, qui lui a «dessillé les yeux». Dès lors, il a décidé de relire Freud, tout Freud, ses livres et ses correspondances, et s’est convaincu que les «cartes postales freudiennes» qu’il lisait lui-même à ses élèves des classes de philosophie - à savoir «Freud a découvert l’inconscient tout seul à l’aide d’une auto-analyse extrêmement audacieuse et courageuse»,«la psychanalyse procède d’observations cliniques, elle relève de la science»,«le complexe d’Œdipe est universel»,«Freud a découvert une technique qui, via la cure et le divan, permet de soigner et de guérir les psychopathologies»,«la conscientisation d’un refoulement obtenue lors de l’analyse entraîne la disparition du symptôme»,«la psychanalyse est une discipline émancipatrice», etc. - que ces cartes postales, donc, n’étaient que le résultat du travestissement de l’histoire réelle du freudisme en légende. D’où la thèse, défendue dans le Crépuscule d’une idole, d’une «histoire nietzschéenne de Freud, du freudisme et de la psychanalyse», dans laquelle le freudisme est une production littéraire ou une philosophie (vitaliste) - «ce qui n’est pas rien» - qui, comme toute philosophie lue en nietzschéen, «est la confession autobiographique de son auteur». La psychanalyse, écrit Onfray, «est une discipline vraie et juste tant qu’elle concerne Freud et personne d’autre», dans la mesure où elle tient à «la transformation des instincts, des besoins physiologiques d’un homme en doctrine ayant séduit une civilisation», et aux «mécanismes de l’affabulation ayant permis à Freud de présenter objectivement, scientifiquement, le contenu très subjectif de sa propre autobiographie - en quelques mots, je propose ici l’esquisse d’une exégèse du corps freudien…»
[...] Si la psychanalyse n’est que l’autobiographie de Sigmund Freud, comme le soutient Onfray, elle révèle un homme bien peu… légendaire. Mais, depuis Freud, la psychanalyse, en dépit de toutes les critiques, a connu un essor considérable. On ne peut pas seulement expliquer son succès par le fait qu’elle a «fait entrer le sexe dans la pensée occidentale», qu’elle s’est instituée en «église» protégée par ses dévots, que le «freudo-marxisme» (Reich, Marcuse, les enfants de Mai 68…) lui a donné une patine «plus séduisante», ou qu’elle se trouve à présent en syntonie avec le culte narcissique du Moi que célèbre l’individualisme libéral. Ses praticiens, dont on ne peut pas penser qu’ils soient tous incapables de reconnaître un «effet placebo», peuvent attester son efficacité pour soulager les souffrances ou délier les «nœuds» qui empêchent de bien vivre. Ses concepts sont utilisés par tout le monde - y compris par Onfray, qui, par exemple, à propos du rapport de Freud à Nietzsche parle de «meurtre du père» - et elle est devenue l’une des langues de notre culture. Aussi n’est-il pas sûr que la bombe lancée par Onfray parvienne à la «pulvériser» : cela est aussi difficile que de vouloir éliminer les racines latines du français ou de l’italien.
(C) Libération - Robert MAGGIORI




"Un débat très médiatisé" par Le Nouvel Observateur

Le philosophe Michel Onfray publie un essai féroce, « le Crépuscule d'une idole. L'affabulation freudienne » et "Faut-il brûler Freud ?" (Conférence à Argentan). Julia Kristeva, psychanalyste et auteur des « Nouvelles maladies de l'âme », lui répond.

Le Nouvel Observateur. - Michel Onfray, votre nouvel essai, « le Crépuscule d'une idole », suscite un débat très médiatisé. Abordons la question centrale posée par votre livre. Vous soutenez que la psychanalyse freudienne est présentée, non comme l'hypothèse d'un homme, mais comme une vérité d'ordre général. Pour vous, le freudisme n'est qu'« une vision du monde privée à prétention universelle ». Pourquoi ?

Michel Onfray. - En effet, la légende prétend ceci, elle se contente d'épouser la version donnée par Freud lui-même de son aventure en son temps : la psychanalyse serait une « science » à mettre en perspective avec celles de Copernic et de Darwin puisque, vexé de n'avoir pas obtenu le Nobel en 1917, Freud se pose lui-même la couronne sur la tête en affirmant que l'humanité a connu trois blessures narcissiques considérables : la première avec Copernic, qui enseigne que la Terre n'est pas au centre du monde, contrairement à ce qu'enseigne le christianisme, mais que le Soleil occupe la place centrale. La deuxième avec Darwin, qui montre que l'homme procède d'un singe et n'est pas la créature de Dieu qui signerait la perfection de la Création. La troisième avec Freud lui-même, qui prouverait que la conscience ne fait pas la loi en chacun, que le moi n'est pas maître chez lui, mais que l'inconscient fait la loi. Or cet inconscient est présenté comme une découverte majeure par Freud, mais elle n'est jamais susceptible d'une définition digne de ce nom dans les 6000 pages de l'oeuvre complète... Dès que la raison s'avance, l'inconscient recule. Immodeste, Freud ajoute même que, de ces trois sciences (astronomie, science naturelle, psychanalyse), la sienne inflige la blessure narcissique la plus profonde à l'humanité ! Version officielle, donc : la psychanalyse est une science construite de haute lutte par l'introspection qu'est l'autoanalyse de Freud présentée par les hagiographes comme une performance intellectuelle inégalée ! Alors qu'elle n'est en fait que la réactivation d'une vieille pratique antique relevant des fameux exercices spirituels... En fait, je propose une lecture nietzschéenne de Freud et, m'appuyant sur la préface du « Gai Savoir », qui affirme qu'une philosophie est toujours l'autobiographie de son auteur, qu'elle en constitue les confessions, j'invite le lecteur à me suivre dans le mécanisme de cette construction d'une discipline privée, d'une psychologie littéraire, d'une doctrine existentielle personnelle présentée comme une théorie universellement valable en vertu de la seule extension du désir de Freud à la totalité du monde. Pour le dire plus trivialement, Freud prend ses désirs pour la réalité et assène que ce qu'il affirme est vrai pour le monde entier du simple fait qu'il l'affirme. La méthode n'est guère scientifique, convenons-en..

