MICHEL ONFRAY - CONTRE HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE VOL 17

LE SIÈCLE DU NIHILISME (1) PAR MICHEL ONFRAY

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Artiste MICHEL ONFRAY
Nombre de CDs : 13


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FA5317

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De Otto Gross à Wilhelm Reich

L’écriture de l’histoire de la philosophie occidentale n’est pas neutre : une Grèce prétendument fondatrice à l’exclusion des pensées qui la précèdent dans le temps ; une domination idéaliste, notamment platonicienne ; une tradition qui poursuit ce parti pris avec le spiritualisme chrétien et l’idéal allemand – l historiographie dominante est nettement platonicienne. Or, on peut proposer une contre-histoire de la philosophie qui se soucie d’un autre lignage : matérialiste, hédoniste, nominaliste, athée, sensualiste, empirique, etc. Et s’y inscrire avec le souci d’une pensée systématique.
Michel Onfray

Les partis de la liberté vivent de l’impuissance de leurs partisans.
J’ai découvert ce qui faisait de toi un esclave : tu es ton propre argousin. Tu es seul et unique responsable de ton esclavage. Toi et personne d’autre. Moi, je te dis : ton seul libérateur c’est toi !
Wilhelm Reich

"Un des rares auteurs à avoir le génie de sortir durablement la philosophie des salles de classes."
Stéphane Floccari, Le Magazine Littéraire

Droits audio : Frémeaux & Associés en accord avec Michel Onfray, Grasset, Editions de Radio France, France Culture et l'Université
Contre-histoire de la philosophie 17 FA5317

MICHEL ONFRAY N°17
Le siècle du nihilisme (1)
CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE

13 cours enregistrés par Michel Onfray, philosophe, présentant une contre-histoire de la philosophie
en 13 CDs à écouter.
Une coédition sonore de Frémeaux & Associés - France Culture - Grasset - Université Populaire de Caen


HISTOIRE D’UNE CONTRE-HISTOIRE PHILOSOPHIQUE DE LA PHILOSOPHIE
J’ai enseigné vingt ans dans l’éducation nationale en Lycée Technique après avoir refusé, une fois ma thèse soutenue, d’intégrer l’Université comme m’y invitait ma patronne de doctorat. Vingt années pendant lesquelles j’ai souhaité pratiquer la discipline avec des élèves gâchés par le système, exclus dès leur plus jeune âge et dirigés vers la rentabilité de matières qui ne leur plaisaient pas – la comptabilité, le secrétariat, le commerce. L’obligation de transmettre et de pratiquer une discipline pour laquelle ils avaient une prévenance légitime – vive les professionnels de la profession! – m’a contraint à une formule dont je n’ai pas fait mon deuil depuis : ne pas baisser la philosophie jusqu’à eux, mais les hisser jusqu’à elle...

D’où ce projet d’Université Populaire animé par le même esprit. Avant sa création je tournais autour d’une formule qui conserve le meilleur de l’université et des rencontres informelles avec le public : la rigueur d’un contenu transmis dans les règles, le projet d’évolution dynamique de cet enseignement sur le modèle des cycles, la perspective initiatique inscrite dans la durée d’un séminaire annuel, le partage de trouvailles sur des recherches en cours; mais je voulais également conserver du café philosophique l’échange socratique ironique, l’usage d’une rhétorique soucieuse et respectueuse du questionnement de l’auditeur, la liberté intégrale et la gratuité absolue, dans tous les sens du terme (ni diplômes requis ou délivrés, ni droits d’inscription, ni contrôles), un genre de générosité consumée dans une dépense sans obligations ni sanctions. 

En même temps je souhaitais récuser la reproduction du système social auquel travaille presque exclusivement l’université – Platon, Descartes et Kant; la fabrication d’enseignants de philosophie ; le formatage idéaliste des formateurs à venir; la génération de l’esprit de corps, de caste et de ghetto – et m’inscrire aux antipodes du happening, de l’improvisation ou de la psychothérapie de groupe du café-philo : ni la logique tribale, incestueuse et normative de l’Université, ni le modèle médiatique du show-business qui pare l’improvisation sur de grands sujets des plumes de la philosophie avec citations évasives, références approximatives et saupoudrements légitimants...

