MICHEL ONFRAY - CONTRE HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE VOL 13

LA CONSTRUCTION DU SURHOMME - MICHEL ONFRAY

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Artiste MICHEL ONFRAY
Nombre de CDs : 12


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L'histoire de la pensée en direct et en public !

La construction du Surhomme - D'Emerson et Carlyle à Burckhardt et Guyau


Le salut viendra de la pensée populaire.
Hegel

L’écriture de l’histoire de la philosophie occidentale n’est pas neutre : une Grèce prétendument fondatrice à l’exclusion des pensées qui la précèdent dans le temps, une domination idéaliste, notamment platonicienne, une tradition qui poursuit ce parti-pris avec le spiritualisme chrétien et l’idéal allemand – l’historiographie dominante est nettement platonicienne.
Or, on peut proposer une contre-histoire de la philosophie qui se soucie d’un autre lignage : matérialiste, hédoniste, nominaliste, athée, sensualiste, empirique, etc. Et s’y inscrire avec le souci d’une pensée systématique.
Michel Onfray

La Contre-histoire de la Philosophie de Michel Onfray s'apparente à un catalogue raisonné de l'histoire de la pensée. Mais un catalogue dans sa version orale et improvisée qui permet par la verve et l'authenticité d'une transmission incarnée de démocratiser le savoir de la Philosophie occidentale.
Patrick Frémeaux

"L'art de la philosophie buissonnière."
Aude Lancelin, Art Press (à propos de la Contre-Histoire de la Philosophie volume 5)

"Une histoire parallèle de la pensée qui réhabilite la tradition hédoniste et matérialiste."
Robert Maggiori, Libération (à propos de la Contre-Histoire de la Philosophie volumes 1 à 4)

"Bonheur et violence de la pensée."
Franck Delorieux, L'Humanité (à propos de la Contre-Histoire de la Philosophie volumes 1 à 4)

Droits : Frémeaux & Associés / La Librairie Sonore en accord avec Michel Onfray, Université Populaire de Caen, Grasset, France Culture et les Editions Radio France
MICHEL ONFRAY Vol 13

MICHEL ONFRAY La construction du Surhomme 
12 cours enregistrés par Michel Onfray, philosophe, présentant une contre-histoire  de la philosophie en 12 CDs à écouter.
Une coédition sonore de  Frémeaux & Associés France Culture - Grasset Université Populaire de Caen N°13 


HISTOIRE D’UNE CONTRE-HISTOIRE PHILOSOPHIQUE DE LA PHILOSOPHIE
J’ai enseigné vingt ans dans l’éducation nationale en Lycée Technique après avoir refusé, une fois ma thèse soutenue, d’intégrer l’Université comme m’y invitait ma patronne de doctorat. Vingt années pendant lesquelles j’ai souhaité pratiquer la discipline avec des élèves gâchés par le système, exclus dès leur plus jeune âge et dirigés vers la rentabilité de matières qui ne leur plaisaient pas – la comptabilité, le secrétariat, le commerce. L’obligation de transmettre et de pratiquer une discipline pour laquelle ils avaient une prévenance légitime – vive les   professionnels de la profession! – m’a contraint à une formule dont je n’ai pas fait mon deuil depuis : ne pas baisser la philosophie jusqu’à eux, mais les hisser jusqu’à elle... D’où ce projet d’Université Populaire animé par le même esprit. Avant sa création je tournais autour d’une formule qui conserve le meilleur de l’université et des rencontres informelles avec le public : la rigueur d’un contenu transmis dans les règles, le projet d’évolution dynamique de cet enseignement sur le modèle des cycles, la perspective initiatique inscrite dans la durée d’un séminaire annuel, le partage de trouvailles sur des recherches en cours; mais je voulais également conserver du café philosophique l’échange socratique ironique, l’usage d’une rhétorique soucieuse et respectueuse du questionnement de l’auditeur, la liberté intégrale et la gratuité absolue, dans tous les sens du terme (ni diplômes requis ou délivrés, ni droits d’inscription, ni contrôles), un genre de générosité consumée dans une dépense sans obligations ni sanctions.  En même temps je souhaitais récuser la reproduction du système social auquel travaille presque exclusivement l’université – Platon, Descartes et Kant; la fabrication d’enseignants de philosophie; le formatage idéaliste des formateurs à venir; la génération de l’esprit de corps, de caste et de ghetto – et m’inscrire aux antipodes du happening, de l’improvisation ou de la psychothérapie de groupe du café-philo : ni la logique tribale, incestueuse et  normative de l’Université, ni le modèle médiatique du show-business qui pare l’improvisation sur de  grands sujets des plumes de la philosophie avec citations évasives, références approximatives et saupoudrements légitimants... Depuis 2002, je place l’Université Populaire de Caen sous le signe de quelques philosophes dont la lecture m’accompagne depuis longtemps. Je n’ai pas envie d’une indexation à leur corps défendant mais d’un genre d’hommage rendu; je ne souhaite pas une prise d’otage, une captation d’héritage ou la revendication d’une filiation légitimante, mais des références qui valent comme autant de révérences, car je me suis nourri de ces pensées à la manière d’un affamé que ne rassasiaient pas les philosophes officiels de l’institution. A cette poignée de penseurs critiques, j’ai emprunté quelques notions utiles pour définir l’identité de cette Université Populaire.