Julia Kristeva. - Il y plus de cent ans, Freud, un petit-fils de rabbin, humaniste et psychiatre, relit les mythes confrontés aux fantasmes de ses patients et aux siens. La psyché des Grecs, le nèphèsh des juifs, l'anima des chrétiens deviennent une co-présence du développement de la pensée et de la sexualité. Aux antipodes de l'automatisation en cours de l'espèce humaine, et contre la métaphysique qui persiste à isoler la chair et l'esprit, Freud affirme ce message universel : nous sommes en vie si et seulement si nous avons une vie psychique. Certains n'en reviennent pas ! Le complexe d'Oedipe, levier de ce remaniement, varie selon les sexes, les structures psychiques et les civilisations, mais reste l'organisateur de la vie psychique. La sexualité - Freud ne cédera jamais sur ce point - ne « biologise pas l'essence de l'homme » car elle est doublement articulée : détermination biologique et liens symboliques construisent l'être parlant dans la suite des générations. Fait de langage, votre sexualité vous échappe : poussée inconsciente, tout le plaisir est là. « Dès qu'on parle on fait du sexe, il suffit d'écouter », dit Freud. Conséquences universelles de la coprésence sexualité-pensée : le transfert, moteur du lien analytique par lequel vous transférez votre mémoire passionnelle au présent pour redonner vie à votre « appareil psychique ». Subjectif, Freud s'arrache aux préjugés et pense les pesanteurs de la tradition. Son constat « la femme tout entière est taboue » sonne la fin des civilisations patriarcales. L'intensité de la relation précoce fille-mère l'amène à conclure que « la bisexualité est bien plus accentuée chez la femme que chez l'homme » et à modifier son premier oedipe. Klein, Lacan, Winnicott, Bion et d'autres développent la vitalité de ce work in progress qui accompagne le psychique jusqu'au prépsychique.
(C) Nouvel Observateur




"Sigmund Freud was one of the 20th century’s most famed mentors." by The Arty Semite

"Not noted as a lyricist, Sigmund Freud was one of the 20th century’s most famed mentors. He was the subject of fierce controversy earlier this year, when the French author Michel Onfray attacked Freud and psychoanalysis, only to be attacked in turn by the historian and psychoanalyst Élisabeth Roudinesco. Now calm is apparently restored, and Frémeaux & Associés, a French CD company which previously released many recordings of lectures by Onfray, has even issued a 3-CD set of French filmstar Natalie Roussel cooing seductively the text of Freud’s 1929 “Civilization and its Discontents.”'
by Benjamin IVRY - THE ARTY SEMITE




"Il est peut-être temps, enfin, d’interroger ces concepts" par Revue des Médiathèques

Conférence philosophique du 16/06/10 à Argentan. Depuis un siècle, les idées émises par Freud se répandent jusqu’à atteindre un statut de vérité générale : le complexe d’Oedipe, l’inconscient, le ça, le surmoi, la psychanalyse… Il est peut-être temps, enfin, d’interroger ces concepts et ces enseignements, de synthétiser l’héritage de Freud et de questionner l’homme lui-même qui passe tout entier dans sa philosophie… Un titre accrocheur pour une conférence qui ne l’est pas moins.
Par Jacques VAZEILLE – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES





« Deux auteurs que tout oppose, sauf le talent d’orateur » par Le Journal du Médecin

Belle initiative  des éditions Frémeaux, qui d’une part publient la conférence du sulfureux Michel Onfray, intitulée de façon provocante « Fau-il brûler l’art contemporain ? »… nous n’allons pas revenir sur la polémique suscitée par les écrits et dires du philosophe contestataire et libertaire qui entend à présent réhabiliter Camus dans sa juste ampleur (nous en reparlerons). D’autre part, ces mêmes éditions proposent les cours (…) du philosophe et ancien ministre Luc Ferry qui entend, lui montrer les apports incontournables de Freud à la psychologie, et d’autre part sa contribution décisive  à la pensée occidentale… Deux auteurs  que tout oppose, sauf le talent d’orateur et de vulgarisation.
B.R. – Le Journal du Médecin





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