Depuis 2002, je place l’Université Populaire de Caen sous le signe de quelques philosophes dont la lecture m’accompagne depuis longtemps. Je n’ai pas envie d’une indexation à leur corps défendant mais d’un genre d’hommage rendu; je ne souhaite pas une prise d’otage, une captation d’héritage ou la revendication d’une filiation légitimante, mais des références qui valent comme autant de révérences, car je me suis nourri de ces pensées à la manière d’un affamé que ne rassasiaient pas les philosophes officiels de l’institution. A cette poignée de penseurs critiques, j’ai emprunté quelques notions utiles pour définir l’identité de cette Université Populaire.

Étudiant en philosophie à l’Université de Caen, fin 1970, début 1980, j’ai lu et aimé les pages consacrées par François Châtelet à La philosophie des professeurs (1970). Lorsque je me suis retrouvé devant mes élèves, j’ai pu mesurer combien il avait raison de présenter la discipline potentiellement dangereuse pour l’ordre moral et social comme une matière dévitalisée par l’artifice d’une liste d’auteurs et de notions officielles d’un programme, l’ensemble visant la production en fin d’année d’une dissertation ou d’un commentaire de texte coefficienté dont la note, neuf fois sur dix catastrophique, disparaît dans le chiffre des autres matières.

Ma pratique en lycée technique m’a montré à satiété combien la philosophie agit tel un prétexte pour laisser croire à la libéralité d’un système qui autorise qu’on pense, certes, mais oblige cette pensée à se couler dans un moule qui la châtre sous peine de sanctions. A l’heure où, pour remédier à l’état des lieux, on surcharge et complète la liste des auteurs au programme avec des saints, des libéraux, des religieux, des mystiques, à quoi l’on ajoute une refonte des notions qui permet subtilement de supprimer la philosophie au nom de l’his­toire de la philosophie (moins dangereuse et plus facile à noter...), je ne souhaitais plus bricoler dans l’incurable. D’où ma démission...

Dans l’esprit d’un François Châtelet qui célèbre une philosophie critique, utilisable pratiquement dans le champ social et politique de son temps, il faut citer Jacques Derrida et son superbe livre : Du droit à la philosophie (1990). Où l’on apprend sur les conditions d’accès à la philosophie aussi bien pour les professeurs que les élèves (avec qui la mettre en scène?), ses usages scolaires et non scolaires, l’extrême réduction des lieux et des supports où elle se pratique (où et comment ?), les instances qui légitiment les discours philosophiques (lesquelles et au nom de quoi ?). Mais aussi, et plus important en ce qui concerne ce projet d’UP, ses analyses sur la possibilité d’une authentique philosophie populaire, débat dans lequel Kant propose déjà sa solution en invitant qu’on y tende – voire la préface à la Doctrine du droit, première partie de la Métaphysique des mœurs.

Ici comme ailleurs, la démocratie fonctionne comme un remède à la démagogie. Je tiens à cette idée qu’on peut tenir une bonne distance entre le discours professionnel des spécialistes qui s’adressent exclusivement à leurs semblables, formant ainsi une communauté d’autistes satisfaits, et les marchands d’idées dans le vent tout à la gestion et à la promotion de leur trajet mondain. Ni la poussière des archives, ni le plateau de télévision comme horizons indépassables de la pratique philosophique, mais un équilibre entre la bibliothèque et la diffusion publique du résultat de ses travaux et recherches. L’ensemble oblige au langage, à la forme et à la formule à même de rencontrer puis retenir le public désireux de philosophie.

