MICHEL ONFRAY - CONTRE HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE VOL 3

L'INVENTION DE JESUS - MICHEL ONFRAY

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Artiste MICHEL ONFRAY
Livret : 12 PAGES
Nombre de CDs : 12


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FA5103

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12 cours enregistrés par Michel Onfray.
De l’invention de Jésus au christianisme épicurien.

L’écriture de l’histoire de la philosophie occidentale n’est pas neutre : une Grèce prétendument fondatrice à l’exclusion des pensées qui la précèdent dans le temps, une domination idéaliste, notamment platonicienne, une tradition qui poursuit ce parti-pris avec le spiritualisme chrétien et l’idéal allemand – l’historiographie dominante est nettement platonicienne. Or, on peut proposer une contre-histoire de la philosophie qui se soucie d’un autre lignage : matérialiste, hédoniste, nominaliste, athée, sensualiste, empirique, etc. Et s’y inscrire avec le souci d’une pensée systématique.
Michel Onfray

La Contre-histoire de la Philosophie de Michel Onfray s'apparente à un catalogue raisonné de l'histoire de la pensée. Mais un catalogue dans sa version orale et improvisée qui permet par la verve et l'authenticité d'une transmission incarnée de démocratiser le savoir de la Philosophie occidentale.
Patrick Frémeaux

"L'art de la philosophie buissonnière."
Aude Lancelin, Art Press (à propos de la Contre-Histoire de la Philosophie volume 5)

"Une histoire parallèle de la pensée qui réhabilite la tradition hédoniste et matérialiste."
Robert Maggiori, Libération (à propos de la Contre-Histoire de la Philosophie volumes 1 à 4)

"Bonheur et violence de la pensée."
Franck Delorieux, L'Humanité (à propos de la Contre-Histoire de la Philosophie volumes 1 à 4)

Coproduction : UP Caen, France Culture, Grasset, Groupe Frémeaux Colombini.

Droits audio : Frémeaux & Associés représentant Michel Onfray, Grasset, Radio France, et l'Université Populaire de Caen.
(livres audio, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre)

Cours contenus dans le coffret :
CD 1 : L’invention de Jésus
CD 2 : L’invention du christianisme
CD 3 : L’archipel des gnoses
CD 4 : Un platonisme hédoniste
CD 5 : Questions des auditeurs
CD 6 : La transvaluation gnostique
CD 7 : La constellation du Libre-Esprit
CD 8 : L’innocence du devenir
CD 9 : Mais où sont passés les épicuriens ?
CD 10 : Questions des auditeurs
CD 11 : Enfin Lorenzo Valla Vint
CD 12 : Un christianisme épicurien !

L'événement philosophique en France : 800 000 CD vendus !
CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE Vol 3

CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE N°3
La résistance au christianisme (1)
MICHEL ONFRAY
12 cours enregistrés par Michel Onfray, philosophe présentant une contre-histoire de la philosophie en 12 CDs à écouter.
Une coédition sonore de Frémeaux & Associés - France Culture - Grasset - Université Populaire de Caen

 