Étudiant en philosophie à l’Université de Caen, fin 1970, début 1980, j’ai lu et aimé les pages consacrées par François Châtelet à La philosophie des professeurs (1970). Lorsque je me suis retrouvé devant mes élèves, j’ai pu mesurer combien il avait raison de présenter la discipline potentiellement dangereuse pour l’ordre moral et social comme une matière dévitalisée par l’artifice d’une liste d’auteurs et de notions officielles d’un programme, l’ensemble visant la production en fin d’année d’une dissertation ou d’un commentaire de texte coefficienté dont la note, neuf fois sur dix catastrophique, disparaît dans le chiffre des autres matières. Ma pratique en lycée technique m’a montré à satiété combien la philosophie agit tel un prétexte pour laisser croire à la libéralité d’un système qui autorise qu’on pense, certes, mais oblige cette pensée à se couler dans un moule qui la châtre sous peine de sanctions. A l’heure où, pour remédier à l’état des lieux, on surcharge et complète la liste des auteurs au programme avec des saints, des libéraux, des religieux, des mystiques, à quoi l’on ajoute une refonte des notions qui permet subtilement de supprimer la philosophie au nom de l’his­toire de la philosophie (moins dangereuse et plus facile à noter...), je ne souhaitais plus bricoler dans l’incurable. D’où ma démission... Dans l’esprit d’un François Châtelet qui célèbre une philosophie critique, utilisable pratiquement dans le champ social et politique de son temps, il faut citer Jacques Derrida et son superbe livre : Du droit à la philosophie (1990). Où l’on apprend sur les conditions d’accès à la philosophie aussi bien pour les professeurs que les élèves (avec qui la mettre en scène?), ses usages scolaires et non scolaires, l’extrême réduction des lieux et des supports où elle se pratique (où et comment?), les instances qui légitiment les discours philosophiques (lesquelles et au nom de quoi?). Mais aussi, et plus important en ce qui concerne ce projet d’UP, ses analyses sur la possibilité d’une authentique philosophie populaire, débat dans lequel Kant propose déjà sa solution en invitant qu’on y tende – voire la préface à la Doctrine du droit, première partie de la Métaphysique des mœurs. Ici comme ailleurs, la démocratie fonctionne comme un remède à la démagogie. Je tiens à cette idée qu’on peut tenir une bonne distance entre le discours professionnel des spécialistes qui s’adressent exclusivement à leurs semblables, formant ainsi une communauté d’autistes satisfaits, et les marchands d’idées dans le vent tout à la gestion et à la promotion de leur trajet mondain. Ni la poussière des archives, ni le plateau de télévision comme horizons indépassables de la pratique philosophique, mais un équilibre entre la bibliothèque et la diffusion publique du résultat de ses travaux et recherches. L’ensemble oblige au langage, à la forme et à la formule à même de rencontrer puis retenir le public désireux de philosophie. Car il existe une réelle demande philosophique à laquelle il s’agit de proposer une offre digne de ce nom. Pour ce faire on lira avec bénéfice La demande philosophique (1996) de Jacques Bouveresse qui réactive les options kantiennes : oui à la pratique populaire de la philosophie, certes, mais avec d’extrêmes réserves et avec l’obligation impérieuse de ne pas sacrifier à la rigueur, à l’analyse et à la recherche. Du temps, de la patience, du travail pour les demandeurs et pour les acteurs de l’offre : à l’évidence le droit à la philosophie oblige à des devoirs à son endroit. Contre l’époque qui se caractérise plus par la revendication des droits que par l’observance de devoirs, Jacques Bouveresse invite à articuler ces deux temps pour obtenir une force digne de ce nom. Je souscris à cette volonté d’exiger du demandeur pour seul contre-don à l’offre philosophique qu’on lui fait un engagement à se hisser jusqu’à la philosophie et non une revendication qu’elle descende au niveau où il se trouve. Dans la logique de ces aveux généalogiques je retiens de Pierre Bourdieu les analyses de l’intellectuel collectif développées dans le deuxième volume de Contre-feux (2001). Pour faire face à la pratique onaniste d’intellectuels soucieux de performances individuelles à même de permettre un positionnement dans le champ philosophique utile pour obtenir ensuite des bénéfices sonnants et trébuchants, l’intellectuel collectif suppose des actions communes, des associations d’égoïstes pour le dire dans les termes de Max Stirner : il s’agit de passer des contrats ponctuels pour travailler ensemble, puis agir, afin de produire des effets concrets sur le terrain politique et social du moment.
Michel Onfray
© 2008 Frémeaux & Associés - UP de Caen