Car il existe une réelle demande philosophique à laquelle il s’agit de proposer une offre digne de ce nom. Pour ce faire on lira avec bénéfice La demande philosophique (1996) de Jacques Bouveresse qui réactive les options kantiennes : oui à la pratique populaire de la philosophie, certes, mais avec d’extrêmes réserves et avec l’obligation impérieuse de ne pas sacrifier à la rigueur, à l’analyse et à la recherche. Du temps, de la patience, du travail pour les demandeurs et pour les acteurs de l’offre : à l’évidence le droit à la philosophie oblige à des devoirs à son endroit.

Contre l’époque qui se caractérise plus par la revendication des droits que par l’observance de devoirs, Jacques Bouveresse invite à articuler ces deux temps pour obtenir une force digne de ce nom. Je souscris à cette volonté d’exiger du demandeur pour seul contre-don à l’offre philosophique qu’on lui fait un engagement à se hisser jusqu’à la philosophie et non une revendication qu’elle descende au niveau où il se trouve.

Dans la logique de ces aveux généalogiques je retiens de Pierre Bourdieu les analyses de l’intellectuel collectif développées dans le deuxième volume de Contre-feux (2001). Pour faire face à la pratique onaniste d’intellectuels soucieux de performances individuelles à même de permettre un positionnement dans le champ philosophique utile pour obtenir ensuite des bénéfices sonnants et trébuchants, l’intellectuel collectif suppose des actions communes, des associations d’égoïstes pour le dire dans les termes de Max Stirner : il s’agit de passer des contrats ponctuels pour travailler ensemble, puis agir, afin de produire des effets concrets sur le terrain politique et social du moment.
Michel Onfray
© 2008 Frémeaux & Associés - UP de Caen


Pour en savoir plus :
http://perso.orange.fr/michel.onfray/ ou www.fremeaux.com ou www.franceculture.com

Pour nous contacter :
up.caen@orange.fr

Remerciements à nos partenaires de la première heure :
Christian Majorel du Café Mancel. Philippe Duron, Maire de Caen. L’équipe du Musée des Beaux-Arts de Caen. Jean Lambert-Wild, directeur de la Comédie de Caen, CDN de Normandie et toute l’équipe du Théâtre. Bruno Patino, Francesca Piolot et Véronique Vila de France-Culture. Le Conseil régional de Basse-Normandie. Diogène & Cie, avec Micheline Hervieu et François Doubin, Grasset, mon éditeur avec Christophe Bataille, et Frémeaux & Associés, mon éditeur sonore qui met ces cours à la disposition du public sur support sonore.
Je n’oublie pas non plus mes partenaires et amis des premières heures : les enseignants bénévoles de l’UP : Séverine Auffret (Philosophie féministe), Gérard Poulouin (Philosophie politique), Gilles Geneviève (Atelier de philosophie pour enfants). Et celle sans qui rien de tout cela ne serait : Dorothée Schwartz, la cheville ouvrière et l’âme de cette UP.

Biographie
Michel Onfray est né le 1er janvier 1959. Auteur d’une cinquentaine de livres traduits en plus d’une vingtaine de langues dans lesquels il propose une théorie systématique de l’hédonisme : éthique (La sculpture de soi, 1993), politique (Politique du rebelle, 1997), érotique (Théorie du corps amoureux, 2000), pédagogique (Antimanuel de philosophie, 2001), épistémologique (Féeries anatomiques, 2003), esthétique (Archéologie du présent, 2003), métaphysique (Traité d’athéologie, 2005).


LE PROJET 
La première version de l’Université populaire date de la fin du XIXe siècle, à l’époque de l’Affaire Dreyfus. Des professeurs, des intellectuels, des historiens, des écrivains, des philo­sophes y proposaient des cours gratuits à destination de ce qu’il était convenu alors d’appeler la classe ouvrière. La seconde version vise des objectifs semblables bien qu’actua­­lisés : démocratiser la culture et dispenser gratuitement un savoir au plus grand nombre. La culture y est vécue comme un auxiliaire de la construction de soi, non comme une occasion de signature sociale.