Michel ONFRAY, Contre histoire de la Philosophie
Par Patrick Frémeaux
Dans un univers du savoir toujours soumis à des paradygmes, l’Université Populaire de Caen ravive l’essence même de l’enseignement : celui de la transmission, du partage de la connaissance en vue d’une maturation de l’homme – et non de l’acquisition d’un diplôme. En outre, elle met à l’honneur et confère une dignité à cette épithète mal-aimée qu’est “populaire”, en rappelant – et en tenant le pari – qu’il n’est activité humaine réservée à une élite et que d’aucuns ne pourraient prétendre comprendre – à condition qu’on souhaite l’ouvrir au partage et à la connaissance de tous. Pédagogie, en grec : accompagner l’enfant. Accompagner, voici le maître mot de l’Université populaire. Accompagner, à tout âge de la vie, pour partager un aspect du savoir. Les premières expériences d’Universités Populaires étaient orientées vers des applications pratiques de la vie quotidienne, dans l’idée d’assurer une formation matérielle aux classes populaires. Il s’agissait, par exemple, d’apprendre à gérer son budget domestique, avant que de s’instruire par l’apprentissage de la culture lettrée. L’Université Populaire de Caen, avec Michel Onfray à sa tête, s’attèle à une autre tâche : celle de transmettre une spiritualité “laïque” : l’histoire de la pensée mondiale par l’intermédiaire des philosophes qui l’ont réfléchi et modelé. La rencontre de Michel Onfray et de Frémeaux & Associés s’est faite grâce à France Culture et à Radio France avec le soutien de Grasset et l’U.P. de Caen, forte de la synergie de deux caractères fondamentaux défendus et revendiqués par ceux-ci :
- Le refus de réserver la transmission de la culture à une élite distinguée par des critères de sélection intellectuelle. L’Université Populaire, en ce qu’elle est ouverte à tous et dispense un enseignement gratuit, non diplômant, non qualifiant, propose un exemple ultime de démocratisation culturelle : donner gratuitement ce que l’on a en partage, sans prétendre servir autre chose que la cause originelle du savoir, de la philosophie dont l’étymologie grecque exprime mieux que toute autre la tension : amour / recherche de la sagesse. Accompagner l’humain dans la délicate recherche de son équilibre, d’un bien-être-soi, par la transmission d’une pensée sur l’être, tel est en définitive le projet de l’Université Populaire de Caen. Montrer à l’homme les potentialités que lui ouvrirait une autre façon de penser : tel est le contenu de la Contre-histoire de la Philosophie que Michel Onfray y dispense. Frémeaux & Associés, en tant qu’éditeur, a choisi d’intégrer à l’ensemble de ses ouvrages un livret explicatif, destiné à donner toutes les clefs de compréhension à l’auditeur (tant pour la musique que pour les œuvres littéraires ou philosophiques). Il s’agit, ici aussi, d’employer au mieux de ses possibilités le support du disque compact (soit : de la transmission) et de mettre en perspective le contenu proposé.
- L’extrême attention portée à une nécessité de conservation des savoirs passés, qui confère aux œuvres de Michel Onfray, comme à celles des éditions Frémeaux & Associés, un caractère de conservation muséographique âprement défendu. C’est de l’évaluation et de l’actualisation de toute la pensée et de la création passée que nous pouvons aujourd’hui nous déterminer intellectuellement. La transmission, au cours des siècles, de l’héritage intellectuel et artistique de l’ensemble de l’humanité a permis à notre civilisation de prendre toute son ampleur. Elle nous impose également aujourd’hui le devoir moral de transmettre et de valoriser ce patrimoine collectif (l’histoire de la pensée), dont la réflexion est source d’enseignement pour tous et à tous les âges. A une époque de regain de la cause spirituelle, alors que revendications identitaires vont fréquemment de pair avec replis communautaristes, l’Occident athée en appelle à des repères métaphysiques lui permettant de penser et de mettre en place une humanité éclairée.
La Contre-histoire de la Philosophie de Michel Onfray s’apparente à un catalogue raisonné de l’histoire de la pensée, qui est l’héritage intellectuel de l’individu occidental moderne et de sa sublimation au sein du collectif. L’histoire d’une pensée qui appartient à la genèse des concepts intellectuels et sociaux dont nous avons hérité (la Démocratie, les Droits de l’Homme, etc.) et qui nous permet de réaffirmer notre légitimité intellectuelle à promouvoir nos idées.
Patrick FREMEAUX (L’éditeur sonore)

Remerciements à la direction des éditions de Radio France, France culture, Grasset et l’Université Populaire de Caen.