REMERCIEMENTS A NOS PARTENAIRES DE LA PREMIERE HEURE Christian Majorel du Café Mancel. Philippe Duron, Maire de Caen. L’équipe du Musée des Beaux-Arts de Caen. Jean Lambert-Wild, directeur de la Comédie de Caen, CDN de Normandie et toute l’équipe du Théâtre.  Bruno Patino, Francesca Piolot et Véronique Vila de France-Culture. Le Conseil régional de Basse-Normandie. Diogène & Cie, avec Micheline Hervieu et François Doubin, Grasset, mon éditeur avec Christophe Bataille, et Frémeaux & Associés, mon éditeur sonore qui met ces cours à la disposition du public sur support sonore. Je n’oublie pas non plus mes partenaires et amis des premières heures : les enseignants bénévoles de l’UP : Séverine Auffret (Philosophie féministe), Gérard Poulouin (Philosophie politique), Gilles Geneviève (Atelier de philosophie pour enfants). Et celle sans qui rien de tout cela ne serait : Dorothée Schwartz, la cheville ouvrière et l’âme de cette UP.

Biographie Michel Onfray est né le 1er janvier 1959. Auteur d’une cinquentaine de livres traduits en plus d’une vingtaine de langues dans lesquels il propose une théorie systématique de l’hédonisme : éthique (La sculpture de soi, 1993), politique (Politique du rebelle, 1997), érotique (Théorie du corps amoureux, 2000), pédagogique (Antimanuel de philosophie, 2001), épistémologique (Féeries anatomiques, 2003), esthétique (Archéologie du présent, 2003), métaphysique (Traité d’athéologie, 2005). 

LE PROJET  La première version de l’Université populaire date de la fin du XIXe siècle, à l’époque de l’Affaire Dreyfus. Des professeurs, des intellectuels, des historiens, des écrivains, des philo­sophes y proposaient des cours gratuits à destination de ce qu’il était convenu alors  d’appeler la classe ouvrière. La seconde version vise des objectifs semblables bien qu’actua­­lisés : démocratiser la culture et dispenser gratuitement un savoir au plus grand nombre. La culture y est vécue comme un auxiliaire de la construction de soi, non comme une occasion de signature sociale.

LES RAISONS  Le désir de savoir est considérable : les débats, les forums, les rencontres, les séminaires, les universités d’été, les succès de librairie des classiques latins ou des essais, la multiplication des collections d’idées chez les éditeurs, tout témoigne d’une authentique et pressante demande. L’offre oscille entre l’élitisme de l’université et l’improvisation des cafés philo, l’une reproduisant le système social et sélectionnant ceux auxquels elle réserve les places dans le système, l’autre réduisant souvent la pratique philosophique à la seule conversation.

LE PRINCIPE  L’Université Populaire retient de l’Université traditionnelle la qualité des informations transmises, le prin­cipe du cycle qui permet d’envisager une progression personnelle, la nécessité d’un contenu transmis en amont de tout débat. Elle garde du café philosophique l’ouverture à tous publics, l’usage critique des savoirs, l’interactivité et la pratique du dialogue comme moyen d’accéder au contenu.

LE FONCTIONNEMENT  La gratuité est le principe de base : pas d’âge requis, ni de titres ou de niveaux demandés, pas d’inscriptions ni de contrôle des connaissances, pas d’examens, ni de diplômes délivrés. Le cours est dispensé une fois par semaine sur une séance de deux heures : la première est un exposé argumenté, la seconde une discussion de celui-ci. Le cycle s’étend de mi-octobre à mi-mai. Il s’articule autour des vacances scolaires de l’Académie de Caen.