LES RAISONS 
Le désir de savoir est considérable : les débats, les forums, les rencontres, les séminaires, les universités d’été, les succès de librairie des classiques latins ou des essais, la multiplication des collections d’idées chez les éditeurs, tout témoigne d’une authentique et pressante demande. L’offre oscille entre l’élitisme de l’université et l’improvisation des cafés philo, l’une reproduisant le système social et sélectionnant ceux auxquels elle réserve les places dans le système, l’autre réduisant souvent la pratique philosophique à la seule conversation.

LE PRINCIPE 
L’Université Populaire retient de l’Université traditionnelle la qualité des informations transmises, le prin­cipe du cycle qui permet d’envisager une progression personnelle, la nécessité d’un contenu transmis en amont de tout débat. Elle garde du café philosophique l’ouverture à tous publics, l’usage critique des savoirs, l’interactivité et la pratique du dialogue comme moyen d’accéder au contenu.

LE FONCTIONNEMENT 
La gratuité est le principe de base : pas d’âge requis, ni de titres ou de niveaux demandés, pas d’inscriptions ni de contrôle des connaissances, pas d’examens, ni de diplômes délivrés. Le cours est dispensé une fois par semaine sur une séance de deux heures : la première est un exposé argumenté, la seconde une discussion de celui-ci. Le cycle s’étend de mi-octobre à mi-mai. Il s’articule autour des vacances scolaires de l’Académie de Caen.

LES PERSPECTIVES 
L’Université Populaire est une idée collective et non personnelle. La création de la première à Caen vaut comme invite à l’essaimage. Par ailleurs, l’augmentation d’une année sur l’autre des unités d’enseignements et la cooptation des enseignants se fait en relation avec l’initiateur du projet local. Une dizaine d’autres UP existent déjà sur le même principe.


«J’ai découvert ce qui faisait de toi un esclave : tu es ton propre argousin. Tu es seul et unique responsable de ton esclavage. Toi et personne d’autre. Moi, je te dis : ton seul libérateur c’est toi !» Wilhelm Reich

L’écriture de l’histoire de la philosophie occidentale n’est pas neutre : une Grèce prétendument fondatrice à l’exclusion des pensées qui la précèdent dans le temps?; une domination idéaliste, notamment platonicienne?; une tradition qui poursuit ce parti pris avec le spiritualisme chrétien et l’idéal allemand – l’historiographie dominante est nettement platonicienne. Or, on peut proposer une contre-histoire de la philosophie qui se soucie d’un autre lignage : matérialiste, hédoniste, nominaliste, athée, sensualiste, empirique, etc. Et s’y inscrire avec le souci d’une pensée systématique.

«Les partis de la liberté vivent de l’impuissance de leurs partisans.»
Wilhelm Reich