(RAPPEL)
HISTOIRE D’UNE CONTRE-HISTOIRE PHILOSOPHIQUE DE LA PHILOSOPHIE
J’ai enseigné vingt ans dans l’éducation nationale en Lycée Technique après avoir refusé, une fois ma thèse soutenue, d’intégrer l’Université comme m’y invitait ma patronne de doctorat. Vingt années pendant lesquelles j’ai souhaité pratiquer la discipline avec des élèves gâchés par le système, exclus dès leur plus jeune âge et dirigés vers la rentabilité de matières qui ne leur plaisaient pas – la comptabilité, le secrétariat, le commerce. L’obligation de transmettre et de pratiquer une discipline pour laquelle ils avaient une prévenance légitime – vive les   professionnels de la profession! – m’a contraint à une formule dont je n’ai pas fait mon deuil depuis : ne pas baisser la philosophie jusqu’à eux, mais les hisser jusqu’à elle... D’où ce projet d’Université Populaire animé par le même esprit. Avant sa création je tournais autour d’une formule qui conserve le meilleur de l’université et des rencontres informelles avec le public : la rigueur d’un contenu transmis dans les règles, le projet d’évolution dynamique de cet enseignement sur le modèle des cycles, la perspective initiatique inscrite dans la durée d’un séminaire annuel, le partage de trouvailles sur des recherches en cours; mais je voulais également conserver du café philosophique l’échange socratique ironique, l’usage d’une rhétorique soucieuse et respectueuse du questionnement de l’auditeur, la liberté intégrale et la gratuité absolue, dans tous les sens du terme (ni diplômes requis ou délivrés, ni droits d’inscription, ni contrôles), un genre de générosité consumée dans une dépense sans obligations ni sanctions. En même temps je souhaitais récuser la reproduction du système social auquel travaille presque exclusivement l’université – Platon, Descartes et Kant; la fabrication d’enseignants de philosophie; le formatage idéaliste des formateurs à venir; la génération de l’esprit de corps, de caste et de ghetto – et m’inscrire aux antipodes du happening, de l’improvisation ou de la psychothérapie de groupe du café-philo : ni la logique tribale, incestueuse et  normative de l’Université, ni le modèle médiatique du show-business qui pare l’improvisation sur de  grands sujets des plumes de la philosophie avec citations évasives, références approximatives et saupoudrements légitimants...

Depuis 2002, je place l’Université Populaire de Caen sous le signe de quelques philosophes dont la lecture m’accompagne depuis longtemps. Je n’ai pas envie d’une indexation à leur corps défendant mais d’un genre d’hommage rendu; je ne souhaite pas une prise d’otage, une captation d’héritage ou la revendication d’une filiation légitimante, mais des références qui valent comme autant de révérences, car je me suis nourri de ces pensées à la manière d’un affamé que ne rassasiaient pas les philosophes officiels de l’institution. A cette poignée de penseurs critiques, j’ai emprunté quelques notions utiles pour définir l’identité de cette Université Populaire. Étudiant en philosophie à l’Université de Caen, fin 1970, début 1980, j’ai lu et aimé les pages consacrées par François Châtelet à La philosophie des professeurs (1970). Lorsque je me suis retrouvé devant mes élèves, j’ai pu mesurer combien il avait raison de présenter la discipline potentiellement dangereuse pour l’ordre moral et social comme une matière dévitalisée par l’artifice d’une liste d’auteurs et de notions officielles d’un programme, l’ensemble visant la production en fin d’année d’une dissertation ou d’un commentaire de texte coefficienté dont la note, neuf fois sur dix catastrophique, disparaît dans le chiffre des autres matières. Ma pratique en lycée technique m’a montré à satiété combien la philosophie agit tel un prétexte pour laisser croire à la libéralité d’un système qui autorise qu’on pense, certes, mais oblige cette pensée à se couler dans un moule qui la châtre sous peine de sanctions. A l’heure où, pour remédier à l’état des lieux, on surcharge et complète la liste des auteurs au programme avec des saints, des libéraux, des religieux, des mystiques, à quoi l’on ajoute une refonte des notions qui permet subtilement de supprimer la philosophie au nom de l’histoire de la philosophie (moins dangereuse et plus facile à noter...), je ne souhaitais plus bricoler dans l’incurable. D’où ma démission...