LES PERSPECTIVES  L’Université Populaire est une idée collective et non personnelle. La création de la première à Caen vaut comme invite à l’essaimage. Par ailleurs, l’augmentation d’une année sur l’autre des unités d’enseignements et la cooptation des enseignants se fait en relation avec l’initiateur du projet local. Une dizaine d’autres UP existent déjà sur le même principe. 

Ecouter MICHEL ONFRAY La construction du Surhomme - Contre-histoire  de la philosophie N°13 (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Les trois XIXe siècles - Michel09'04
02 Le siècle des grands hommes - Michel11'07
03 L'ombre de Napoléon - Michel02'30
04 La construction d'une légende - Michel09'41
05 Napoléon et les philosophes - Michel03'20
06 Hegel et Napoléon - Michel02'40
07 Grand homme et ruse de la Raison - Michel04'59
08 Le grand homme, instrument de Dieu - Michel02'53
09 Le grand homme, par delà le bien et le mal - Michel01'11
10 Nietzsche contre la transcendance d'Hegel - Michel01'22
CD 2
01 Thomas Carlyle: portrait - Michel11'55
02 Le grand homme chez Carlyle - Michel02'53
03 Carlyle et Napoléon - Michel05'22
04 Apogée et chute de Napoléon - Michel03'56
05 Emerson et Carlyle - Michel05'00
06 Les hommes représentatifs d'Emerson - Michel03'19
07 La surâme du grand homme - Michel09'02
08 Figures et rôle du grand homme - Michel02'54
09 Emerson et Nietzsche - Michel01'24
10 Vers le grand homme dépouillé du divin - Michel03'11
CD 3
01 Une lecture immanente du grand homme - Michel01'44
02 Jacob Burckhardt - Michel12'30
03 L'incendie du Louvre - Michel02'59
04 L'influence de Buckhardt dans La Naissance de la tragédie - Michel04'29
05 Le grand homme chez Burckhardt - Michel12'04
06 L'admiration de Nietzsche pour Goethe - Michel01'16
07 Le génie de Goethe - Michel10'21
08 Goethe et Napoléon - Michel01'55
09 L'homme intégral - Michel01'47
10 Le concept de Sublime - Michel01'39
CD 4
01 Guyau la comète - Michel04'34
02 L'enfance de Guyau - Michel03'54
03 L'arrivée d'Alfred Fouillé - Michel08'22
04 Le binôme Guyau-Fouillé - Michel05'20
05 Les ouvrages pédagogiques - Michel02'37
06 Suite de la généalogie - Michel02'54
07 La philosophie une autobiographie du corps - Michel02'10
08 La maladie et l'oeuvre - Michel11'26
09 Théorie de la volonté et théorie du temps - Michel07'30
10 Une philosophie existentielle - Michel01'02
CD 5
01 Le vitalisme de Guyau - Michel07'56
02 Une théorie de l'inconscient - Michel05'01
03 Une théorie du moi - Michel04'10
04 Une théorie thérapeutique - Michel02'05
05 Une théorie biologique des forces - Michel07'31
06 Une théorie du nisus - Michel05'16
07 Une théorie de la vie - Michel05'51
08 Une théorie du don - Michel03'15
09 Une théorie de la fécondité - Michel08'09
10 Une théorie du risque - Michel02'03
CD 6
01 Une histoire épicurienne de l'épicurisme - Michel10'00
02 Une historiographie vitaliste - Michel04'46
03 L'invention du néo-épicurisme contre le dogmatisme - Michel03'25
04 L'invention du néo épicurisme: l'art de vivre - Michel05'33
05 L'invention du néo-épicurisme: une morale utilitariste - Michel04'47
06 Les emprunts aux utilitaristes - Michel10'55
07 Une théorie des deux morales - Michel01'38
08 La vie comme principe de la morale - Michel01'58
09 Un vitalisme hédoniste - Michel03'01
10 Optimisme, pessimisme et vitalisme - Michel04'46
CD 7
01 Guyau, un Nietzsche francais -I- Henri Bergson - Michel09'00
02 Guyau, un Nietzsche francais -II- Daniel Halévy - Michel02'11
03 Guyau, un Nietzsche francais -III- Alfred Fouillé - Michel02'14
04 Nietzsche et Guyau: deux vitalistes - Michel11'49
05 L'optimiste et le tragique - Michel03'10
06 Guyau anarchiste - Michel03'26
07 Le libre-penseur républicain - Michel06'02
08 Un philosophe de gauche - Michel04'17
09 Les raisons des malentendus - Michel06'01
10 Donner et laisser faire - Michel03'26
CD 8
01 Des contradictions déconcertantes - Michel06'57
02 L'hypothèse des deux Guyau - Michel03'05
03 La solution: l'esquisse une exception - Michel05'41
04 Les autres livres - Michel04'51
05 laïcité et religion catholique - Michel03'11
06 La religion d'un irreligieux - Michel08'49
07 L'anomie religieuse - Michel04'37
08 Un libre penseur théiste - Michel06'54
09 Un mystique panthéiste - Michel05'24
10 La vie est l'amour - Michel01'22
CD 9
01 L'optimisme progressif - Michel06'46
02 La confiance dans la science - Michel01'45
03 La foi éducationniste - Michel01'44
04 Le déisme rationaliste - Michel04'06
05 La part sombre de Guyau - Michel11'05
06 Une philosophie de la décadence -I- L'art contemporain - Michel04'41
07 Une philosophie de la décadence -II- Les symptômes - Michel05'52
08 Une philosophie de la décadence -II- Une thérapie - Michel07'39
09 Une esthétique antikantienne - Michel05'03
10 Une pensée circulaire - Michel02'17
CD 10
01 Le mot surhumain - Michel08'15
02 Les racines de Vichy - Michel01'22
03 Guyau raciste - Michel02'54
04 Guyau xénophobe - Michel04'04
05 Guyau antisémite - Michel02'07
06 L'éloge de la ploutocratie - Michel04'32
07 Une doctrine populiste - Michel11'40
08 Une pensée eugeniste et nataliste - Michel05'40
09 La défense du colonialisme - Michel05'44
10 Portrait d'un philosophe - Michel03'45
CD 11
01 Les scientifiques absents des grands hommes - Michel06'40
02 Le grand homme face à la démocratie montante - Michel02'08
03 L'homme fragmenté - Michel02'37
04 Le siècle de la morale esthétique - Michel04'31
05 Guyau contre la morale utilitariste - Michel09'54
06 Y a-t-il trop d'artistes? - Michel01'52
07 Le rôle des prescripteurs - Michel04'50
08 La part critique de l'art - Michel05'05
09 La recherche du temps perdu de Marcel Proust - Michel09'12
10 Le cinema, l'art de reconstruire des temps et des espaces - Michel03'58
CD 12
01 La question de la liberté et du déterminisme chez Guyau - Michel04'06
02 L'interaction entre l'éducation et l'hérédité - Michel02'31
03 Les agencements et la vitalité - Michel09'23
04 Jean-Pierre Changeux: L' homme neuronale - Michel02'22
05 Le sens de comprendre un philosophe - Michel10'32
06 Wilhelm Reich versus Jacques Lacan - Michel02'45
07 Le monde, le corps et la réaction du corps - Michel04'21
08 La destruction des légendes - Michel05'02
09 Le génie d'Henri Bergson - Michel05'06
10 Les deux impasses de Bergson - Michel06'44
"La marque de fabrique d'Onfray : la passion et la gourmandise." par Le Point