Ecouter CONTRE-HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE N°17 LE SIECLE DU NIHILISME 1 par MICHEL ONFRAY (livre audio) © Frémeaux & Associés 2012 Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Nihilisme et pulsion de mort - Michel Onfray04'35
02 Philosophes et dictatures - Michel Onfray02'51
03 Les maladies du xxe siècle - Michel Onfray05'53
04 Exemples d'idées meurtrières - Michel Onfray13'29
05 Le fantasme de l'homme nouveau - Michel Onfray07'09
06 L'abolition de l'homme chrétien - Michel Onfray04'38
07 La torsion des textes - Michel Onfray02'59
08 L'anatomie de l'homme nouveau par Freud - Michel Onfray05'06
09 Le père de la horde primitive - Michel Onfray02'29
10 Conclusion sur ce xxe siècle - Michel Onfray02'48
CD 2
01 La psychanalyse: une aventure collective - Michel Onfray07'20
02 Théorie freudienne de la politique - Michel Onfray05'28
03 De l'existence d'une gauche freudienne - Michel Onfray07'57
04 Otto Gross: un Diogène autrichien - Michel Onfray03'58
05 Biographie d'Otto Gross - Michel Onfray07'50
06 La rencontre avec Freud - Michel Onfray02'36
07 Premières dissensions avec Freud - Michel Onfray06'11
08 L'expérience d'un congrès avec Freud - Michel Onfray05'45
09 Un matérialisme moniste - Michel Onfray03'22
10 Les psychanalystes non freudiens - Michel Onfray00'48
CD 3
01 Le couple de Jung et Freud - Michel Onfray07'59
02 Les vertus de l'immoralisme sexuel - Michel Onfray07'05
03 Transfert et immoralisme - Michel Onfray05'05
04 Le transfert comme reproduction d'un schéma sociologique - Michel Onfray07'25
05 Les nouvelles possibilités d'existence sensuelle - Michel Onfray06'00
06 L'influence de Gross sur Jung - Michel Onfray02'08
07 Portrait d'un marginal - Michel Onfray06'16
08 Une communauté nietzscheenne - Michel Onfray05'22
09 L'analyse de l'enfermement - Michel Onfray02'05
10 Un précurseur du freudo-marxisme - Michel Onfray01'40
CD 4
01 L'existence d'une gauche freudienne - Michel Onfray03'31
02 Le cas Nietzsche - Michel Onfray05'13
03 L'influence de la rupture nietzschéenne - Michel Onfray04'16
04 Une triple association: Nietzsche, Freud et la révolution - Michel Onfray06'52
05 Ressentiment et construction des sociétés - Michel Onfray08'28
06 La transmutation des valeurs - Michel Onfray05'39
07 La méthode freudienne - Michel Onfray06'28
08 L'abréaction - Michel Onfray02'44
09 La révolution russe en modele - I - Anatoli Lounartscharski - Michel Onfray04'58
10 La révolution russe en modèle - II - Pierre Kropotkine - Michel Onfray02'31
CD 5
01 Les collages théoriques - Michel Onfray04'41
02 Une oeuvre en confession autobiographique - Michel Onfray04'23
03 La violence parentale: le cas d'Elisabeth - Michel Onfray03'17
04 L'anti-psychiatrie: pour une étiologie sociologique - Michel Onfray08'28
05 L'oeuvre du père - Michel Onfray04'33
06 La guerre de Hans Gross - Michel Onfray02'21
07 La folie modèle de santé mentale - Michel Onfray06'09
08 La mère remède au père - Michel Onfray06'57
09 Détruire un enfant, construire une névrose - Michel Onfray07'51
10 La solution d'un nouveau matriarcat - Michel Onfray02'09
CD 6
01 Portrait de la mère en anti-père - Michel Onfray06'07
02 Définition du matriarcat - Michel Onfray04'35
03 Une lecture de la Génèse - Michel Onfray05'02
04 Le passage au patriarcat - Michel Onfray04'17
05 Naissance de la propriété privée - Michel Onfray05'19
06 Naissance de la famille - Michel Onfray06'11
07 La révolution libertaire - Michel Onfray05'47
08 L'idiosyncrasie révolutionnaire - Michel Onfray06'05
09 La révolution de la connaissance de soi - Michel Onfray04'18
10 Les bases de la gauche freudienne - Michel Onfray03'59
CD 7
01 Présentation générale - Michel Onfray07'46
02 La cohérence de la pensée bergsonienne - Michel Onfray07'06
03 Un bergsonnien de terrain - Michel Onfray02'26
04 Une configuration familiale sous le signe nocture - Michel Onfray02'26