Dans l’esprit d’un François Châtelet qui célèbre une philosophie critique, utilisable pratiquement dans le champ social et politique de son temps, il faut citer Jacques Derrida et son superbe livre : Du droit à la philosophie (1990). Où l’on apprend sur les conditions d’accès à la philosophie aussi bien pour les professeurs que les élèves (avec qui la mettre en scène?), ses usages scolaires et non scolaires, l’extrême réduction des lieux et des supports où elle se pratique (où et comment?), les instances qui légitiment les discours philosophiques (lesquelles et au nom de quoi?). Mais aussi, et plus important en ce qui concerne ce projet d’UP, ses analyses sur la possibilité d’une authentique philosophie populaire, débat dans lequel Kant propose déjà sa solution en invitant qu’on y tende – voire la préface à la Doctrine du droit, première partie de la Métaphysique des mœurs. Ici comme ailleurs, la démocratie fonctionne comme un remède à la démagogie. Je tiens à cette idée qu’on peut tenir une bonne distance entre le discours professionnel des spécialistes qui s’adressent exclusivement à leurs semblables, formant ainsi une communauté d’autistes satisfaits, et les marchands d’idées dans le vent tout à la gestion et à la promotion de leur trajet mondain. Ni la poussière des archives, ni le plateau de télévision comme horizons indépassables de la pratique philosophique, mais un équilibre entre la bibliothèque et la diffusion publique du résultat de ses travaux et recherches. L’ensemble oblige au langage, à la forme et à la formule à même de rencontrer puis retenir le public désireux de philosophie. Car il existe une réelle demande philosophique à laquelle il s’agit de proposer une offre digne de ce nom. Pour ce faire on lira avec bénéfice La demande philosophique (1996) de Jacques Bouveresse qui réactive les options kantiennes : oui à la pratique populaire de la philosophie, certes, mais avec d’extrêmes réserves et avec l’obligation impérieuse de ne pas sacrifier à la rigueur, à l’analyse et à la recherche. Du temps, de la patience, du travail pour les demandeurs et pour les acteurs de l’offre : à l’évidence le droit à la philosophie oblige à des  devoirs à son endroit.

Contre l’époque qui se caractérise plus par la revendication des droits que par l’observance de devoirs, Jacques Bouveresse invite à articuler ces deux temps pour obtenir une force digne de ce nom. Je souscris à cette volonté d’exiger du demandeur pour seul contre-don à l’offre philosophique qu’on lui fait un engagement à se hisser jusqu’à la philosophie et non une revendication qu’elle descende au niveau où il se trouve. Dans la logique de ces aveux généalogiques je retiens de Pierre Bourdieu les analyses de l’intellectuel collectif développées dans le deuxième volume de Contre-feux (2001). Pour faire face à la pratique onaniste d’intellectuels soucieux de performances individuelles à même de permettre un positionnement dans le champ philosophique utile pour obtenir ensuite des bénéfices sonnants et trébuchants, l’intellectuel collectif suppose des actions communes, des associations d’égoïstes pour le dire dans les termes de Max Stirner : il s’agit de passer des contrats ponctuels pour travailler ensemble, puis agir, afin de produire des effets concrets sur le terrain politique et social du moment.
L’Université Populaire n’appartient à personne, sauf à ceux qui s’en emparent. L’idée surgit au XIXe siècle à l’époque sinistre de l’Affaire Dreyfus, elle peut exister encore et toujours – aujourd’hui plus que jamais. Pour ce faire, il faut envisager le travail en commun comme autant d’occasions de formuler ce que Nietzsche – et Deleuze après lui – appelaient de nouvelles possibilités d’existence. Y travailler, y réfléchir, discuter des formes alternatives qui apparaissent ici ou là dans l’histoire. A l’heure où Mai 68 passe pour la racine de tous nos maux il s’agit moins de l’achever comme une bête malade afin de s’en débarrasser que de le parachever et de l’accomplir sur le terrain des idées : dépasser la négativité de ce moment heureux de l’histoire qui a détruit, cassé, brisé nombre d’archaïsmes, certes, mais sans toujours beaucoup apporter d’idées alternatives, de propositions concrètes, de forces actives, d’éthiques et de politiques de substitution, de théories praticables pour notre époque présentée comme fatalement soumise au libéralisme. L’Université Populaire s’y attelle forte de ce que le public fera d’elle...