"Non, le philosophe n'est pas une espèce menacée. Dans le village global européen, il a même remplacé concomitamment l'instituteur, le curé et le médecin, tous trois partis depuis longtemps sans laisser d'adresse. Dans notre société que surplombent les financiers, les communicants et les cellules de soutien psychologique, l'homme a plus que jamais besoin de philosophie. Surtout depuis la mort de Dieu. Elle remplit notre vide. D'où l'utilité publique d'un homme comme Michel Onfray, qui vit sa philosophie, au lieu d'en vivre. Il joue tous les rôles à la fois : lanterne, perceuse, marteau, débroussailleuse. Avec ça, professeur pour masses populaires. Pic de La Mirandole de Normandie, il n'aura pas été le premier à s'atteler à une histoire de la philosophie, mais la sienne vaut vraiment le détour.
Chaque Contre-histoire de la philosophie est un petit bonheur, […] « La construction du surhomme », une merveille. Il y raconte deux philosophes : Jean-Marie Guyau, vitaliste optimiste, et Frédéric Nietzsche, vitaliste tragique, qui ont ouvert une perspective dans la brèche chrétienne en célébrant l'éthique surhumaine, cette "morale humaine moins la transcendance et l'idéal ascétique".
La marque de fabrique d'Onfray : la passion et la gourmandise. […] Après un détour du côté d'Emerson, le philosophe d'Argentan, Orne, vous emmène à la découverte d'une oeuvre quasi inconnue, celle de Jean-Marie Guyau (1854-1888), un génie précoce, auteur à 20 ans d'un livre de 1 000 pages sur Épicure et mort à 33 ans, l'âge du Christ. Un libre-penseur qui s'inscrit dans une tradition épicurienne et hédoniste, mâtinée, hélas, de xénophobie, d'antiaméricanisme, de misogynie ou d'antisémitisme. De toute évidence, il n'était pas fini quand la tuberculose l'a emporté. Il n'a jamais eu la chance de pouvoir devenir ce qu'il était.
Jean-Marie Guyau renvoyait forcément à Nietzsche (1844-1900), qui apprend à mieux "s'éjouir" et que Michel Onfray célèbre, défend, exalte avec une ferveur communicative. Impossible […] de ne pas se jeter sur « Le gai savoir » ou « Le crépuscule des idoles » du philosophe le plus ricanant depuis Socrate, longtemps condamné par les imbéciles ou les calomniateurs, qu'il s'agit désormais de "dépasser". Je vous disais qu'Onfray était d'utilité publique..."
Par FRANZ-OLIVIER GIESBERT - LE POINT