05 Une sexualité sous le signe solaire - Michel Onfray05'11
06 L'expérience de la trahison - Michel Onfray07'02
07 La mère adultère - Michel Onfray03'23
08 La scène originaire - Michel Onfray02'18
09 La mort du père - Michel Onfray03'01
10 Une oeuvre compensatrice d'un méfait - Michel Onfray10'29
CD 8
01 Les références livresques de Reich - Michel Onfray06'18
02 La rencontre avec Freud - Michel Onfray03'27
03 L'innovation de la théorie de l'inconscient - Michel Onfray07'34
04 Le disciple adorateur - Michel Onfray02'33
05 Premier grief - I - Variation sur le surhomme - Michel Onfray08'02
06 Premier grief - II - l'inefficacité thérapeutique - Michel Onfray05'48
07 Deuxième grief: l'attention flottante - Michel Onfray03'38
08 Troisieme grief: la pulsion de mort - Michel Onfray06'01
09 Troisieme grief - II - Une biologie des passions - Michel Onfray06'35
10 Contre le déterminisme radical - Michel Onfray00'36
CD 9
01 Rappel des premiers griefs - Michel Onfray04'52
02 Une opposition métaphysique sur la libération sexuelle - Michel Onfray06'39
03 La critique freudienne de la morale sexuelle - Michel Onfray08'23
04 Le conservatisme de Freud - Michel Onfray01'27
05 L'eudémonisme social de Reich - Michel Onfray05'06
06 L'histoire contre la métapsychologie - Michel Onfray03'20
07 La sociologie des patients de Freud - Michel Onfray06'29
08 La guérison interdite aux pauvres - Michel Onfray07'06
09 La psychanalyse de la misère - Michel Onfray06'10
10 Le sens du pseudo-marxisme - Michel Onfray01'16
CD 10
01 La fonction de l'orgasme: histoire d'un ouvrage - Michel Onfray09'04
02 La force psychophysiologique - Michel Onfray06'19
03 Les stases d'angoisse - Michel Onfray02'51
04 La cuirasse musculaire - Michel Onfray03'46
05 L'analyse caractériologique - Michel Onfray06'44
06 Les biopathies - Michel Onfray06'45
07 L'acte sexuel satisfaisant - Michel Onfray03'16
08 Les conséquences de l'insatisfaction - Michel Onfray05'08
09 Le rythme libidinal - Michel Onfray02'58
10 Penis normal à doses répétées - Michel Onfray03'28
CD 11
01 Un engagement politique concret - Michel Onfray05'17
02 Un militantisme communiste - Michel Onfray03'15
03 La visite de l'Urss - Michel Onfray04'20
04 Une pédagogie non autoritaire - Michel Onfray06'15
05 La liberté sexuelle des enfants - Michel Onfray05'49
06 L'abolition du complexe d'Oedipe - Michel Onfray02'20
07 La colère de Freud - I - Malaise dans la civilisation - Michel Onfray10'02
08 La colère de Freud - II - L'avenir d'une illusion - Michel Onfray06'11
09 La création de Sexpol - Michel Onfray02'48
10 Morale répressive et capitalisme - Michel Onfray04'28
CD 12
01 Les deux XXe siècles - Michel Onfray04'37
02 Philosophie antique et vie philosophique - Michel Onfray05'25
03 Le christianisme comme rupture - Michel Onfray03'49
04 Un fil conducteur non rompu - Michel Onfray02'23
05 Eloge de Pierre Hadot - Michel Onfray04'46
06 L'union entre les humains et la nature - Michel Onfray12'06
07 L'émergence d'une cosmologie affabulatrice - Michel Onfray02'28
08 La dot et la naissance du capitalisme - Michel Onfray03'09
09 Premier échange et logique du capital - Michel Onfray08'07
10 Un capitalisme polymorphe, mais indépassable - Michel Onfray04'34
CD 13
01 Les humanités contre la barbarie - Michel Onfray06'18
02 Le pédagogue et la création du lien social - Michel Onfray10'42
03 Jean Malaurie et Théodore Monod: l'experience commune du désert - Michel Onfray03'01
04 Contemplation et pensée politique - Michel Onfray04'33
05 L'anarcho-communalisme - Michel Onfray03'01
06 Tristes tropiques - Michel Onfray01'55
07 Pulsion de vie et pulsion de mort - Michel Onfray07'30
08 Eros et thanatos - Michel Onfray03'01
09 Bergson: un dandy non hedoniste - Michel Onfray07'54
10 Bergson: un métaphysicien - Michel Onfray03'24
« Une référence incontournable » par La revue des médiathèques et des collections musicales