La première année (2002-2003) a été l’occasion d’envisager sept  siècles (du Ve av. JC au IIe  ap.) de pensée hédoniste. Sous le titre l’Archipel pré-chrétien, les 23 séances de la première année ont permis d’envisager le fonctionnement du premier temps de cette contre-histoire philosophique de la philosophie. Au modèle dominant – idéaliste et platonicien – vainqueur en occident depuis le triomphe du christianisme (312), le séminaire oppose le modèle alternatif d’une pensée hédoniste qui part du corps et ne le récuse pas. Au cours de  cette première année on découvre que les présocratiques sont souvent des contemporains de Socrate – quand ils ne lui survivent pas; que ce terme générique sert à occulter la diversité et la richesse d’une pensée avant Platon transformé en point de référence d’un genre christique; que le matérialisme atomiste est tellement vigoureux en son temps que l’auteur de la République veut brûler les œuvres de Démocrite; qu’Antiphon le Sophiste invente à sa manière la psychanalyse; qu’Aristippe le Cyrénaïque et Diogène le cynique génèrent à leur façon la doctrine d’Epicure; que Platon vainc sans gloire en ridiculisant Philèbe, le porte parole falot du plaisir qu’Epicure vit et pense en ascète; que les épicuriens – Lucrèce, Philodème de Gadara, Diogène d’Oenanda – fournissent une philosophie alternative à l’idéalisme qui nous fâche avec le  monde; et qu’on peut aujourd’hui vivre et penser en épicurien. La première livraison (12 CD) était constituée de la première moitié de la première année (2002-2003) : de Démocrite à Epicure. La seconde examinait la pensée hédoniste et matérialiste d’ Epicure aux épicuriens tardifs : soit du Jardin d’Athènes (IIIe av. JC) à Diogène d’Oenanda (IIe ap.) en passant par Lucrèce et l’épicurisme campanien. Celle-ci (2004) va de la construction de Jésus, un mythe forgé au IIe siècle de notre ère, à Montaigne en passant par les Gnostiques, les Frères et Sœurs du Libre-Esprit et les étonnants représentants d’un inconnu christianisme épicurien : Lorenzo Valla, Marsile Ficin et Érasme. La troisième (2005) est consacrée aux libertins baroques du XVIIe siècle et à Spinoza.
Michel ONFRAY © 2005 Frémeaux & Associés - UP de Caen

Remerciements à nos partenaires de la première heure :
Christian Majorel et Christian Heiz-Legrix du Café Mancel. Brigitte Le Brethon, Maire de Caen. L’équipe du Musée des Beaux-Arts de Caen.  Jean-Marc Roirant de la Ligue de l’Enseignement (Paris). Nicole Lequerler, présidente de l’Université de Caen. Laure Adler, Francesca Piolot et Véronique Vila de France-Culture. Marie-Claude Beaud et Antoine Schweitzer pour l’American Center Foundation. Le Conseil régional de Basse-Normandie. Diogène & Cie, avec Jacques Païtra et François Doubin, Grasset, mon éditeur avec Christophe Bataille, et les éditions Frémeaux & Associés qui mettent ces cours à la disposition du public sur support sonore. Je n’oublie pas non plus mes partenaires et amis des premières heures : les enseignants bénévoles de l’UP : Séverine Auffret (Philosophie féministe), Gérard Poulouin (Philosophie politique), Gilles Geneviève (Atelier de philosophie pour enfants). Et celle sans qui rien de tout cela ne serait : Dorothée Schwartz, la cheville ouvrière et l’âme de cette UP.

Biographie :
Michel Onfray est né le 1er janvier 1959. Auteur de plus de vingt-cinq livres traduits en une quinzaine de langues dans lesquels il propose une théorie systématique de l’hédonisme : éthique (La sculpture de soi, 1993), politique (Politique du rebelle, 1997), érotique (Théorie du corps amoureux, 2000), pédagogique (Antimanuel de philosophie, 2001), épistémologique (Féeries anatomiques, 2003), esthétique (Archéologie du présent, 2003), métaphysique (Traité d’athéologie, 2005).