« La Contre-histoire est l’histoire des philosophies évincées » par Le Magazine littéraire

Michel Onfray :
« La Contre-histoire propose de lire des philosophes oubliés parce qu’ils étaient des penseurs de la sagesse pratique concrète insoucieuse des dieux, ou de Dieu et de la pensée dominante du moment. Il existe une histoire officielle écrite par les vainqueurs qui, en Europe, et ce depuis l’empereur Constantin, sont les chrétiens. Dès lors, il existe des vaincus. Les vainqueurs mettent en avant toutes les philosophies qui, soit semblent préparer le christianisme, soit sont compatibles avec lui : le platonisme, le stoïcisme, l’aristotélisme font bon ménage avec les vainqueurs, ainsi que les spiritualistes, les déistes, les théistes, les dualistes, les croyants divers et multiples. En revanche, les matérialistes, les atomistes, les athées, les sensualistes, les empiriques, les anarchistes font mauvais ménage avec les officiels.

La Contre-histoire est l’histoire des marges, des philosophies évincées, des penseurs vaincus – Démocrite, Gassendi, Helvétius, etc. Ce sont les atomistes de l’Antiquité, l’épicurisme grec et sa formule campanienne, les gnostiques licencieux, les frères et sœurs  du Libre Esprit, les libertins baroques, les ultras des Lumières, les socialistes utopiques détruits par le triomphe du marxisme (qui est une philosophie idéaliste emblématique), et tant  d’autres philosophes dont je m’occupe pour le XXe siècle – Otto Gross, Erich Fromm, Wilhelm Reich, Paul Nizan, Georges Politzer, Camus, etc. Je propose qu’on redécouvre vingt-cinq siècles de sagesse pratique alternative. Je m’y consacre depuis dix ans cette année et pour trois ou quatre ans encore. »

Le Magazine littéraire :
« Votre Université populaire célèbre ses dix ans  depuis sa création à Caen en 2002. Quel regard rétrospectif portez-vous sur le formidable succès de votre projet ? »

« Dix années avec un succès populaire et un silence quasi-total de la presse : il doit exister cinq ou six papiers consacrés à cette aventure dans la presse nationale depuis dix ans… L’an dernier, mon cours diffusé sur France Culture, comme c’est le cas depuis 2003, pendant les mois d’été, a été podcasté 450 000 fois : vingt-six séances retransmises avec un réel succès. Et les éditions Frémeaux ont édité 17 coffrets de 13 CD. Un succès public, populaire, en province, une aventure d’amis bénévoles qui travaillent gratuitement et exposent le résultat de leurs recherches dans une grande diversité de domaines, voilà qui montre que la province existe, qu’on peut y proposer des alternatives culturelles concrètes non subventionnées, que la culture populaire n’est pas une culture spécifique au peuple, mais une présentation  spécifique de la culture au peuple. Normal qu’à Paris tout ça compte pour zéro, non ? Dans les provinces françaises, le principe de l’université populaire a déjà essaimé dans une vingtaine d’endroits. C’est ce qui importe. Loin du bruit… »
Le Magazine littéraire




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