« En choisissant de publier les conférences philosophiques et autres cours thématiques de Michel Onfray, l’éditeur Frémeaux et Associés savait il qu’il s’engageait à une production pléthorique et tentaculaire ? C’est que le philosophe, qui ose sortir cette matière à réflexion des salles de cours, a des choses à dire et à revisiter, depuis des années et pour des années encore. Il milite notamment pour installer durablement une philosophie libérée du joug partisan de la pensée moderne occidentale, principalement fondée sur les concepts grecs, particulièrement l’idéalisme platonicien. C’est sa Contre-histoire de la philosophie, dont Frémeaux et Associés publie ces temps-ci le 17ème coffret ! Dix-sept coffrets de 11 à 13 CDs ! Depuis 2005, à peu près. Des centaines d’heures d’oralité libre et engagée, communicante autour de tous les thèmes que la philosophieaborde ; c’est efficace, plutôt visionnaire, convaincant, libre surtout. Et Michel Onfray donne à entendre tellement plus qu’un essai... Je pense à présent, avec la collection qui s’agrandit en s’affirmant, que c’est une référence incontournable. »
par Lucas FALCHERO – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES






« La Contre-histoire est l’histoire des philosophies évincées » par Le Magazine littéraire

Michel Onfray :
« La Contre-histoire propose de lire des philosophes oubliés parce qu’ils étaient des penseurs de la sagesse pratique concrète insoucieuse des dieux, ou de Dieu et de la pensée dominante du moment. Il existe une histoire officielle écrite par les vainqueurs qui, en Europe, et ce depuis l’empereur Constantin, sont les chrétiens. Dès lors, il existe des vaincus. Les vainqueurs mettent en avant toutes les philosophies qui, soit semblent préparer le christianisme, soit sont compatibles avec lui : le platonisme, le stoïcisme, l’aristotélisme font bon ménage avec les vainqueurs, ainsi que les spiritualistes, les déistes, les théistes, les dualistes, les croyants divers et multiples. En revanche, les matérialistes, les atomistes, les athées, les sensualistes, les empiriques, les anarchistes font mauvais ménage avec les officiels.
La Contre-histoire est l’histoire des marges, des philosophies évincées, des penseurs vaincus – Démocrite, Gassendi, Helvétius, etc. Ce sont les atomistes de l’Antiquité, l’épicurisme grec et sa formule campanienne, les gnostiques licencieux, les frères et sœurs  du Libre Esprit, les libertins baroques, les ultras des Lumières, les socialistes utopiques détruits par le triomphe du marxisme (qui est une philosophie idéaliste emblématique), et tant  d’autres philosophes dont je m’occupe pour le XXe siècle – Otto Gross, Erich Fromm, Wilhelm Reich, Paul Nizan, Georges Politzer, Camus, etc. Je propose qu’on redécouvre vingt-cinq siècles de sagesse pratique alternative. Je m’y consacre depuis dix ans cette année et pour trois ou quatre ans encore. »
Le Magazine littéraire :
« Votre Université populaire célèbre ses dix ans  depuis sa création à Caen en 2002. Quel regard rétrospectif portez-vous sur le formidable succès de votre projet ? »
« Dix années avec un succès populaire et un silence quasi-total de la presse : il doit exister cinq ou six papiers consacrés à cette aventure dans la presse nationale depuis dix ans… L’an dernier, mon cours diffusé sur France Culture, comme c’est le cas depuis 2003, pendant les mois d’été, a été podcasté 450 000 fois : vingt-six séances retransmises avec un réel succès. Et les éditions Frémeaux ont édité 17 coffrets de 13 CD. Un succès public, populaire, en province, une aventure d’amis bénévoles qui travaillent gratuitement et exposent le résultat de leurs recherches dans une grande diversité de domaines, voilà qui montre que la province existe, qu’on peut y proposer des alternatives culturelles concrètes non subventionnées, que la culture populaire n’est pas une culture spécifique au peuple, mais une présentation  spécifique de la culture au peuple. Normal qu’à Paris tout ça compte pour zéro, non ? Dans les provinces françaises, le principe de l’université populaire a déjà essaimé dans une vingtaine d’endroits. C’est ce qui importe. Loin du bruit… »
Le Magazine littéraire




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