LE PROJET : La première version de l’Université populaire date de la fin du XIXe siècle, à l’époque de l’Affaire Dreyfus. Des professeurs, des intellectuels, des historiens, des écrivains, des philosophes y proposaient des cours gratuits à destination de ce qu’il était convenu alors d’appeler la classe ouvrière. La seconde version vise des objectifs semblables bien qu’actualisés : démocratiser la culture et dispenser gratuitement un savoir au plus grand nombre. La culture y est vécue comme un auxiliaire de la construction de soi, non comme une occasion de signature sociale.
LES RAISONS : Le désir de savoir est considérable : les débats, les forums, les rencontres, les séminaires, les universités d’été, les succès de librairie des classiques latins ou des essais, la multiplication des collections d’idées chez les éditeurs, tout témoigne d’une authentique et pressante demande. L’offre oscille entre l’élitisme de l’université et l’improvisation des cafés philo, l’une reproduisant le système social et sélectionnant ceux auxquels elle réserve les places dans le système, l’autre réduisant souvent la pratique philosophique à la seule conversation.
LE PRINCIPE : L’Université Populaire retient de l’Université traditionnelle la qualité des informations transmises, le principe du cycle qui permet d’envisager une progression personnelle, la nécessité d’un contenu transmis en amont de tout débat. Elle garde du café philosophique l’ouverture à tous publics, l’usage critique des savoirs, l’interactivité et la pratique du dialogue comme moyen d’accéder au contenu.
LE FONCTIONNEMENT : La gratuité est le principe de base : pas d’âge requis, ni de titres ou de niveaux demandés, pas d’inscriptions ni de contrôle des connaissances, pas d’examens, ni de diplômes délivrés. Le cours est dispensé une fois par semaine sur une séance de deux heures : la première est un exposé argumenté, la seconde une discussion de celui-ci. Le cycle s’étend de mi-octobre à mi-mai. Il s’articule autour des vacances scolaires de l’Académie de Caen.
LES PERSPECTIVES : L’Université Populaire est une idée collective et non personnelle. La création de la première à Caen vaut comme invite à l’essaimage. Par ailleurs, l’augmentation d’une année sur l’autre des unités d’enseignements et la cooptation des enseignants se fait en relation avec l’initiateur du projet local.

Ecouter CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE N°3 - MICHEL ONFRAY La résistance au christianisme (1)  (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 L epicurisme chretien03'52
02 Jesus un personnage conceptuel03'26
03 Une periode difficile a reconstituer04'56
04 Jesus un catalyseur du merveilleux04'23
05 Une lecture comparee entre textes sacres et paiens09'49
06 Des evangiles construits en dehors de l histoire e04'08
07 Evangiles synoptiques et apocryphes05'17
08 Quatre evangiles quatre versions des faits02'41
09 Une accumulation d invraisemblances09'39
10 Conclusion03'05
CD 2
01 L antihedonisme de paul02'44
02 Paul un personnage malade et hysterique07'25
03 Explication par le complexe du renard et des raisi02'16
04 La civilisation judeo chretienne reflet du portrai03'56
05 La pensee de paul haine des femmes03'34
06 Haine de la liberte01'51
07 Haine de l intelligence04'17
08 Portrait de constantin04'29
09 Origines de la conversion de l empire au christian06'15
10 Avenement de l empire chretien07'53
11 Devenir chretien de l empire06'30
CD 3
01 Rappel du cadre ideologique et historique02'49
02 Structuration de la philosophie chretienne et d un05'51
03 Christianisme religion d etat et code theodosien06'31
04 Disparition et reecriture des textes06'02
05 Un etat de transition philosophique04'12
06 Les peres de l eglise09'54
07 Qui sont les gnostiques08'07
08 Un corpus reduit03'52
09 Implantation des gnostiques03'50
10 Gnose ascetique et gnose hedoniste02'33
CD 4
01 Un corpus esoterique et des pratiques sectaires05'25
02 Une pensee gnostique tripartite04'32
03 Un vocabulaire selectif et sectaire05'06
04 Quelques exemples de neologismes06'25
05 La numerologie gnostique03'57
06 Les figures gnostiques01'54
07 Le gnosticisme un immense syncretisme08'30
08 Le christianisme primitif une gnose ascetique06'46
09 La pensee gnostique religion ou philosophie03'10
10 Quelques theses gnostiques fondamentales07'46
CD 5
01 Existence historique de jesus 103'01
02 Existence historique de jesus 205'52
03 Existence historique de jesus 305'17
04 Religion et droit 109'22
05 Religion et droit 203'26
06 Meditation et vie interieure07'17
07 Traduction des evangiles 106'12
08 Traduction des evangiles 205'06
09 Alienation dans les engagements07'16
CD 6
01 Introduction cd 601'43
02 Biographie de simon le magicien07'08
03 La theorie de la grace par simon09'02
04 Basilide et l indifferentisme06'33
05 Valentin et le determinisme05'08
06 Carpocrate et epiphane05'20
07 Cerinthe et marc05'53
08 Nicolas et la transgression06'31
09 Conclusion sur les gnostiques04'51
CD 7
01 Contexte historique de naissance du libre esprit08'04
02 Contexte intellectuel de naissance du libre esprit06'58
03 Implantation socio geographique et destin du libre03'39
04 Les thematiques du libre esprit04'23
05 Les sources du libre esprit03'03
06 Etymologie02'43
07 Le libre esprit une pensee anti saint esprit02'42
08 Une pensee liee aux mouvements millenaristes08'45
09 Amaury de bene i07'57
10 Amaury de bene ii04'42
CD 8
01 Introduction disque 803'11
02 Willem cornelisz d anvers04'47
03 Bentivenga de gubbio07'46
04 Walter de hollande02'25
05 Jean de brno 1 ses theses04'18
06 Jean de brno 2 mode d emploi du libre esprit07'27
07 Jean de brno 3 petite casuistique du libre espri03'47
08 Heilwige de bratislava06'31
09 Willem van hildervissem05'51
10 Eloi de pruynstick04'43
11 Conclusion disque 801'39
CD 9
01 Pour une contre histoire philosophique03'23
02 L empire totalitaire chretien04'06
03 Le systeme totalisant d epicure06'50
04 La survie d epicure05'47
05 Stigmatisations du terme epicurien07'27
06 Le carmina burana des references positives a l epi07'27
07 L epicurisme dans la divine comedie02'42
08 Renaissance et sortie du moyen age06'02
09 La foi plutot que le savoir04'26
10 Renouveau des themes traites et persistance du chr05'13
CD 10
01 Dualisme monisme et manicheisme i07'42
02 Dualisme monisme et manicheisme ii01'20
03 Periodisation de l histoire i07'00
04 Periodisation de l histoire ii05'11
05 Lucien de samosate06'57
06 Les philosophes qui font sourire i04'15
07 Les philosophes qui font sourire ii03'14
08 Dimension politique de l hedonisme04'37
09 Le contrat hedoniste07'02
10 Une histoire de dieu06'03
CD 11
01 Un philosophe meconnu04'28
02 Malentendus biographiques05'48
03 Un personnage sanguin03'29
04 Pour une philosophie entiere et engagee02'37
05 A propos de la donation de constantin07'36
06 Deconstruction chretienne du christianisme09'00
07 La foi fideiste de valla03'55
08 A propos de dialogues sur le libre arbitre07'33
09 La foi plutot que le savoir06'46
CD 12
01 De la possibilite d un christianisme epicurien03'04
02 A propos du de voluptate02'34
03 1er discours leonardo bruni le stoicien07'53
04 2eme discours antonio beccaldi 1 critique des stoi04'25
05 Antonio beccaldi 2 plaisir et ethique chez les epi09'51
06 3eme discours niccolo nicoli le chretien epicurien06'20
07 Niccolo nicoli 2 vision du paradis05'22
08 Devenir du christianisme epicurien01'39
09 Marsile ficin une reputation platonicienne04'08
10 Marsile ficin un auteur epicurien07'20

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